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Par  Eric Lascelles 06 avril 2021

Contenu de cet article :

Webémission mensuelle

Notre dernière webémission mensuelle sur l’économie, intitulée « La troisième vague arrive, mais l’optimisme économique persiste », est maintenant accessible.

Aperçu

Cette semaine encore, nous commencerons par les dernières statistiques sur l’épidémie de COVID-19, les restrictions et la vaccination. Sur le plan économique, nous aborderons notamment la vigueur des économies américaine et canadienne ainsi que la croissance des salaires à l’échelle des secteurs. Nous nous pencherons ensuite sur la faiblesse économique de l’Europe, évaluerons le rendement de l’Inde pendant la pandémie et terminerons ensuite par des statistiques étonnantes sur les décès.

Dans l’ensemble, nous demeurons satisfaits de nos prévisions économiques supérieures aux estimations moyennes. Elles s’appuient sur une combinaison de facteurs, à savoir des mesures de relance exceptionnelles, un dynamisme économique naturel, l’absence de séquelles économiques et des campagnes de vaccination qui se déroulent mieux que prévu. Certes, la dernière vague d’infections est inquiétante – et constitue un risque. Or, nous y survivrons sans doute en raison de la vaccination, du resserrement des restrictions et de l’arrivée du temps doux.

Troisième vague

La dernière vague continue de prendre de l’ampleur, comme le montre l’augmentation des cas de COVID-19 et des décès à l’échelle mondiale (voir le graphique suivant).

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 dans le monde

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 dans le monde

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

De nombreux pays affichent maintenant des taux de transmission supérieurs à un, à cause surtout de la virulence de plusieurs nouveaux variants du virus (voir le graphique suivant). Nous pouvons malgré tout nous consoler en nous disant que la situation ne touche pas l’ensemble de la planète.

Un taux de transmission inférieur à 1 indique que la COVID-19 ralentit

Un taux de transmission inférieur à 1 indique que la COVID-19 ralentit

Au 2021-04-04. Le taux de transmission correspond à la variation sur sept jours de la moyenne mobile sous-jacente sur sept jours du nombre de nouveaux cas par jour, lissée à l’aide de la moyenne mobile sur 14 jours. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

Le nombre de nouveaux cas par jour continue de monter en flèche au Canada ; il augmente d’ailleurs plus rapidement qu’au cours des deux premières vagues. Cela signifie que les règles de distanciation sociale ont été nettement insuffisantes pour limiter la propagation du virus (voir le graphique suivant). La donne pourrait bien sûr changer, puisque les autorités resserrent les règles.

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 au Canada

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 au Canada

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

La Colombie-Britannique enregistre actuellement plus de cas quotidiens qu’elle n’en avait eus jusqu’ici (voir le graphique suivant). En outre, si la trajectoire actuelle s’échelonne sur quelques semaines à peine, l’Ontario établira de nouveaux records à ce chapitre.

Propagation de la COVID-19 en Colombie-Britannique

Propagation de la COVID-19 en Colombie-Britannique

Au 2021-03-04. Calculé selon une moyenne mobile sur sept jours du nombre quotidien et du nombre total de cas. Sources : Gouvernement du Canada, Macrobond, RBC GMA

La clé pour comprendre la troisième vague est la propagation de variants plus virulents. Selon nos calculs, le taux de croissance d’une semaine sur l’autre des variants a augmenté de façon spectaculaire au Canada pour s’établir à 71 %, tandis qu’aux États-Unis, il affiche une hausse inquiétante de 47 % (voir le graphique suivant).

Croissance d’une semaine sur l’autre du nombre total de personnes infectées par un variant

Croissance d’une semaine sur l’autre du nombre total de personnes infectées par un variant

Au 2021-02-04. Sources : CDC, gouvernement du Canada, RBC GMA.

La souche britannique demeure la plus courante, mais c’est le variant brésilien qui progresse le plus rapidement.

