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À propos de cette baladodiffusion

Sarah Riopelle explique comment elle repositionne activement les portefeuilles qu’elle gère en fonction de l’évolution des données économiques, les raisons pour lesquelles le portefeuille 60/40 produit toujours de bons résultats. Elle explique aussi pourquoi le fait de considérer l’incertitude du marché comme une occasion à saisir plutôt que comme un objet de crainte contribue à garder le cap sur vos objectifs à long terme.  [27 minutes, 35 secondes] (Enregistré : 19 mars 2026) 

À moins d’indication contraire, les rendements sont ceux du Portefeuille équilibré sélect RBC en date du 28 février 2026.
 
Données standard sur le rendement de la série A du Portefeuille équilibré sélect RBC : 1 an, 9,2 % ; 3 ans, 12,5 % ; 5 ans, 7,0 % ; 10 ans, 7,3 %.

Veuillez consulter votre conseiller et lire le prospectus et le document Aperçu du fonds avant d’investir. Les placements en fonds communs peuvent entraîner des commissions, des frais de suivi ainsi que des frais et dépenses de gestion. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leurs rendements antérieurs ne sont pas nécessairement répétés. Les taux de rendement indiqués représentent l’historique des rendements globaux annuels composés pour les périodes indiquées et tiennent compte de l’évolution de la valeur des parts ainsi que du réinvestissement de toutes les distributions, mais non des frais de vente, de rachat et de distribution ou des frais facultatifs ni de l’impôt sur le revenu exigible du porteur de parts, qui auraient diminué le rendement.  Les fonds RBC, les fonds BlueBay et les fonds PH&N sont offerts par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. et distribués par des courtiers autorisés au Canada.

Transcription

Transcription

Bonjour et bienvenue à À télécharger. Je suis votre hôte, Dave Richardson, et nous sommes en compagnie de — donnez-moi un instant, Sarah — la première directrice générale, première gestionnaire de portefeuille et cheffe mondiale du personnel, bureau des placements chez RBC Gestion mondiale d’actifs. Je dis toujours que, plus on s’éloigne du bureau, plus on a le droit d’en rajouter un peu à notre titre, et je me tourne toujours vers ma mère pour qu’elle m’aide à trouver le titre le plus flatteur. Alors, je pensais avoir trouvé le titre le plus long de l'entreprise, mais là, vous m’avez dépassé et de plusieurs caractères avec ça.

Vous pouvez remercier mon nouveau patron. C'est lui qui l'a choisi. Disons que je l'ai accepté avec gratitude.

À ce propos, blague à part, je sais que vous vous passionnez à l’idée d’échanger avec les jeunes qui souhaitent se lancer dans le domaine. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi généreux de son temps, non seulement en venant à cette émission et en faisant preuve de patience avec moi, mais aussi pour s'asseoir avec les gens et les aider à comprendre à quoi ressemblent les parcours professionnels dans le secteur de l'investissement. Avec tout ce qui se passe avec l'IA, et je suis sûr que nous en parlerons un peu aujourd'hui et nous en avons souvent parlé dans d'autres épisodes, de l'impact potentiel sur la main-d'œuvre. Nous en voyons déjà les effets, et cela va évidemment avoir un impact dans notre secteur également. Quelles sont les questions que les jeunes vous posent, ou quels conseils leur donnez-vous ? Comme vous savez, j’ai une fille qui est en école de commerce. Elle obtiendra son diplôme d’ici dix ans, on l’espère, et elle pourrait être intéressée par une carrière dans ce domaine.

C'est intéressant que vous posiez cette question. Je donne une conférence à TMU lundi, et c'est l'un des sujets sur lesquels on m'a demandé de m'exprimer. J'ai donc interrogé ChatGPT pour connaître son point de vue, car ils craignent tous que l'IA ne supprime le poste d'analyste débutant. C'est certes un risque, mais il s'agit davantage de transformation que de suppression. La nature de ces emplois va évoluer. Auparavant, beaucoup de temps était consacré à la collecte et au traitement des données. L'IA peut désormais s'en charger à leur place. Désormais, leurs rôles vont donc davantage porter sur le jugement et l’analyse des données. Ils doivent donc veiller à ne pas considérer l’IA comme une menace, mais plutôt comme un outil, et apprendre à l’utiliser dans leur travail et leur vie quotidienne, afin de se positionner en tant qu’experts en IA pour accéder à ces postes. Ils seront alors bien mieux placés que s’ils s’obstinaient à vouloir devenir des analystes boursiers canadiens au sens traditionnel du terme. Ce rôle n’existera tout simplement plus à l’avenir. Ils doivent donc vraiment adopter l’IA comme une ressource, apprendre à s’en servir, ce qui les aidera à mieux se positionner.

