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Par  Eric Lascelles 10 août 2020

Contenu de cet article :

  • Évolution de l’épidémie
  • Nouveaux rajustements des prévisions
  • Le cycle économique amorce un tournant
  • Dommages causés par une deuxième vague et plus

Webémission

Pour regarder notre plus récente webémission mensuelle sur l’économie, enregistrée fin juillet, cliquez ici.

Résumé

Les nouvelles ne sont pas toutes bonnes, loin de là, mais elles semblent s’orienter dans la bonne direction.

Faits positifs

  • Le nombre quotidien de nouveaux cas d’infection à la COVID-19 dans le monde semble avoir atteint un pic.
  • Le nombre des décès imputables à la COVID-19 n’a jamais augmenté aussi rapidement que le nombre d’infections au cours des derniers mois, et il pourrait aussi plafonner.
  • Les États américains les plus durement touchés parviennent désormais à réduire sensiblement le nombre quotidien de nouveaux cas.
  • La reprise économique semble se poursuivre ; les États-Unis pourraient même renouer avec la croissance, après une pause liée à une deuxième vague d’infections.
  • De nouveaux progrès sont enregistrés dans la mise au point d’un vaccin et les marchés des paris manifestent un regain d’optimisme quant à la disponibilité à grande échelle d’un vaccin au premier semestre de 2021.
  • Nos prévisions économiques ont été révisées à la hausse.

Faits négatifs

  • L’Europe continentale et une poignée d’autres pays développés semblent actuellement aux prises avec une deuxième vague d’infections.
  • Cette situation nous rappelle qu’il existe des limites importantes à ce que les économies peuvent faire sans perdre le contrôle.

Évolution de l’épidémie

Le nombre quotidien de nouveaux cas dans le monde semble désormais se stabiliser ou même diminuer légèrement (voir le graphique suivant), mais il reste impressionnant, à près de 300 000. La trajectoire du nombre de décès semble aussi s’infléchir ; toutefois, compte tenu du décalage associé à cette donnée, il faudra peut-être un peu plus de temps avant qu’une tendance baissière devienne manifeste.

Décès causés par la COVID-19 — Monde

Décès causés par la COVID-19 — Monde

Nota : Au 10 août 2020. La pointe du 13 février 2020 est attribuable à un changement de méthode. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Marchés émergents

Le taux d’infection dans les pays émergents demeure plutôt élevé, mais il semble se stabiliser. En Amérique latine, le nombre de nouveaux cas semble diminuer légèrement au Brésil (voir le graphique suivant), et peut-être aussi au Mexique. En revanche, il continue de grimper au Pérou.

Propagation de la COVID-19 au Brésil

Propagation de la COVID-19 au Brésil

Nota : Au 10 août 2020. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Ces derniers temps, le nombre quotidien de nouveaux cas en Inde a été d’environ 60 000. Le rythme ne ralentit pas, mais il pourrait commencer à se stabiliser (voir le graphique suivant).

Propagation de la COVID-19 en Inde

Propagation de la COVID-19 en Inde

Nota : Au 10 août 2020. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Sur le continent africain, l’Afrique du Sud semble en voie de maîtriser la propagation du virus ; le nombre quotidien de nouveaux cas a reculé, passant d’environ 13 000 pour s’établir entre 5 000 et 10 000. En Asie, la Chine a connu une nouvelle vague de faible ampleur.

Pays développés

Dans les pays développés, la situation semble s’améliorer aux États-Unis, mais elle s’aggrave dans de nombreux autres pays.

Au pays de l’Oncle Sam, le nombre total de cas d’infections atteint le chiffre alarmant des 5 millions et celui des décès dépasse la barre des 162 000. Heureusement, le taux de transmission est descendu sous le seuil de 1, ce qui signifie que l’épidémie affiche actuellement un repli tendanciel (voir le graphique suivant). Le pays enregistrait auparavant 65 000 nouveaux cas par jour, mais ce nombre a baissé à environ 50 000.

Propagation de la COVID-19 aux États-Unis

Propagation de la COVID-19 aux États-Unis

Nota : Au 10 août 2020. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Au niveau régional, le vent a tourné. Alors que la grande majorité des États américains avaient enregistré une tendance haussière, c’est maintenant le cas de seulement douze d’entre eux (voir le graphique suivant). Globalement, les États qui parviennent actuellement à réduire le taux d’infection génèrent environ les trois quarts du PIB du pays. Plusieurs États qui ont connu une situation difficile affichent actuellement une diminution soutenue du nombre de nouveaux cas, notamment le Texas, la Floride, la Californie, la Géorgie, l’Ohio, l’Alabama ainsi que la Caroline du Nord et la Caroline du Sud.