Pourtant, malgré ces difficultés, le taux d’infection quotidien aux États-Unis n’a pas encore grimpé. C’est logique, en fait, puisque la campagne de vaccination se passe mieux aux États-Unis qu’ailleurs et parce que l’immunité naturelle y est plus répandue. Nous constatons cependant une légère tendance à la hausse (voir le graphique suivant). Étant donné le rythme auquel le variant progresse aux États-Unis et la hausse des cas dans la majorité des États, il semble probable qu’une autre vague touchera le pays. Nous doutons toutefois que les États-Unis resserrent de manière importante les restrictions, puisque la campagne de vaccination devrait limiter les décès et les hospitalisations.

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 aux États-Unis

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 aux États-Unis

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

Nouvelles encourageantes

En dépit des inquiétudes que suscite la troisième vague, notons néanmoins trois nouvelles encourageantes.

  1. Le Royaume-Uni a non seulement réussi à réduire le nombre de cas malgré la présence du variant, mais la baisse se poursuit (voir le graphique suivant). Il s’agit d’un résultat à la portée de n’importe quel pays ayant la discipline de suivre des consignes de distanciation sociale suffisamment rigoureuses.

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 au Royaume-Uni

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 au Royaume-Uni

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

  1. En Europe continentale, les cas de COVID-19 pourraient atteindre un sommet. Nous en voyons des signes très timides en France, en Allemagne et en Pologne. L’amélioration en l’Italie est un peu plus convaincante (voir le graphique suivant). De nombreux pays ont imposé de nouvelles mesures de confinement importantes. Cependant, il est à craindre que les jours fériés des dernières semaines, comme Pâques, aient pu réduire le nombre de tests à court terme, et entraînent une hausse des cas à moyen terme en raison d’une socialisation accrue, en particulier dans les pays où la situation s’est peu améliorée.

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 en Italie

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 en Italie

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

  1. Le variant brésilien inquiète à plusieurs égards. Il semblerait néanmoins que le Brésil commence enfin à en venir à bout, malgré des politiques publiques désastreuses (voir le graphique suivant).

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 au Brésil

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 au Brésil

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

En somme, bien que la troisième vague demeure préoccupante et que les variants ne soient en aucun cas sous contrôle dans la plupart des pays, nous savons qu’il est à tout le moins possible de survivre à la troisième vague. La vaccination se poursuit et les températures se réchauffent, ce qui nous porte à croire que cette vague sera de plus courte durée que la précédente.

Resserrement des restrictions

Les restrictions gouvernementales changent constamment. Certains pays, comme les États-Unis, poursuivent la réouverture. En fait, cette tendance s’observe à l’échelle mondiale (voir le graphique suivant). De plus en plus de pays, notamment des pays européens et le Canada, choisissent plutôt de reconfiner. Nous croyons que l’effet de ces décisions se répercutera dans les données au cours des prochaines semaines.

Indice de rigueur dans le monde

Indice de rigueur dans le monde

Au 2021-04-04. L’indice de rigueur dans le monde évalue la rigueur des mesures de confinement qui restreignent la mobilité dans les 50 plus grandes économies. Sources : Université d’Oxford, Fonds monétaire international, Macrobond, RBC GMA

Les dommages économiques causés par les restrictions sont réels, mais probablement insuffisants pour stopper complètement la relance économique.

Une perspective plus large

Il est intéressant de prendre du recul par rapport au dernier train de mesures et d’examiner les pays qui ont généralement le mieux tiré leur épingle du jeu durant la pandémie. Sans surprise, les petits pays sont en moyenne parvenus à limiter davantage la propagation du virus que l’ont fait les grands pays.

Autre constat attendu, mais un peu décourageant, les gouvernements autoritaires ont mieux contrôlé la COVID-19 que les gouvernements démocratiques. C’est logique dans la mesure où les pays autoritaires ont plus d’expérience dans la mise en œuvre de décrets, et que leurs populations respectent généralement davantage les consignes. De par leur appareil gouvernemental respectif, la Chine et les États-Unis illustrent bien cette dichotomie.

