L’élaboration d’un portefeuille requiert une approche plus nuancée que jamais compte tenu de l’évolution constante des marchés, des besoins changeants des clients et de la palette d’outils qui ne cesse de s’élargir. Au cours de cette conversation, l’équipe Services-conseils en gestion de portefeuille de BlackRock fait part des dernières perspectives tirées de centaines de consultations auprès de conseillers et de la recherche de BlackRock axée sur ceux-ci.
1. Quelles étaient les principales tendances d’élaboration de portefeuille des conseillers dans votre dernier sondage ?
Notre analyse des portefeuilles de centaines de conseillers canadiens révèle plusieurs tendances constantes 1 . Les actions canadiennes représentent encore le tiers de la pondération en actions, tandis que les placements dans les marchés développés internationaux ont légèrement augmenté. Du côté des titres à revenu fixe, les conseillers prolongent la duration afin de tirer parti des rendements en revenu supérieurs, le revenu provenant encore principalement des titres de créance nord-américains de catégorie investissement. Plus de la moitié des conseillers font des placements alternatifs, avec une moyenne d’environ 13 %.
Par rapport à notre sondage de l’an dernier, les changements globaux apportés aux portefeuilles des conseillers ont été progressifs plutôt que spectaculaires. Les solutions évolutives, comme les FNB, les fonds communs de placement et les comptes gérés séparément, ont été nettement privilégiées.
2. Comment les conseillers devraient-ils aborder le biais national du point de vue du risque et du rendement ?
Les investisseurs canadiens continuent de surpondérer fortement les actions canadiennes par rapport aux indices mondiaux, une tendance que l’on observe souvent dans les portefeuilles des conseillers. Les actions canadiennes se sont bien comportées récemment, mais elles ont été soutenues par une forte concentration dans des secteurs comme les matières et la finance. Les conseillers qui ont surpondéré le Canada, mais sous-pondéré ces secteurs n’ont peut-être pas profité du marché haussier. Des FNB de base diversifiés, comme le iShares Core S&P/TSX Capped Composite Index ETF (XIC), peuvent donner accès au marché élargi et compléter la sélection d’actions du conseiller.
3. Comment les conseillers peuvent-ils composer avec les risques de concentration au sein des actions américaines ?
Dans notre sondage, nous constatons que les actions américaines représentent souvent une part légèrement plus importante des portefeuilles que les actions canadiennes, mais qu’elles ont contribué de façon beaucoup plus importante au risque global du portefeuille depuis 2025. Cela s’explique en grande partie par la volatilité élevée des marchés boursiers américains, qui est particulièrement attribuable aux grandes sociétés technologiques. Les conseillers peuvent gérer ce risque grâce à des stratégies limitant la pondération, des FNB factoriels ou la gestion active. Les changements dans la dynamique des devises depuis 2025 ont également accru la pertinence de la couverture sélective du risque de change.
Le FNB iShares S&P 500 3% Capped Index ETF conserve une exposition importante au marché boursier américain, tout en limitant la pondération de chaque titre à 3 %, ce qui contribue à réduire le risque de concentration de l’émetteur et du secteur. Le FNB est offert en versions non couvert (XUSC), couvert en CAD (XSPC) et libellé en USD (XUSC.U).
4. Comment les conseillers doivent-ils équilibrer les placements dans les marchés développés internationaux et les placements dans les marchés émergents ?
Bien que les pondérations des conseillers en actions de marchés développés internationaux aient augmenté après l’excellent rendement enregistré en 2025, elles demeurent généralement sous-pondérées dans la plupart des portefeuilles de conseillers. Nous estimons que les placements dans des régions comme le Japon et l’Europe peuvent réduire considérablement le risque du portefeuille, car ces marchés évoluent souvent différemment de ceux de l’Amérique du Nord.
Les marchés émergents demeurent sous-utilisés, en grande partie en raison de leur rendement relatif inférieur au cours des dernières années, mais l’intérêt s’est accru alors que les valorisations s’amélioraient. Les marchés émergents asiatiques, en particulier, semblent attrayants en raison de leur accès direct à la construction mondiale d’infrastructures d’intelligence artificielle et de leur fort potentiel de croissance des bénéfices.
Les FNB iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF (XEF) et iShares Core MSCI Emerging Markets IMI Index ETF (XEC) offrent un accès abordable à un panier d’actions internationales bien diversifié, ce qui en fait une composante de base des portefeuilles diversifiés à l’échelle mondiale.