Oui, je pense que peu importe où l'IA va mener le monde, la direction que nous prenons — et disons-le, elle arrive plus vite que quiconque ne l'aurait prévu, donc il faut en être conscient — mais le meilleur conseil qu’on peut donner, et c'est ce que vous avez fait, c'est de se familiariser avec les outils et d’apprendre à les utiliser pour être plus efficace et performant. Et ensuite, ajoutez-y ces caractéristiques intrinsèquement humaines qui vous permettent de vous différencier d’une machine. Et ce sont des choses vraiment importantes. En passant, je n’ai pas l’intention de quitter ma femme pour un robot. C’est hors de question.

Tout à fait d'accord. Elle serait ravie de l'entendre. C'est la question de l’humain versus la machine. Nous l'avons souvent dit, notre philosophie d'investissement repose sur le concept de l'humain associé à la machine. Et je pense que c'est encore plus important aujourd'hui. Les machines deviennent de plus en plus robustes, essentielles et puissantes, et c'est tant mieux, mais cela ne va pas éliminer l'élément humain. Nous avons toujours besoin du jugement humain, car les machines peuvent se tromper, les données peuvent être incorrectes. Il faut donc toujours l’interprétation et le jugement de l’élément humain. Et pour revenir à ce que vous avez mentionné tout à l’heure, ce qui est également important, ce sont les compétences humaines, c’est-à-dire la communication, le jugement, l’analyse, toutes ces compétences non techniques, que les jeunes devraient vraiment cultiver et perfectionner. Et cela leur permettra également de mieux se positionner.

Oui, c'est un excellent conseil. Et encore une fois, toutes mes félicitations pour l'ensemble de votre carrière. On se connaît depuis vingt-cinq ou trente ans et ça a été tout un parcours pour vous. Et je ne vois personne d’autre qui conviendrait mieux à ce poste, blague à part sur la longueur du titre, car c’est vrai qu’il est un peu long. Mais c’est un titre qui convient à quelqu’un qui possède cet incroyable talent et cette passion pour aider les gens à aller de l’avant. J’ai toujours admiré ça chez vous. Bref, voilà pour l’introduction. Passons maintenant à ce dont nous voulions parler, à savoir ce qui se passe dans le monde. Et bien sûr, votre univers, c’est la gestion de grands portefeuilles diversifiés. Vous avez trouvé une nouvelle façon de décrire votre approche de la gestion de portefeuilles. La formule est excellente. D’ailleurs, elle ressemble beaucoup à celle de ma petite ville de Port Credit : toujours actif, toujours en mouvement.

Oui. Et c'est important dans le contexte que nous connaissons. Le marché et l'environnement économique ont toujours été très mouvementés, mais on a l'impression qu'en ce moment, il pourrait y avoir davantage de volatilité et de risques à l'horizon que par le passé. L'escalade de la guerre au Moyen-Orient constitue manifestement un nouveau risque économique majeur que nous devons surveiller de près. Bien sûr, les tensions au Moyen-Orient existent depuis longtemps, mais cette escalade est un phénomène que nous devons surveiller de très près. Le Moyen-Orient est une source d'énergie essentielle pour le monde. Et nous assistons à une hausse significative du prix du pétrole. Cela va avoir un impact sur les économies du monde entier. La question clé est de savoir combien de temps cela va durer. Et les marchés se démènent à trouver la réponse. La bonne nouvelle, avant ce conflit, c'est que l'économie mondiale reposait en fait sur des bases assez solides. L'inflation était en baisse. La croissance était assez robuste. Notre scénario de base actuel est donc que cela va se poursuivre, car d'après les analyses que nous avons menées sur ce type d'actes de guerre et de crises par le passé, bien entendu, ils ont un impact sur les marchés, mais pas un impact durable. Et cela ne vaut que tant que cela n'a pas d'impact sur la croissance et l'inflation. C'est donc ce que nous surveillons de très près. Notre scénario de base reste donc une croissance continue et une inflation modérée. Mais je dirais que l'éventail des résultats possibles est probablement un peu plus large qu'avant. Le scénario pessimiste est celui d'un ralentissement de la croissance ou d'une hausse de l'inflation à présent, en raison de l'impact que cela a sur les prix de l'énergie.