 Évolution des campagnes de vaccination

Plus de 658 millions de doses de vaccins ont été livrées dans 151 pays. Israël demeure en tête de peloton, ce qui lui a permis de réduire considérablement ses nombres de cas et de décès (voir le graphique suivant). Fait intéressant, le nombre de cas y a reculé davantage que le nombre de décès.

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 en Israël

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 en Israël

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA.

Sur le plan de la vaccination, le classement des pays demeure essentiellement le même (voir le tableau suivant). Parmi les grands pays, le Royaume-Uni et les États-Unis s’en tirent très bien. L’Europe est toutefois à la traîne, suivie du Canada.

Vaccination contre la COVID-19 : classement mondial

Vaccination contre la COVID-19 : classement mondial

Au 4 avril 2021. Nombre cumulatif total de doses administrées par pays par 100 habitants. Sources : Our World in Data, Macrobond, RBC GMA

Soulignons que même si le Canada tire présentement de l’arrière, sa vitesse de vaccination vient de dépasser celle de l’Europe – et de loin. Le pays pourrait bientôt atteindre un nombre de doses par habitant supérieur à celui de la région (voir le graphique suivant). Reste à savoir si à ce moment-là, l’Union européenne (UE) commencera à limiter les exportations de vaccins vers le Canada, comme elle l’a fait pour l’Australie.

Nombre quotidien de doses de vaccin contre le coronavirus qui ont été administrées

Nombre quotidien de doses de vaccin contre le coronavirus qui ont été administrées

Au 4 avril 2021. Moyenne mobile sur sept jours du nombre quotidien de doses de vaccin administrées, par million de personnes. Sources : Our World in Data, Macrobond, RBC GMA

Offre de vaccins

D’une part, l’offre de vaccins demeure limitée. D’autre part, depuis plusieurs mois, la plupart des nouvelles sur la production de vaccins sont positives. Par exemple, les premiers fabricants produisent plus de vaccins que prévu, et de nouvelles ententes ont vu le jour récemment, ce qui augmentera encore plus l’offre.

Le revers de la médaille : Johnson & Johnson a annoncé qu’en raison d’une erreur de fabrication, 15 millions de doses de son vaccin à une injection sont devenues inutilisables. Cela dit, le fiasco ne touche qu’un produit qui ne faisait pas encore l’objet d’une distribution massive.

Selon les dernières estimations de Bloomberg, au rythme actuel, il faudrait quelque 21 mois pour vacciner la population mondiale. Pour notre part, nous croyons que la majeure partie de la planète sera vaccinée bien avant ce délai. Cela dit, certaines régions et certaines personnes seront plus difficiles à atteindre, ce qui veut dire que le pronostic pourrait être exact.

Demande de vaccins

Comme on pouvait s’y attendre, des essais ont démontré que le vaccin de Pfizer est sécuritaire pour les enfants de 12 à 15 ans, ce qui élargit la fourchette d’âges admissibles. Fait remarquable, le vaccin s’est révélé efficace à 100 % contre les cas symptomatiques.

À présent, les essais portent sur une dernière catégorie d’âge : les personnes de 6 mois à 11 ans. Tout porte à croire que cette phase sera réussie, car plus les patients sont jeunes, plus le vaccin serait efficace. Par ailleurs, la clientèle principale des vaccins autres que ceux contre la COVID-19 sont les jeunes enfants.

Jusqu’à tout récemment, on s’attendait à ce que la vaccination des enfants commence cet automne. À la place, les autorités pourraient donner le coup d’envoi plus tôt que prévu, ce qui est tout à fait logique en préparation pour la prochaine rentrée scolaire.

Efficacité des vaccins

De nouvelles études sur l’efficacité des vaccins ont été publiées au Royaume-Uni, chef de file des campagnes de vaccination. Elles portaient sur le vaccin d’AstraZeneca, mal aimé en raison de son faible taux d’efficacité clinique et des problèmes sanguins qu’il provoquerait, notamment chez les jeunes femmes. Leur conclusion : le vaccin serait tout aussi efficace dans des conditions réelles que celui de Pfizer, le grand favori. Pour protéger les personnes de 70 ans et plus contre les infections symptomatiques, une dose du vaccin d’AstraZeneca serait aussi efficace qu’une dose du vaccin de Pfizer, affirme une étude. Une autre révèle que peu importe le groupe d’âge, deux doses de l’un ou l’autre des vaccins procurent la même protection contre les cas nécessitant une hospitalisation.