Figure 1 – Portefeuille d’actions moyen des conseillers par rapport à un portefeuille de référence mondial
Source : BlackRock au 31 décembre 2025. Le fonds iShares Core Equity ETF Portfolio (XEQT) a servi de référence pour les placements en actions mondiales.
5. Quels conseils donneriez-vous pour élaborer des portefeuilles de titres à revenu fixe résilients ?
Les conseillers ont redéployé des liquidités et le produit des CPG arrivant à échéance et augmenté la duration du segment des obligations à moyen terme afin d’obtenir un revenu plus élevé. Bien que l’augmentation en flèche de la corrélation entre les actions et les obligations en 2022 ait suscité un scepticisme persistant, l’expérience récente a reconfirmé le rôle des obligations sur le plan de la diversification.
Même si les titres de créance de catégorie investissement demeurent des placements de base, la faiblesse des écarts laisse entrevoir des occasions dans une vaste gamme de secteurs du crédit, comme les titres à rendement élevé, les créances titrisées, les créances hypothécaires d’agences et les titres de créance des marchés émergents. Les stratégies actives peuvent aider à composer avec la dispersion et à repérer la valeur relative.
Le FNB iShares Flexible Monthly Income ETF (CAD-Hedged) (XFLX) est un fonds à gestion active qui ouvre la porte à des secteurs de titres à revenu fixe plus difficiles d’accès, notamment les titres adossés à des créances hypothécaires, les titres de créance de marchés émergents et les titres adossés à des prêts, dans le but de maximiser le revenu tout en gérant le risque dans différents contextes de marché.
Figure 2 – Portefeuille de titres à revenu fixe moyen des conseillers par rapport à l’univers des obligations canadiennes
Source : BlackRock, au 31 décembre 2025.
6. Qu’est-ce qui stimule l’adoption accrue des placements alternatifs ?
Les placements alternatifs continuent de gagner en popularité auprès des conseillers ; les pondérations moyennes sont d’environ 13 % et on s’attend à une croissance continue. Notre sondage indique que la diversification est la principale raison pour laquelle on investit dans des placements alternatifs, bien que chaque catégorie ait un objectif distinct. Nous tenons à souligner que les placements alternatifs doivent être effectués avec intention et faire l’objet d’un suivi serré afin d’obtenir les pondérations voulues et les résultats souhaités.
7. Quelle approche les conseillers devraient-ils adopter en ce qui a trait à l’or et aux marchandises dans le contexte actuel ?
Le rôle de l’or dépend des objectifs du portefeuille. Bien qu’il ne convienne pas aux clients axés sur le revenu, l’or a toujours affiché une faible corrélation avec les actions et les obligations, ce qui en fait un élément de diversification utile en période d’incertitude. Même pour les investisseurs canadiens qui profitent déjà d’un accès naturel aux producteurs aurifères, l’ajout d’une pondération modeste en lingots d’or a par le passé réduit le risque global du portefeuille. Les facteurs structurels, comme la demande des banques centrales, l’intérêt du secteur détail et les tensions géopolitiques, continuent de soutenir les arguments en faveur des placements aurifères. Le FNB iShares Gold Bullion ETF (CGL.C) offre un moyen efficace et économique d’accéder à de l’or physique.
8. Comment votre équipe aide-t-elle les conseillers à élaborer des portefeuilles plus solides et plus stratégiques ?
L’équipe Services-conseils en gestion de portefeuille de BlackRock applique une approche de gestion de portefeuille globale axée sur les résultats des clients et l’efficacité des activités professionnelles. À l’aide de la plateforme Aladdin Risk, nous aidons les conseillers à mieux comprendre les risques de portefeuille, ce qui leur permet de mieux ajuster les positions, particulièrement durant les périodes de transition ou de changement.
Trois meilleures pratiques pour l’élaboration de portefeuille en 2026 :
Combinaison de stratégies actives et indicielles pour équilibrer le potentiel d’alpha et la rentabilité
Arrimer les portefeuilles aux indices de référence pour maintenir le cap à long terme et respecter les objectifs des clients
Effectuer un rééquilibrage rigoureux fondé sur des seuils pour gérer les coûts et renforcer le comportement d’achat à bas prix et de vente à prix fort