Les chiffres de l'indice des prix à la production aux États-Unis, qu’on pourrait qualifier d’élevés, ont-ils modifié votre point de vue par rapport à votre scénario de base justement ?

Pas pour l'instant. Jusqu'à présent, les données corroborent le scénario de base, mais nous surveillons l'ensemble de ces données qui nous parviennent. L'annonce de la Fed hier et celle de la BCE cette semaine nous ont également fourni des informations supplémentaires et des données dont nous devons tenir compte. Nous penchons plus vers le scénario baissier qu’il y a une semaine ou deux. Nous surveillons la situation de très près et réfléchissons à des moyens de repositionner le portefeuille. Cette approche « toujours actif, toujours en mouvement » est donc tout à fait d’actualité. Chaque jour, nous suivons les données qui arrivent et voyons comment nous pourrions ajuster nos perspectives et/ou les positions dans les portefeuilles.

Avez-vous procédé à des ajustements dans les portefeuilles au cours du dernier mois ?

Tout à fait. L’une des principales mesures que nous avons prises, c’est que lorsque la guerre en Iran a éclaté pendant le week-end de début mars, nous sommes venus au bureau le lundi et avons réuni le comité de répartition des actifs pour discuter des événements du week-end et de ce qui s’était passé. Nous avons en fait été surpris de voir à quel point les marchés boursiers étaient calmes ce lundi-là. Nous pensions qu’ils auraient réagi davantage, car l’incertitude provoque toujours une réaction disproportionnée sur les marchés. Nous avons même constaté une dérive positive des marchés boursiers dans les portefeuilles. Cela signifie que nous étions au-dessus de notre pondération cible en actions. Nous avons donc profité de ce calme sur les marchés boursiers ce lundi-là pour corriger cette dérive positive. Nous avons vendu des actions pour ramener cette pondération à notre objectif tactique. Nous avons vendu pour un peu plus d’un milliard de dollars d’actions ce jour-là. Nous avons combiné l’utilisation de fonds et de titres physiques, ainsi que de contrats à terme au sein du portefeuille, c’est-à-dire que nous avons utilisé des dérivés pour nous aider à réduire la pondération d’actions. Et compte tenu de la réaction observée depuis lors, cela a en fait été une décision positive pour nos clients.

Nous apprécions tous les commentaires que vous formulez. Nous les lisons tous. Que vous soyiez abonnés à la balado ou que vous nous regardiez sur YouTube. Je lis tout ce que je reçois et je le passe au crible de l’IA moi aussi. Et l'une des choses que l'IA nous a suggéré de faire plus souvent à cette émission, c'est de définir les termes financiers dès qu'ils sont mentionnés, en particulier pour les nouveaux auditeurs. Un parfait exemple serait justement la dérive de portefeuille. Selon vous, quelle est la meilleure façon d'expliquer ce concept à un investisseur novice ? Tous ont un portefeuille qui, lui aussi, va dériver à un moment ou un autre, et s'ils ne vous en confient pas à vous la gestion, ils doivent sûrement y réfléchir.

Exactement. Chaque client ou chaque particulier a généralement une répartition d'actifs cible. Pour nous, cette répartition est de 60 % d'actions dans un portefeuille équilibré. Il se trouve que notre pondération tactique actuelle est de 61 % d'actions, car nous apprécions plutôt les actions en ce moment, malgré une certaine volatilité, ou en tout cas, sur le plus long terme. Nous sommes donc légèrement au-dessus de notre pondération neutre en actions. Mais le fait est que les marchés fluctuent constamment, ce qui éloigne la pondération réelle de votre portefeuille de votre pondération cible. Ainsi, lorsque j’ai parlé de dérive, notre pondération réelle dans les portefeuilles était de 62 % en actions, versus notre objectif de 61 %. Nous étions donc environ 1 % au-dessus de notre objectif. Nous avons donc dérivé de 1 % plus haut que notre pondération cible. Alors, pour corriger cette dérive, nous avons en fait vendu 1 % de nos actions pour ramener la pondération à son niveau cible de 61 %.