Pour sa part, Pfizer a annoncé que six mois après l’inoculation, son vaccin est efficace à 91 % – un taux excellent, mais légèrement inférieur à celui obtenu pendant les essais cliniques. La société soutient également que chez les participants aux essais en Afrique du Sud, le vaccin avait éliminé les cas graves à 100 %. (Précisons toutefois qu’il ne s’agit pas du taux de prévention de la maladie.)

Diplomatie vaccinale

À mesure que l’approvisionnement en vaccins s’améliore, les jeux diplomatiques qui l’entourent prennent de l’ampleur. La Chine et la Russie s’emploient déjà à gagner des faveurs en promettant d’envoyer des doses dans les pays en développement. C’est maintenant au tour des États-Unis, du Japon, de l’Inde et de l’Australie d’envisager de fournir un milliard de doses du vaccin de Johnson & Johnson à des pays de l’Asie du Sud-Est afin de faire contrepoids à l’influence de la Chine.

 Évolution favorable de la conjoncture économique

Les données des États-Unis impressionnent

Aux États-Unis, les données économiques continuent de dépasser les prévisions, notamment les derniers relevés des indices de l’Institute for Supply Management (ISM) et de l’emploi.

Fait incroyable, l’indice ISM du secteur manufacturier pour mars a bondi à son plus haut niveau depuis 1983. À 64,7, il surpasse largement les attentes du marché (61,3) ainsi que le relevé précédent, très robuste (60,8). Sur 18 segments du secteur manufacturier, 17 ont affiché une croissance. Le secteur manufacturier demeure une source de vigueur particulière qui contribue à contrebalancer les effets que les restrictions imputables à la COVID-19 ont eus dans certains secteurs des services.

Voici quelques-uns des facteurs favorables :

  • l’exubérance naturelle de l’économie américaine, alors qu’elle se remet de la pire phase de la pandémie ;
  • l’allégement sensible des mesures de distanciation sociale ;
  • le programme de relance gargantuesque de Joe Biden ;
  • le rebond après les perturbations causées par les conditions météorologiques en février.

Certains de ces facteurs favorables persisteront en avril et par la suite. D’autres, comme le rebond qui a suivi la période de mauvais temps, s’estomperont dans une certaine mesure, de sorte que la croissance pourrait être moins spectaculaire au cours des prochains mois.

En mars, l’économie américaine a créé un total net impressionnant de 916 000 emplois et les chiffres des mois précédents ont été révisés en hausse de 156 000 postes. Actuellement, le taux de chômage aux États-Unis est de seulement 6,0 %.

Dans ce pays, le taux d’activité reste inférieur de près de deux points de pourcentage à la normale ; autrement dit, le véritable taux de chômage est plus élevé que ce qu’indiquent les chiffres officiels. Cependant, une approche plus globale laisse entendre que les données générales susmentionnées donnent une bonne idée de la situation sur le marché du travail. L’indicateur des conditions du marché du travail de la Réserve fédérale de Kansas City regroupe un vaste éventail de facteurs liés au marché du travail, notamment :

  • une mesure plus large du taux de chômage ;
  • le nombre d’emplois disponibles ;
  • le taux d’activité ;
  • le nombre d’emplois supprimés ainsi que 20 autres indicateurs.

Contre toute attente, il fait ressortir que le simple taux de chômage représente assez fidèlement les progrès vers un retour à la normale du marché du travail (voir le graphique suivant).

Les conditions du marché du travail américain s’améliorent, mais restent inférieures à la normale

Les conditions du marché du travail américain s’améliorent, mais restent inférieures à la normale.