Nombre d’États américains dont le taux de transmission est supérieur au seuil clé de 1

Nombre d’États américains dont le taux de transmission est supérieur au seuil clé de 1

Nota : Au 9 août 2020. Le taux de transmission correspond à la variation sur sept jours de la moyenne mobile sous-jacente sur cinq jours du nombre de nouveaux cas par jour, en tenant compte d’une moyenne mobile de sept jours. Un taux de transmission supérieur à un signale une augmentation du nombre quotidien de nouveaux cas. Comprend Washington DC. Sources : The COVID Tracking Project, Macrobond et RBC GMA.

Il y a deux semaines, nous nous inquiétions du fait que d’autres États américains qui avaient endigué la propagation du virus en avril n’avaient plus la situation en main et commençaient à faire état d’une augmentation du nombre de nouveaux cas. Cela reste vrai pour certains d’entre eux, notamment l’Illinois. Mais depuis, d’autres États ont maîtrisé cette recrudescence. Nous avons de bonnes raisons de croire qu’il en ira bientôt de même dans tous les États, étant donné que les mesures préconisées sont de plus en plus claires et que ces États ont connu des succès dans le passé.

Le Canada continue d’afficher des résultats encourageants, le nombre de nouveaux cas ayant recommencé à baisser (voir le graphique suivant). Cependant, cela cache des disparités entre les régions. La situation continue de s’améliorer en Ontario et au Québec, mais d’autres provinces, dont la Colombie-Britannique, ont pris la direction opposée.

Propagation de la COVID-19 au Canada

Propagation de la COVID-19 au Canada

Nota : Au 10 août 2020. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Au Royaume-Uni, le nombre de nouvelles infections augmente légèrement, mais il demeure peu élevé en valeur absolue. Par conséquent, le pays a reporté la prochaine étape de sa réouverture.

De nouveaux défis

Malheureusement, les pays d’Europe continentale qui étaient auparavant parvenus à contenir la propagation du virus de la façon la plus impressionnante sont actuellement aux prises avec une deuxième vague d’infections de grande envergure. L’Espagne enregistre actuellement 4 000 nouveaux cas par jour (voir le graphique suivant), ce qui représente une hausse marquée par rapport aux chiffres précédents. En France, ce nombre a augmenté à 2 000. Il grimpe plus modestement dans d’autres pays, comme l’Allemagne et l’Italie.

Propagation de la COVID-19 en Espagne

Propagation de la COVID-19 en Espagne

Nota : Au 10 août 2020. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Heureusement, ces pays semblent particulièrement bien outillés pour endiguer la dernière vague avant qu’elle atteigne l’ampleur de celle qui sévit aux États-Unis. La plupart d’entre eux ont déjà réagi en imposant de nouvelles restrictions draconiennes. Il est néanmoins déconcertant de voir un tel dérapage dans ces pays apparemment prudents.

De son côté, le Japon, relativement épargné par la première vague, lutte contre la pire flambée de la pandémie jusqu’à présent, avec environ 2 000 nouveaux cas par jour (voir le graphique suivant). Bien qu’il semble disposé à prendre les mesures nécessaires pour maîtriser le virus, le pays est indéniablement vulnérable en raison de l’âge avancé de la majorité de ses habitants et de la forte densité de sa population.

Propagation de la COVID-19 au Japon

Propagation de la COVID-19 au Japon

Nota : Au 10 août 2020. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Décès et infections

Il convient de noter que jusqu’à récemment, le monde enregistrait un nombre record de nouveaux cas par jour, mais que le nombre de décès est resté inférieur aux sommets antérieurs. Cela soulève deux questions :

  1. Qu’est-ce qui explique la différence entre les deux tendances ?
  2. Est-ce que cet écart change la stratégie à adopter pour lutter contre la pandémie ?