C'est une excellente explication. Permettez-moi d’ajouter quelque chose à ce sujet, Sarah, car la plupart d'entre nous ne gérons pas quelques centaines de milliards de dollars comme elle le fait. En tout cas, ce n’est pas mon cas. Quand Sarah parle d’une déviation de 1 %, vous avez dû en fait déplacer environ 2 milliards de dollars à ce moment-là, pas vrai ? 1 % de 200, ça fait 2 milliards de dollars. Ce n'est donc pas anodin, et cela illustre bien ce que vous faites lorsque vous gérez des portefeuilles. Et ce n'est pas seulement vous, c'est toute une équipe de personnes qui travaillent partout dans le monde. Vous êtes toujours actifs et toujours à pied d’œuvre. Et vous êtes arrivée au bureau le lundi après le week-end, mais pendant le week-end, vous aviez continué à surveiller, évaluer, analyser les choses et vous préparer pour ce que vous alliez devoir faire à l’ouverture des marchés le lundi matin ?

Oui, tout à fait. Évidemment, nous disposons d’un système de messagerie instantanée au sein de l’entreprise, donc nous nous envoyions des messages pendant le week-end pour dire, j’ai lu cet article, ou bien, Untel a dit ceci. Nous étions donc tous parfaitement au courant. Nous étions en fait à Londres cette semaine-là, donc nous avons également profité du décalage horaire. Nous avions donc cinq heures d’avance sur l’Amérique du Nord. Nous avons ainsi pu assimiler une partie de ces informations avant que tout le monde n’arrive au Canada et que nous tenions la réunion du comité de répartition des actifs. Donc oui, « toujours actif, toujours en mouvement » est une excellente description. Nous croyons en un concept dont notre ancien directeur des placements parlait toujours, à savoir que chaque point de base compte. Nous cherchons constamment des moyens de générer ces 1, 2 ou 3 points de base supplémentaires de performance pour le compte de nos clients. En surveillant et en gérant en permanence les dérives des portefeuilles et des positions de trésorerie, ainsi que toutes les différentes façons dont nous devons examiner les actifs au sein du portefeuille, le fait de le faire de manière constante nous permet de tirer le maximum de chaque point de base de performance pour le compte de nos clients.

Et puis Sarah, vous allez peut-être vouloir commenter sur tous ces actifs qui ont évolué. Il y a eu des fluctuations monétaires et, bien sûr, le pétrole et certaines matières premières ont pris des directions différentes. Le pétrole, le gaz naturel ont augmenté. L’or, le cuivre et l’argent ont baissé tout au long de cette période. Vous avez évoqué cette composition globale des actifs, à savoir les actions, les obligations et les liquidités. Mais ce n’est pas la seule façon dont vous intervenez activement. Je tenais à souligner ces 2 milliards de dollars. C'est énorme. C’est actif. C'est plus actif que je ne le serai jamais de toute ma vie. Je n'aurai jamais 2 milliards de dollars et la plupart des gens non plus. Mais en dessous, il se passe aussi des choses qui vont bien au-delà de cela.

Oui, tout à fait. Au niveau de la composition globale de l’actif, comme je l’ai mentionné, nous avons une légère surpondération en actions et une sous-pondération en obligations. Au-delà de cela, pour les titres à revenu fixe, nous envisageons également des pondérations en obligations d’entreprises de qualité investissement et en obligations à haut rendement. Au sein des positions en actions, nous privilégions actuellement les actions non nord-américaines. Nous sommes donc sous-pondérés sur les actions américaines et canadiennes, et surpondérés sur l’Europe, l’Asie et les marchés émergents, car nous estimons que les valorisations et les perspectives de croissance dans ces segments du marché sont plus favorables. Ce positionnement n’a pas donné d’aussi bons résultats au cours des deux dernières semaines en raison du conflit en Iran. Cependant, nous continuons de penser qu’à l’heure actuelle, les fondamentaux de ces marchés n’ont pas beaucoup changé et que les valorisations restent favorables. Nous restons donc confiants quant à notre positionnement sur ces marchés d’actions. Du moins pour l’instant. Je me réserve le droit de changer d’avis. Nous examinons en permanence les nouvelles informations à mesure qu’elles nous parviennent afin de déterminer si nous devons ou non modifier ces positionnements. L’autre point que vous avez mentionné concerne les devises. Nous couvrons ou gérons également nos positions en devises au sein des portefeuilles. Notre principale exposition au change concerne le dollar américain. Malgré une récente amélioration du dollar américain, nous conservons une vision baissière à long terme sur cette devise. Nous avons donc couvert une partie de nos expositions au dollar américain au sein du portefeuille en tenant compte de cette perspective. Nous gérons donc également de manière active les expositions au change au sein des portefeuilles.