Pour l’indicateur de la Réserve fédérale de Kansas City (février 2021), une valeur positive (négative) signale que les conditions du marché du travail sont supérieures (inférieures) à la moyenne à long terme. Taux de chômage aux États-Unis (février 2021) normalisé à l’aide des données historiques remontant à 1992. Sources : Haver Analytics, RBC GMA.

L’économie canadienne continue de progresser doucement

Selon les chiffres officiels, l’économie canadienne a enregistré une croissance de 0,7 % en janvier, qui dépasse l’estimation éclair initiale. La performance de janvier est d’autant plus remarquable que le pays était alors en plein confinement et que les ventes au détail ont reculé au cours du mois. Toutefois, les gains solides des segments industriels ont entièrement contrebalancé ce recul.

L’estimation pour février laisse entrevoir un autre gain robuste de 0,5 %, tandis que les indicateurs avancés pour le mois de mars donnent à penser que la croissance s’est probablement poursuivie durant ce mois-là. Par conséquent, la croissance du PIB du Canada se rapproche sans doute de 6 % (en rythme annualisé) au premier trimestre, ce qui serait nettement supérieur aux prévisions initiales.

Évidemment, les nouvelles restrictions imposées dans une grande partie du pays à la fin de mars et en avril devraient freiner la croissance pendant un certain temps. Néanmoins, cet effet ne devrait être que temporaire. Ce qu’il faut retenir, c’est peut-être qu’à la fin du premier trimestre, la taille de l’économie canadienne était probablement inférieure de seulement 2 % à ce qu’elle était avant l’éclatement de la pandémie.

Pressions salariales

Si l’économie nord-américaine effectue assurément un rapide retour à la normale, les pressions salariales sont moins manifestes que ce que bien des gens croient. Dans l’ensemble, la croissance des salaires a été gonflée artificiellement pour des raisons liées à sa composition : un nombre disproportionné de travailleurs à faible revenu ont perdu leur emploi, ce qui accroît la rémunération moyenne des travailleurs sans que les salaires aient véritablement augmenté. Cette distorsion s’estompera avec le recul de la pandémie.

Par ailleurs, la ventilation par secteur révèle que, même dans les secteurs en plein essor, comme la fabrication, ou ceux peu touchés, comme la finance, la croissance des salaires a effectivement ralenti pendant la pandémie (voir le graphique suivant). Certains secteurs ont déjà retrouvé leur capacité de production habituelle, ce qui devrait en théorie générer des pressions inflationnistes. Toutefois, dans les faits, la courbe de Phillips reste très plate, comme cela a été le cas tout au long de la dernière décennie.

Une fois les tendances sectorielles prises en compte, la croissance des salaires a ralenti durant la pandémie

Une fois les tendances sectorielles prises en compte, la croissance des salaires a ralenti durant la pandémie.

Données en date de février 2021. Moyenne mobile sur 12 mois de la croissance du salaire médian. Sources : Federal Reserve Bank d’Atlanta, Haver Analytics, RBC GMA.

 Contre-performance économique de l’Europe

La pandémie a lourdement pesé sur l’économie européenne, comme le montrent divers indicateurs. Ainsi, l’indice des directeurs d’achats (PMI) du secteur européen des services, représentatif des secteurs les plus touchés par les restrictions liées à la pandémie, laisse à désirer et demeure loin derrière l’indice américain (voir le graphique suivant). D’un point de vue technique, les données des États-Unis sont conformes à la croissance des derniers mois, alors que celles de l’Europe correspondent à une légère contraction.

L’UE a moins bien fait que les États-Unis durant la pandémie

L’UE a moins bien fait que les États-Unis durant la pandémie.

Données en date de mars 2021. Sources : Macrobond, RBC GMA.

L’écart est visible dans d’autres séries de données importantes. Par exemple, les ventes au détail de la zone euro sont nettement inférieures à celles des États-Unis. En fait, les résultats évoluent maintenant dans des directions diamétralement opposées (voir le graphique suivant).