On peut expliquer la divergence entre les deux séries de données par un ensemble de facteurs, certains positifs, d’autres négatifs. Voici les facteurs positifs :

  • Les personnes âgées et à risque sont moins infectées que les personnes plus jeunes qui ont un meilleur pronostic.
  • La qualité des soins médicaux s’est améliorée (capacité accrue, nouveaux médicaments ciblés, utilisation accrue d’anticoagulants et d’oxygène, utilisation plus judicieuse des ventilateurs).
  • La multiplication des tests de dépistage a révélé que le nombre de personnes infectées a été nettement sous-évalué au départ, tandis que les décès étaient mieux comptabilisés.

En revanche, parmi les facteurs négatifs, il y a forcément un décalage dans le temps entre les décès et les infections ; par conséquent le nombre de décès pourrait finir par remonter.

Toutes ces explications sont valables. Toutefois, tout porte à croire que la divergence n’est pas uniquement attribuable à ce décalage. En effet, le nombre d’infections fracasse des records depuis des mois, alors que le nombre de décès devrait les suivre de seulement quelques semaines. Ainsi, bien que la COVID-19 fasse des ravages et affaiblisse ceux qui y survivent, nous pouvons raisonnablement conclure que le problème est moins inquiétant aujourd’hui qu’en avril, malgré la recrudescence du nombre de cas ces derniers temps.

La deuxième question est de savoir si l’écart justifie un changement de stratégie pour lutter contre l’épidémie. Certes, les États-Unis enregistrent actuellement environ 50 000 nouveaux cas par jour. Cependant, nous devrions plutôt nous focaliser sur les quelque 1 500 nouveaux décès par jour (voir le graphique suivant), quoique les données sur le nombre de décès soient décalées par rapport au nombre de cas et qu’un indicateur retardé n’est pas idéal.

Décès causés par la COVID-19 aux États-Unis

Décès causés par la COVID-19 aux États-Unis

Nota : Au 10 août 2020. Sources : CEPCM, Macrobond, RBC GMA.

Cela dit, est-ce que le rythme de 1 500 décès par jour justifie une réponse politique différente que le taux de 50 000 infections, ou encore que les 2 500 décès par jour environ auxquels on pouvait autrement s’attendre (d’après le lien entre infections et décès qui existait en avril) ? En fait, les mesures à prendre restent probablement les mêmes. La chute du taux de mortalité constitue un argument de poids en faveur de l’atteinte de l’immunité collective par des moyens naturels, mais elle n’est pas suffisante pour mettre fin à la stratégie dominante, qui consiste à maîtriser le virus et à concevoir un vaccin.

Nouveaux rajustements des prévisions

Cette pandémie et les fluctuations sans précédent de l’activité économique qui en ont résulté n’ont pas facilité l’établissement des prévisions économiques. Nous les avons probablement ajustées beaucoup trop souvent, pour éviter qu’elles deviennent obsolètes et inutiles alors que le virus avançait ou reculait, influençant l’actualité et les politiques.

Cette approche comporte toutefois le risque de se couvrir de ridicule et nous n’y avons pas échappé. Nous avons présenté nos nouvelles prévisions économiques il y a à peine deux semaines. Or, elles sont déjà dépassées. Nos attentes pour l’avenir n’ont pas radicalement changé. En fait, elles restent en grande partie inchangées ; nous estimons toujours que l’économie américaine s’est dégradée vers la fin de l’été et qu’aucune économie ne pourra revenir à la normale tant qu’un vaccin n’aura pas été conçu ou que l’immunité collective n’aura pas été atteinte.

C’est plutôt que nous avons acquis une meilleure compréhension des événements antérieurs. Une poignée de pays, tout particulièrement les États-Unis, ont publié leurs estimations du PIB pour le deuxième trimestre. Aux États-Unis, le ralentissement de l’économie au deuxième trimestre a été plus modéré que nous l’avions prévu. En taux annualisé, la contraction a été de 33 %, contre 38 % selon notre hypothèse. Cet écart s’explique par le fait que les données sur la mobilité et les données économiques en temps réel dressaient un portrait plus pessimiste de la situation que les chiffres économiques officiels. L’intégration de ces nouvelles données dans nos prévisions de 2020 donne lieu à un scénario moins négatif.