Et c'est là un point important. Cela a peut-être été une surprise, vous pourriez peut-être nous en dire plus à ce sujet, mais il y a eu une fuite vers la qualité dans ce contexte. En général, lorsqu'on assiste à un conflit comme celui-ci, qui aura un impact immédiat sur le pétrole, mais qui risque ensuite de se répercuter sur l'ensemble de l'économie si les prix du pétrole restent élevés pendant longtemps, car le pétrole occupe une place prépondérante dans l'économie à tous les égards. L'énergie est une ressource dont nous avons besoin dans tous les aspects de notre vie. Mais le fait que la fuite vers la qualité ne se soit pas dirigée cette fois vers l'or, ni vers les titres à revenu fixe, mais vers le dollar américain, est vraiment intéressant, car je sais que votre opinion a généralement été que le dollar américain est faible à long terme, mais cela montre bien comment des événements à court terme peuvent faire bouger les marchés, même dans un contexte global de tendance baissière à long terme.

Exactement. Il y a une distinction entre les mouvements cycliques et séculaires. On peut avoir une tendance baissière à long terme, mais aussi un mouvement haussier à court terme, ce qui ne signifie pas pour autant que la tendance baissière à long terme doive être écartée. Cela signifie simplement qu’il s’agit d’un mouvement temporaire. L'or est un cas intéressant. Si l'on regarde simplement l'ampleur de la hausse du cours de l'or avant cela, il n'est pas surprenant qu'il ait été vendu massivement dans ce contexte. L’or est normalement une couverture contre l'inflation. Mais si l'on considère l'ampleur de la hausse des cours de l'or jusqu'au moment du conflit avec l'Iran, on se dit que ce n'est pas si surprenant qu'il ait dû baisser, car il avait, à mon avis, pris un peu d'avance sur lui-même. Le marché obligataire est intéressant. C'est simplement le marché qui anticipe l'impact que cela pourrait avoir sur l'inflation, l'impact que cela pourrait avoir sur le cycle de baisse des taux de la Fed. Avant cela, je pense qu'une, voire deux baisses étaient déjà anticipées. À présent, aucune n'est plus anticipée. La Fed les a donc retirées de la table, mais la situation évolue rapidement. Cela ne veut pas dire que dans une semaine, une nouvelle baisse ne sera pas remise sur la table. Je n'en suis pas sûre. Il s'agit donc d'une situation qui évolue rapidement. Il faut se tenir informé, suivre les données au fur et à mesure qu'elles arrivent, mais aussi de trouver un équilibre entre le moyen et le long terme et le court terme. Car certains investisseurs se concentrent trop sur les fluctuations à court terme des marchés. Et franchement, on ne peut tout simplement pas contrôler ce qui se passe sur les marchés au quotidien. Mais ce qu'on peut contrôler, c'est la façon dont on réagit à ces fluctuations. Mon conseil est toujours d’essayer de rester concentré sur le long terme, car de nombreux clients et investisseurs n’investissent pas pour le lendemain, la semaine suivante ou le mois prochain. Ils ont des horizons à long terme. Ils investissent pour les prochaines années, voire les prochaines décennies. Ce qui se passe aujourd’hui ou demain sur les marchés ne devrait donc pas les pousser à prendre des décisions inopportunes qui les éloigneraient de ce plan d’investissement à long terme mûrement réfléchi. Je préfère envisager les choses en essayant de changer un peu le discours que vous vous tenez à vous-même. Et même si l'incertitude à court terme est source d'inquiétude, essayez de la considérer comme une opportunité plutôt que comme un risque, et essayez de limiter votre réaction à cette volatilité à court terme en évitant de prendre des décisions inopportunes, comme je l'ai mentionné plus tôt.