Divergence des derniers relevés des ventes au détail de l’UE et des États-Unis

Divergence des derniers relevés des ventes au détail de l’UE et des États-Unis

Données en date de mars 2021. Sources : Macrobond, RBC GMA

La production industrielle constitue peut-être la seule grande exception, puisqu’elle suit une tendance très semblable dans les deux régions (voir le graphique suivant).

Production industrielle aux États-Unis et dans l’UE

Production industrielle aux États-Unis et dans l’UE

Données en date de mars 2021. Sources : Macrobond, RBC GMA

Il est malheureusement impossible de comparer les deux marchés du travail. Les États-Unis ont beaucoup compté sur leur régime d’assurance-emploi pour aider la main-d’œuvre excédentaire, alors que les pays de zone euro ont plutôt eu tendance à subventionner les entreprises afin qu’elles conservent leurs employés.

Plusieurs choses semblent avoir concouru à la piètre performance économique de la zone euro :

  1. De toute évidence, les règles de distanciation sociale ont été plus strictes dans la zone euro qu’aux États-Unis. En revanche, la zone euro a enregistré moins de cas d’infections ou de décès par habitant (même si l’on aurait souhaité que ces chiffres soient encore plus bas).
  2. Les pays de la zone euro ont adopté moins de mesures de relance budgétaire, entravés par leur dette publique très élevée dans certains cas, des règles budgétaires strictes et des problèmes de coordination (sans compter les contestations judiciaires) pour mettre en œuvre du fonds de relance prévu par l’UE.
  3. La campagne de vaccination progresse lentement dans la zone euro, laissant la porte ouverte à une troisième vague importante qui a nécessité d’autres restrictions économiques.
  4. L’économie européenne dépend fortement du tourisme. L’activité de ce secteur a été sensiblement restreinte durant la pandémie. De plus, la troisième vague survient à un moment inopportun, soit au début de la période des vacances.
  5. L’économie européenne est peut-être fondamentalement moins dynamique et moins apte à réagir rapidement aux nouveaux chocs, comme la pandémie.
  6. Comparativement aux États-Unis, l’Europe est plus densément peuplée, ses habitants sont plus âgés et elle dépend davantage des transports en commun.

Aucun de ces facteurs ne semble près de changer du tout au tout au cours des prochains mois. Nous nous attendons donc à ce que l’économie de la zone euro demeure à la traîne de celle des États-Unis. Elle devrait commencer à rejoindre le taux de croissance des États-Unis vers la fin de l’année, quand la pandémie aura régressé. Toutefois, du fait de la contre-performance déjà enregistrée, elle accuse un retard important dans son redressement vers les niveaux de production observés avant la pandémie.

 Comprendre la situation de l’Inde

L’Inde a été touchée de plein fouet par la pandémie : elle figure au troisième rang pour le nombre de cas depuis le début de la pandémie, tout juste derrière les États-Unis et le Brésil. La forte densité de sa population favorise particulièrement la transmission. L’Inde traverse actuellement une nouvelle vague importante de COVID-19 (voir le graphique suivant).

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 en Inde

Cas de COVID-19 et décès causés par la COVID-19 en Inde

Au 4 avril 2021. Moyennes mobiles sur sept jours du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

Toutefois, les résultats de l’Inde ne sont pas aussi mauvais qu’on pourrait le croire à première vue. L’Inde est le deuxième pays le plus peuplé au monde. Une fois les données rajustées en fonction de sa population, le pays s’en est bien tiré comparativement à beaucoup d’autres. En effet, elle a enregistré seulement le dixième du nombre cumulatif de cas par habitant observé aux États-Unis et nettement moins de cas que dans les pays européens et qu’au Canada (voir le graphique suivant).

Total des cas de COVID-19 par habitant

Total des cas de COVID-19 par habitant

Au 30 mars 2021. Nombre total de cas par million d’habitants. Sources : OMS, Macrobond, RBC GMA

La jeunesse de la population indienne, le faible taux d’obésité, le climat chaud, et peut-être aussi la réaction très énergique du gouvernement en regard des normes des marchés émergents constituent indéniablement des facteurs atténuants. Au printemps dernier, l’Inde a imposé des mesures de confinement parmi les plus contraignantes des pays émergents (voir le graphique suivant).