Aussi, comme il y a plus de données économiques en temps réel aux États-Unis qu’ailleurs, nous avons utilisé un modèle différent pour ce pays. En théorie, ce modèle était plus précis, mais présentait néanmoins des différences par rapport aux autres. Cela a conduit à une incohérence : selon les données sur la mobilité, le déclin de l’économie américaine a été moins marqué que l’indiquaient les données en temps réel. Auparavant, nous utilisions uniquement des données en temps réel pour les États-Unis. À présent, nous prenons également en compte des données sur la mobilité pour effectuer des recoupements.

Compte tenu de tous ces rajustements, nous prévoyons que le PIB des États-Unis se contractera de 6,0 % en 2020, ce qui est légèrement mieux que la dernière estimation. Le Canada fait un peu moins bonne figure, avec une diminution anticipée de 7,0 %, comme pour la zone euro. Le Royaume-Uni reste un peu à la traîne. Il convient de noter que nos perspectives pour 2021 sont maintenant un peu plus modestes, puisqu’à notre avis, la reprise ne se fera pas du jour au lendemain, mais s’étendra au contraire sur plusieurs années (voir le tableau suivant).

Prévision de croissance mondiale pour 2020 - Scénario de base

Prévision de croissance mondiale pour 2021 - Scénario de base

Nota : Au 30 juillet 2020. Source : RBC GMA

Comme toujours, ces prévisions pourraient changer. Il est difficile de prévoir quand un vaccin sera mis au point. Il est tout aussi difficile de déterminer précisément le niveau de l’activité économique qu’il est possible de maintenir tout en limitant la propagation du virus. Or, le fait que nous connaissons maintenant le PIB de plusieurs pays pour le deuxième trimestre n’est pas d’un grand secours. Bien qu’il s’agisse d’une donnée utile, le recul de 33 % (taux annualisé) du PIB des États-Unis laisse beaucoup de questions en suspens.

Le PIB a-t-il chuté de 33 % le premier jour et est-il demeuré inférieur de 33 % à celui du trimestre précédent tout au long de la période ? Ou bien a-t-il chuté de 90 % le premier mois pour entreprendre une montée fulgurante par la suite ? À lui seul, ce taux ne nous indique pas à quel point l’économie était inférieure à la normale au moment d’entamer le troisième trimestre. Heureusement, d’autres données sont publiées plus fréquemment, comme nous le voyons dans la section suivante.

Évolution de la conjoncture économique

Indicateurs en temps réel

De manière générale, les données économiques en temps réel révèlent une tendance à une légère amélioration, certains pays ayant cessé de réaliser de grands progrès, selon les données sur la mobilité (voir le graphique suivant). D’après cette mesure, le Canada fait mieux que les États-Unis, ce qui constitue un revirement de situation par rapport au début de la pandémie. Cela dit, sur le plan régional, la mobilité est repartie à la hausse dans certains États durement touchés par la deuxième vague, comme le Texas.

La rigueur des mesures de confinement varie d’un pays à l’autre

La rigueur des mesures de confinement varie d’un pays à l’autre

Nota : Selon les dernières données disponibles au 4 août 2020. Écart par rapport au niveau de référence normalisé en fonction des États-Unis. Sources : Google, Université d’Oxford, Apple, Macrobond, RBC GMA

Diverses sources de données indiquent que l’économie américaine se remet en marche après une pause durant la deuxième vague. Les réservations d’hôtel, par exemple, reprennent après une courte léthargie (voir le graphique suivant).

L’augmentation du taux d’occupation des hôtels aux États-Unis a ralenti au cours des dernières semaines

L’augmentation du taux d’occupation des hôtels aux États-Unis a ralenti au cours des dernières semaines

Nota : Données pour la semaine terminée le 1er août 2020. Sources : STR, Wall Street Journal et RBC GMA

Notre indice global de l’activité économique aux États-Unis signale une stagnation en juillet et une légère reprise au cours de la dernière semaine (voir le graphique suivant).

Nivellement de l’activité économique aux États-Unis

Nivellement de l’activité économique aux États-Unis

Nota : Au 2 août 2020. L’indice de l’activité économique est la moyenne de dix séries de données économiques à périodicité élevée mesurant la variation d’une année sur l’autre, en pourcentage. Sources : Bank of America, Goldman Sachs, OpenTable, Macrobond, RBC GMA

Données traditionnelles

Le nombre de demandes de prestation d’assurance-emploi appuie l’hypothèse selon laquelle l’économie américaine a commencé à se redresser à la toute fin de juillet. Durant la dernière semaine du mois, les demandes initiales ont diminué alors qu’elles étaient demeurées stables pendant près d’un mois. Les demandes continues ont également connu une légère amélioration.