Oui, c'est un excellent point. Je travaille dans ce domaine depuis plus de trente ans, j’observe les investisseurs à travers le Canada et je consulte chaque jour les statistiques sur les décisions d'investissement prises globalement par les Canadiens. Et je dois dire que je suis à nouveau un peu perplexe. Les Canadiens avaient massivement investi dans les marchés, tant en actions qu'en obligations, en janvier et février, pendant la saison des REER, tandis que les marchés se portaient bien. Et puis, nous avons commencé à observer une certaine instabilité sur les marchés, et maintenant nous voyons beaucoup d’argent s’en retirer. Peut-être pas tant que ça, mais tout de même. Cet état d’esprit est tellement important. Si vous n’utilisez pas cet argent demain matin, vous prenez du recul et vous vous demandez quelle opportunité cela crée-t-il. Car oui, la volatilité crée de réelles opportunités. Mais il faut l’admettre, la plupart des gens réagissent avec peur. Je ne vais pas dénigrer l’une ou l’autre de nos carrières. Il faut croire en le fait que nous avons changé un peu les mœurs et nous constatons de meilleurs comportements. Nous voyons l’investisseur moyen se concentrer davantage sur le long terme, établir un plan financier, s’en tenir à sa stratégie. Mais nous voyons aussi ces émotions entrer en jeu. Et j’adore vous recevoir parce que vous avez toujours cette approche de portefeuille diversifié, cette vision à long terme. C’est au cœur de vos convictions et de votre façon d’investir. C’est là que les gens doivent prendre une pause, et comme vous le dites, adopter cet état d’esprit et se dire que, oui, si les cours baissent, c’est en fait une opportunité pour moi.

Je ne sais pas si mon expérience personnelle permet de corroborer cela, mais je n'ai jamais vendu le moindre centime de mon portefeuille d'investissement personnel. Je possède encore toutes les parts ou toutes les actions de la Banque Royale que j'ai accumulées au fil des vingt-huit années passées au sein de cette banque. Je possède encore toutes les parts des fonds communs de placement que je détiens dans mon REER et mon CELI. Tout est toujours là. Je n’y ai jamais touché. Placer son argent et ne plus y toucher n’est peut-être pas la conclusion, mais c’est une idée à méditer. En ce qui me concerne, je vis et je respire ces marchés chaque jour. Je sais donc à quel point cette volatilité peut être dévastatrice, mais vous savez quoi, je mets tout ça de côté et je me concentre sur le long terme. Je n'aurai pas besoin de cet argent avant quinze ans ou plus. Et si j'ai un horizon de quinze ans, ça ne sert à rien de réagir à ce qui se passe aujourd'hui, à moins d'avoir un peu d'argent de côté et de pouvoir en investir sur le marché parce que les prix sont plus bas aujourd'hui qu'il y a deux semaines.

Oui, et l'une des choses que cette crise particulière met en évidence, et que vous devriez toujours garder à l'esprit, c'est la valeur de la diversification, car c'est là que vous avez vu, en particulier ces deux dernières années, différents actifs monter en flèche ou chuter. Mais si vous avez un portefeuille diversifié, quand quelque chose comme ceci arrive, vous regardez le portefeuille dans son ensemble, grâce à l’évolution des marchés boursiers et obligataires, ils ont bien résisté à la tempête.

Oui, et vous bénéficierez d’une expérience d’investissement plus sereine. Et si nous parvenons à offrir cette expérience d’investissement plus sereine et plus cohérente à nos clients, cela les incitera, espérons-le, à rester investis et contribuera à atténuer une partie de leurs inquiétudes et de leur angoisse face à la volatilité.

Alors, Sarah, de temps à autre, je vois des articles dans les journaux. Et là je sais que je vais dire quelque chose à Sarah qui va la faire sourciller ou bien lever les yeux au ciel. Bon, c’est vrai que Sarah peut lever les yeux au ciel assez souvent quand je dis quelque chose. Ce doit être dans ma nature. Mais si je veux vraiment frapper là où ça fait mal et lui faire lever les yeux au ciel, je n’ai qu’à lui parler de la mort du portefeuille diversifié 60/40. Vous le savez, Sarah, c'est ce qu'ils disent. Je l'ai lu partout ces deux dernières années dans le Wall Street Journal, le Financial Post et tous les journaux. Alors, il doit bien être mort, non ?