Ampleur des mesures de confinement par marché émergent

Ampleur des mesures de confinement par marché émergent

Selon les dernières données disponibles au 27 mars 2021. Écart par rapport au niveau de référence normalisé en fonction des États-Unis et lissé au moyen d’une moyenne mobile sur sept jours. Sources : Google, Université d’Oxford, Macrobond, RBC GMA.

Toutefois, le succès apparent de l’Inde fait l’objet de débats, car le nombre réel de cas y a été probablement davantage sous-estimé qu’ailleurs. Alors que le pays a enregistré officiellement 12 millions d’infections à la COVID-19, des études sur la séroprévalence indiquent que plus de 268 millions de personnes pourraient avoir été infectées (soit près de 20 % de la population). Ces statistiques nettement moins reluisantes font que l’Inde se trouve à peu près dans la même situation que ce que vivent réellement les États-Unis en matière d’infections (d’après les études américaines sur la séroprévalence).

Malgré cela, l’Inde enregistre beaucoup moins de décès que les États-Unis. Au plus fort de la pandémie, on y a dénombré environ 1 100 victimes de la COVID-19 par jour, contre plus de 3 000 aux États-Unis où la population représente moins du quart de celle de l’Inde. Outre le fait que le pays compte une population jeune, il se peut également que ses habitants bénéficient d’une certaine immunité croisée contre d’autres coronavirus.

Cependant, l’Inde a peut-être aussi bien plus sous-estimé que les États-Unis son nombre de décès découlant de la COVID-19. Cela est difficile à établir. En effet, le pays ne publie ses statistiques de décès de façon officielle que plusieurs années après que l’année en question est écoulée, et de telles données sont nécessaires pour pouvoir calculer la surmortalité. Des données plus fragmentaires sont disponibles au niveau des États et des municipalités, mais elles divergent nettement. L’État du Kerala a rapporté moins de décès qu’à l’accoutumée en 2020, tandis que la ville de Mumbai a déclaré 22 % de décès de plus que d’habitude. Il se peut que ces statistiques minimisent encore le taux de mortalité réel, puisque seulement 86 % des décès du pays sont enregistrés normalement, et cette proportion est censée avoir diminué pendant la pandémie. Selon une étude approfondie, le nombre de décès a peut-être doublé au cours de la première vague, ce qui représente un bond énorme.

En l’état, il est difficile d’être cohérent quand on parle de l’Inde. Il est clair que le pays a connu un grand nombre d’infections par habitant, mais le nombre de décès est incertain. De toute évidence, il subit maintenant une autre vague importante d’infections, ce qui laisse entendre que l’immunité collective n’a pas encore été atteinte (bien que cela pourrait déjà être le cas dans plusieurs villes selon certains).

Comme l’Inde a instauré des mesures de confinement plus sévères que dans la majorité des marchés émergents, la contraction économique en 2020 (-8 %) y a été plus forte que dans la plupart des autres pays. Cela représente une baisse de 14 points de pourcentage par rapport au taux de croissance qu’elle enregistre habituellement. Bien que le pays devrait connaître cette année une croissance exceptionnelle de plus de 10 %, il demeurera bien en deçà de son plein potentiel jusqu’en 2022 et probablement au-delà. Cela constitue une contre-performance économique comparativement à ses pairs.

En même temps, l’Inde joue un rôle essentiel dans les efforts mondiaux en matière de vaccination. Elle est un pôle majeur pour la production de vaccins, destinés principalement à d’autres pays émergents. Cela lui a permis d’offrir à sa propre population un accès préférentiel aux vaccins, de sorte qu’elle est en meilleure position que presque tous les autres pays émergents pour le nombre de vaccins par habitant, en dépit de son énorme population.