Les données mensuelles sur l’embauche ne tiennent pas compte de cette progression à la fin de juillet, étant donné que le rapport va de la mi-juin à la mi-juillet. Malgré tout, les États-Unis ont fait état d’une augmentation plus importante que prévu du nombre de nouveaux postes (1,5 million), dont une part disproportionnée a probablement été créée vers la fin juin avant une atonie temporaire. Ce nombre est nettement inférieur aux 4,8 millions d’emplois créés au cours du mois précédent. Il représente néanmoins une hausse considérable si on le compare à toute autre norme que celle de la pandémie.

Avec ce dernier ajout, le marché du travail des États-Unis a maintenant récupéré 42 % des emplois perdus en raison du confinement. Le taux de chômage s’est amélioré, mais il reste au-dessus de 10 %, à 10,2 %.

Sans être particulièrement remarquable, l’indice du secteur manufacturier ISM (Institute for Supply Management) a tout même réussi à augmenter en juillet (de 52,6 à 54,2), grâce au déclin de l’épidémie à ce moment-là aux États-Unis. Heureusement, un écart qui était surveillé de près au sein de cette mesure a grandement progressé, soit la différence entre les nouvelles commandes et les stocks, qui a plus que doublé au cours du dernier mois, pour atteindre +14,5, alors qu’il était négatif peu de temps auparavant. Habituellement, cet écart se situe aux alentours de -10 et -20 en période de récession, avant d’avoisiner +20 en période de reprise. Il semblerait donc que l’économie américaine soit en bonne voie de se rétablir.

Données canadiennes

Les données sur l’emploi au Canada en juillet semblaient bonnes, en hausse de 419 000 – un autre résultat supérieur aux prévisions générales. Par habitant, il s’agissait également d’un bond beaucoup plus important qu’aux États-Unis. Cela explique comment le Canada a rétabli 55 % des emplois perdus au pays par rapport à une reprise de 42 % aux États-Unis. Malheureusement, le rapport indique que 82 % des nouveaux emplois sont des emplois à temps partiel. Le nouveau taux de chômage est de 10,9 %.

PIB de la zone euro

Le PIB de la zone euro au deuxième trimestre a également été annoncé récemment, en baisse de 12 %. Ce résultat semble meilleur que celui des États-Unis, mais ce n’est pas le cas. Étrangement, les États-Unis et la zone euro utilisent une technique de calcul différente. Les États-Unis annualisent leur taux de variation, ce que ne fait pas la zone euro. Lorsque les données sont ramenées à un niveau comparable, la baisse de 12 % dans la zone euro se traduit par une baisse annualisée de 40 %, ce qui est pire que la baisse de 33 % aux États-Unis. Ces résultats sont logiques : la zone euro a été plus durement touchée que les États-Unis au deuxième trimestre. La situation au troisième trimestre est évidemment complètement différente (et ce n’est pas encore terminé, compte tenu de la récente amélioration timide des États-Unis et de l’augmentation du nombre de personnes infectées par le virus en Europe).

Consommateur tout-puissant

Les données sur les ventes au détail de juin sont maintenant largement accessibles, et il en ressort un fait général étonnant : le commerce de détail s’est presque entièrement rétabli. Par rapport aux niveaux de février, les ventes au détail se situent maintenant à seulement 1 % en deçà au Japon et à 0,5 % en deçà aux États-Unis, alors qu’elles sont légèrement supérieures dans la zone euro. Les prestations du gouvernement ont clairement atteint leur objectif puisque les gens ont continué de dépenser même pendant la plus grande période de pertes d’emploi jamais enregistrée.

Mais ce ne sont pas tous les détaillants ni les sociétés de consommation qui connaissent une croissance égale. Il va sans dire que les secteurs du tourisme et de la restauration, notamment, souffrent encore. Entre-temps, les données sur les cartes de crédit et de débit aux États-Unis indiquent que le volume des dépenses en ligne est de 66 % à 100 % plus élevé que la normale.

Le cycle économique amorce un tournant

Tous les trimestres, nous mettons à jour notre feuille de pointage du cycle économique. Ce processus a eu lieu au cours de la semaine dernière. Dans un sens, les conclusions sont moins graves que d’habitude, car il ne fait guère de doute que l’économie américaine était en récession au dernier trimestre et qu’elle commence à se redresser. Il s’agit néanmoins d’un exercice utile, ne serait-ce que pour avoir un état historique complet.