Il n’est absolument pas mort. Et je mets au défi quiconque partage ce point de vue d’examiner la performance de nos portefeuilles. Même au cours des trois dernières années, nous avons généré des rendements à deux chiffres grâce à un portefeuille équilibré. Je dirais même qu’il est loin d’être mort. Au contraire, je pense que ce type de contexte de marché renforce la nécessité d’adopter une approche diversifiée avec multi-actifs en matière d’investissement.

Oui, j’ai posé la question pour vous provoquer. Pour nous qui sommes dans le métier, nous sommes là à analyser en permanence, en particulier les gestionnaires de portefeuille. Je le fais beaucoup moins que vous, bien sûr. Vous, vous êtes toujours à vous demander ce qui se passe et s’il y a quelque chose à faire. Mais le mois dernier a été une sacrée bonne confirmation de la valeur de la diversification et de l’investissement en portefeuille, et que le portefeuille 60/40 tel que vous le gérez constitue tout simplement un moyen unique de pratiquer une gestion active des investissements, sans ignorer ce qui se passe dans le monde à court terme, mais en se concentrant sur l’obtention des bons résultats à long terme et en le faisant d’une manière qui sera plus confortable et plus susceptible de se maintenir sur la voie du succès.

Tout à fait. C'est une excellente conclusion. Je ne m'étendrai pas sur ce dernier point, mais cela dit, le portefeuille 60/40 doit évoluer au fil du temps pour rester d'actualité et intégrer de nouvelles catégories d'actifs à mesure qu'elles deviennent disponibles. Par exemple, des actifs alternatifs ou des actifs du marché privé. Vous devez donc vous assurer de revoir constamment le portefeuille 60/40 pour garantir qu’il reste pertinent et à jour en fonction de l’environnement de marché actuel et des nouvelles solutions d’investissement qui s’offrent à vous. Et c’est exactement ainsi que nous abordons les portefeuilles.

Et c'est comme ça que vous procédez. Cela va continuer d'évoluer à mesure que nous progressons avec l'IA et avec tous ces nouveaux talents qui sont sur les bancs d'école et qui finiront par passer par votre bureau, et que vous placerez à l'avenir à des postes de gestion de l'argent des gens. Terminons sur une note positive dans un monde en pleine tourmente. Mais encore une fois, avec des portefeuilles qui ont prouvé qu’ils pouvaient plutôt bien traverser cette période, et si le scénario le plus probable se concrétise, nous sommes toujours bien placés pour ce que nous pensons être une année plutôt satisfaisante sur les marchés.

Oui, je suis d'accord. C'est un excellent point. Terminons là-dessus.

Terminons là-dessus, Sarah. Je vais vous voir souvent la semaine prochaine, ce qui me réjouit toujours. Nous serons devant un groupe de conseillers qui viendront écouter vos conseils avisés. Vous êtes toujours très généreuse de votre temps. Merci beaucoup et à très bientôt.

Merci.

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Déclarations

Enregistré le 26 mars 2026

Le présent balado a été préparé par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. (RBC GMA Inc.) à titre d’information à la date indiquée seulement et ne doit pas être reproduit, distribué ou publié sans le consentement écrit préalable de RBC GMA Inc. Vous trouverez des précisions sur RBC GMA au www.rbcgam.com.

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Le présent balado peut contenir des énoncés prospectifs à propos d’un fonds ou de facteurs économiques généraux qui ne garantissent nullement le rendement futur. Les déclarations prospectives comportent des risques et des incertitudes, de sorte qu’il se peut que les prédictions, les prévisions, les projections et les autres déclarations prospectives ne se réalisent pas. Nous vous recommandons de ne pas vous fier indûment à ces déclarations, puisqu’un certain nombre de facteurs importants pourraient faire en sorte que les événements ou les résultats réels diffèrent considérablement de ceux qui sont mentionnés, explicitement ou implicitement, dans les déclarations prospectives.

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