Décès non liés à la COVID-19

Pour se faire une idée plus juste des conséquences humaines de la pandémie, il faut prendre en compte le nombre de décès officiellement liés à la COVID-19, mais également comprendre en quoi le taux de mortalité a été atypique. En principe, cet exercice devrait permettre de cerner les décès attribuables à la COVID-19 qui ont été imputés à d’autres causes par erreur. Il devrait également permettre d’évaluer la mesure dans laquelle les décès dus à d’autres causes ont augmenté ou diminué pendant la pandémie.

Nous avons abordé la question de la « surmortalité » aux États-Unis dans notre numéro du 12 janvier (voir la fin de la section « Évolution de la pandémie »). Après avoir examiné les décès qui ne sont officiellement pas imputés à la COVID-19, mais qui ont clairement fluctué lors de chacune des vagues d’infections (probablement des cas non signalés pour la majorité), on constate en fait que le nombre de décès non attribuables à la COVID-19 est à peu près conforme à la normale.

N’empêche qu’il y a sans doute eu une augmentation des décès découlant de mauvais diagnostics ou d’abandon de traitement pour d’autres problèmes de santé, et qu’il y en aura d’autres. On pourrait par exemple observer une hausse du nombre de décès dus à la dépression ou à une augmentation de l’obésité, quoique celle-ci pourrait se manifester avec un certain décalage.

En revanche, le nombre de décès associés aux accidents de la route pourrait chuter, en raison de la diminution des déplacements, tout comme ceux imputés à la grippe, grâce aux nombreuses mesures de distanciation sociale.

De fait, plusieurs de ces projections sont maintenant confirmées :

  • Le gouvernement du Québec estime que 4 119 personnes atteintes de cancer n’ont pas reçu de diagnostic en raison de la suspension des programmes de dépistage. Un centre de cancérologie a signalé une baisse de 22 % du nombre de nouveaux patients et une baisse de 11 % du nombre de chirurgies liées au cancer.
  • Les décès par surdose sont également nettement plus élevés. Plus de 85 000 Américains sont décédés d’une surdose de drogue entre janvier et août 2020, par rapport à 68 000 au cours des 12 mois précédents. Le fait que les décès par surdose augmentaient déjà de façon significative complique l’interprétation des chiffres, sauf que la flambée des cas dépasse largement la tendance antérieure. Ces 17 000 décès supplémentaires peuvent sembler négligeables par rapport aux 553 000 officiellement attribués à la COVID-19 aux États-Unis (un bilan qui aurait pu être bien pire si des restrictions n’avaient pas été imposées). Ce nombre n’en demeure pas moins ahurissant.
  • Sur une note plus heureuse, par contre, les décès dus à la grippe sont presque nuls : aux États-Unis 12 000 personnes en seraient décédées comparativement à 61 000 en temps normal. Au Canada, on a recensé seulement 55 cas de grippe cet hiver, contre plus de 20 000 en moyenne au cours d’une année.

Le plus étonnant – même si les données n’ont pas encore été confirmées – est que les variations auxquelles on pouvait s’attendre en raison de la COVID-19 dans les schémas de mortalité ne se matérialisent pas nécessairement :

  • Malgré une diminution de la circulation routière et un recul de 13 % des milles parcourus, les décès enregistrés aux États-Unis à la suite d’accidents de la route ont augmenté de 8 % en 2020 par rapport à l’année précédente. Selon les experts, les conducteurs auraient roulé plus vite que d’habitude et peut-être adopté un comportement plus imprudent.
  • Bien que les sentiments de solitude, de dépression et d’anxiété se soient exacerbés durant la pandémie et que les lignes d’assistance psychologique aient été inondées, le nombre réel de suicides enregistré en 2020 a diminué de 5,6 % aux États-Unis. Il faut toutefois mentionner que la tendance s’améliorait légèrement depuis quelques années, mais jamais à ce point-là. La tendance serait similaire au Canada ; les provinces n’ont cependant pas encore toutes communiqué leurs données pour 2020. La Colombie-Britannique a quant à elle annoncé une baisse remarquable de 37 % des suicides.

– Avec la contribution de Vivien Lee et de Sean Swift

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Déclarations

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