En effet, la feuille de pointage donne véritablement à penser qu’il y a eu récession au dernier trimestre, et que nous entamons un nouveau cycle (voir le tableau suivant). La feuille de pointage considère un vaste éventail d’indicateurs, regroupés en différentes catégories. Chaque indicateur obtient un vote, et ce vote est souvent réparti sur plusieurs stades du cycle lorsqu’il est difficile d’interpréter les données. Lorsque toutes ces données sont combinées, le « début du cycle » demeure la meilleure estimation possible pour le cycle économique, délogeant progressivement la « récession ».

Feuille de pointage du cycle de l’économie américaine

Feuille de pointage du cycle de l’économie américaine

Nota : Au 9 août 2020. L’ombrage indique la pondération accordée à chacune de ces variables selon le stade du cycle économique. Source : RBC GMA

Il convient de noter que certains des indicateurs qui laissent encore entrevoir une récession sont fondés sur des données trimestrielles qui ne tiennent pas encore compte de la reprise suivant le deuxième trimestre de l’année. Quel est donc le but de données qui reflètent si mal la situation réelle ? De nombreux indicateurs commencent à agir quelques années avant une récession classique, ce qui constitue un avertissement utile. Mais cette fois, compte tenu de la source exogène du choc, ces signaux ne se sont pas complètement déclenchés à l’avance.

L’indicateur du marché obligataire met l’accent sur le fait que les taux obligataires demeurent extrêmement bas et que les taux de la banque centrale sont toujours à des niveaux très bas, ce qui permet de conclure que, dans des conditions normales, une récession devrait encore se produire. Pendant ce temps, l’indicateur des actions indique que le marché boursier a enregistré un important rebond – habituellement associé au début du cycle, voire encore plus loin dans le cycle. L’indicateur de l’emploi favorise légèrement le « début du cycle » en raison de l’embauche importante qui se fait actuellement – activité qui ne se produit habituellement pas avant qu’une reprise ne soit amorcée.

Murs budgétaires

Jusqu’à récemment, les décideurs politiques se sont concentrés sur la maximisation des mesures de relance et le soutien de l’économie. La politique monétaire devrait demeurer ainsi pendant au moins une autre année. Cependant, comme les mesures de relance budgétaire sont assez coûteuses, les politiciens (puis les marchés obligataires) s’affolent lorsqu’elles restent en place trop longtemps. En outre, il n’est pas déraisonnable de penser que le généreux soutien financier accordé aux personnes ayant perdu leur emploi pourrait en dissuader certaines de retourner au travail (l’absence de croissance rapide des salaires laisse toutefois sous-entendre que cette situation n’est pas trop généralisée). Même si les politiciens étaient globalement convaincus qu’une extension du soutien fiscal était appropriée – comme c’est le cas aux États-Unis – la partisanerie pourrait faire obstacle à cette réalisation.

En résumé, de petits murs budgétaires commencent à apparaître et pourraient perturber l’activité économique.

Soutien aux ménages américains

Le programme de soutien américain pour les personnes qui ont perdu leur emploi a remis jusqu’à la fin de juillet des prestations d’assurance-emploi de 600 $ de plus par semaine que le montant régulier. Malgré des efforts considérables pour obtenir un nouvel accord, la solution reste introuvable. Les démocrates proposent un programme de 3,5 billions de dollars, et les républicains répliquent avec un programme différent de 1 billion de dollars. La Maison-Blanche est intervenue en émettant un décret visant l’octroi d’un supplément hebdomadaire de 300 $ en prestations d’assurance-emploi et en recommandant aux États de verser 100 $ de plus. Ce n’est pas un hasard si les prestations doivent expirer un mois après l’élection aux États-Unis.

Il n’est pas certain que tous les États se conformeront à la demande fédérale, ce qui signifie que l’aide financière fournie par ce programme pourrait diminuer de 50 % dès maintenant. Certains experts estiment que le Congrès pourrait encore parvenir à adopter une loi qui garantisse une solution différente, ne serait-ce que pour riposter à l’envahissement de la Maison-Blanche dans sa chasse gardée des dépenses et du budget.

Les décrets de l’administration Trump proposent également de reporter le recouvrement de l’impôt sur la masse salariale et le remboursement des prêts fédéraux aux étudiants jusqu’au Nouvel An. Il est également prévu de prolonger le moratoire sur les expulsions de locataires ayant un prêt hypothécaire garanti par le gouvernement (soit environ un tiers des locataires).

Même avec ces redressements, environ 10 milliards de dollars par mois en soutien aux ménages sont éliminés. Cela devrait jeter une ombre sur l’économie.

Municipalités et États américains

Les États américains imposent aussi souvent leur propre freinage budgétaire dans les années qui suivent une récession. La raison n’est pas tant qu’ils retirent les mesures budgétaires actives, mais que beaucoup sont liés à des exigences d’équilibre budgétaire. Par exemple, la baisse de 29 % des revenus de l’État jusqu’en mai (selon une tendance d’une année sur l’autre) doit s’accompagner dans une mesure égale d’une baisse des dépenses publiques. Collectivement, les États et les gouvernements locaux produisent 12 % du PIB des États-Unis, de sorte que leur apport est loin d’être négligeable. Le rebond économique est utile jusqu’à présent, mais d’importantes réductions s’avéreront encore nécessaires.

Expiration du programme canadien

Le programme équivalent du Canada pour soutenir les travailleurs au chômage (la PCU) devrait également expirer au cours des prochains mois. On s’attend généralement à ce que le programme d’assurance-emploi du pays soit élargi pour combler au moins une partie du manque à gagner. Cela soulève d’autres questions : les changements pourraient-ils devenir permanents (du moins en ce qui concerne l’admissibilité élargie et les paiements plus généreux) ? Dans l’affirmative, des travailleurs d’autres catégories devront-ils désormais verser des cotisations dans le fonds ?

Le plan d’ensemble du Canada semble tendre vers un changement de nature de son programme de soutien aux travailleurs, passant du modèle américain (assurance-emploi) au modèle européen (soutien salarial), c’est-à-dire accorder des subventions aux entreprises afin qu’elles puissent maintenir les emplois. Un programme de soutien salarial existe déjà, mais il sera modifié de façon à permettre à d’autres entreprises d’y être admissibles.

Europe et Royaume-Uni

D’autres pays développés ont étendu leurs programmes existants, et il s’y trouve peu de murs budgétaires à court terme. Toutefois, le soutien budgétaire commencera à s’estomper au cours des prochaines années – c’est inévitable. Cela créera un climat de difficultés économiques persistantes.

Deuxième série de dommages

Même si l’activité économique reprend, il reste toute une série de facteurs secondaires à prendre en considération. Il est peu probable que ces facteurs entraînent une nouvelle récession, mais ils pourraient limiter le taux de reprise au cours de l’année à venir (voir l’examen des principaux facteurs dans le tableau suivant).

À surveiller : dommages économiques modérés de deuxième série

À surveiller : dommages économiques modérés de deuxième série

Au 1er août 2020. Source : RBC GMA

Parmi les principaux facteurs à prendre en considération figurent le mur budgétaire susmentionné, le fait que les problèmes liés à l’endettement ont tendance à se poser longtemps après une récession et une foule de raisons pour lesquelles les entreprises réduisent tardivement leurs dépenses, même après la fin de la récession.

Restaurants et risque

Il existe des listes qui tentent de classer diverses activités selon diverses catégories de risque de contracter la COVID-19. Le gouvernement du Canada dispose d’une assez bonne classification : « risque faible », « risque moyen » et « risque élevé ».

Activités à faible risque

Les activités à risque faible sont pour la plupart évidentes : aller chercher le courrier, conduire sa voiture, faire une promenade, aller au parc et pratiquer des sports de peu de contacts, comme le tennis ou le golf. Il est peut-être un peu surprenant que l’achat de mets à emporter au restaurant fasse partie de cette catégorie, mais le risque de transmission du virus par des objets inanimés est considéré comme assez faible. Aller à l’épicerie ou dans des boutiques qui respectent les conseils de santé publique est également considéré comme une activité à faible risque, bien qu’on puisse s’attendre à ce qu’elle figure au sommet de la catégorie. En théorie, on peut s’y adonner sans trop de soucis, à condition de prendre des précautions suffisantes.

Activités à risque moyen

Ces activités comprennent aller au salon de coiffure, se rendre à un rendez-vous médical, séjourner à l’hôtel ou prendre un taxi, travailler dans un bureau ou aller à l’école, aller au cinéma, manger sur la terrasse d’un restaurant et visiter des personnes à risque. Essentiellement, ce sont des activités qui nécessitent de passer beaucoup de temps avec un nombre limité de personnes, parfois à l’intérieur. Les gens doivent évaluer les avantages de l’activité par rapport au risque modéré qu’elle comporte.

Activités à risque élevé

Celles-ci englobent aller dans les bars, les salles de sport, les restaurants intérieurs bondés (on ne sait pas trop où se situerait un restaurant non bondé dans ce classement), les casinos, les réceptions intérieures, les bateaux de croisière, les grands rassemblements et les transports en commun achalandés, ainsi que la participation à des sports de contact comme le football et le basketball. Ces activités ne devraient peut-être pas être autorisées à l’heure actuelle, mais pourtant, plusieurs d’entre elles le sont. La situation est fragile, et explique peut-être pourquoi plusieurs pays développés sont actuellement aux prises avec une augmentation du nombre de nouvelles infections. Nous avons déjà formulé notre inquiétude concernant l’ouverture des restaurants intérieurs, des bars et des salles de gym.

Nous n’avons pas changé d’avis, mais nous devons admettre un point d’ambiguïté. Les réservations effectuées au moyen d’OpenTable portent à croire que le secteur de la restauration est à peu près revenu à la normale sans trop de difficulté en Allemagne et en Irlande (voir le graphique ci-après). Certes, l’Allemagne a vu le nombre d’infections augmenter, mais à un rythme moins marqué que certains autres grands pays européens. Nous ne savons pas trop comment expliquer la situation – il est possible que l’Allemagne ait réussi à réduire le nombre de nouveaux cas à des niveaux suffisamment bas pour que les restaurants ne constituent tout simplement plus une source de transmission importante. Il se pourrait aussi que les restaurants allemands appliquent mieux la distanciation sociale, ou que notre hypothèse soit complètement erronée, bien que tout le reste semble concorder.

Les restaurants du monde entier rouvrent leurs salles à manger

Les restaurants du monde entier rouvrent leurs salles à manger

Nota : Données en date du 22 juillet 2020. Nombre de clients dans les restaurants selon les réservations en ligne et par téléphone et les visites spontanées, établi au moyen d’un échantillonnage de restaurants sur OpenTable. Sources : OpenTable, RBC GMA.

Séquence des crises

Les crises économiques ne sont jamais souhaitables, mais nous devrions probablement être reconnaissants que la crise financière mondiale ait eu lieu il y a dix ans ; elle aurait en effet pu être beaucoup plus grave si la pandémie de COVID-19 s’était produite au même moment.

Aux fins de cet exercice de réflexion, nous nous sommes demandé ce qui serait advenu de la bulle immobilière aux États-Unis, n’eût été la crise financière.

À notre avis, sans la crise financière mondiale, les décideurs et le secteur bancaire auraient été dans une situation beaucoup plus délicate pour composer avec les chocs économiques et financiers découlant de la COVID-19.

Du point de vue des décideurs, il est indéniable que la crise financière a diminué en partie la capacité budgétaire et monétaire qui aurait été fort utile pour gérer la pandémie. Toutefois, il est à peu près certain que les décideurs auraient été beaucoup plus hésitants au départ, et seraient intervenus de manière beaucoup plus discrète, sans le sentiment d’urgence qu’ils ont exprimé au début de la crise financière. Cela aurait peut-être provoqué une crise financière totalement différente en parallèle avec la paralysie économique attribuable au virus. Ils ont plutôt appris que pour venir à bout d’une crise, ils devaient adopter des mesures en matière de politiques audacieuses ; ils disposaient d’ailleurs cette fois des outils et de l’expérience nécessaires pour réussir.

En ce qui concerne le secteur financier, la crise financière mondiale a entraîné une refonte du système bancaire qui s’est étendue sur une période de dix ans et qui a donné lieu à une meilleure capitalisation, à une diminution de l’endettement et à une réduction globale de la prise de risque. De fait, les banques semblent avoir assez bien résisté au choc de la COVID-19 (précisons toutefois que les pertes sur prêts ont tendance à s’accumuler avec un certain décalage).

Le point sur le Brexit

Le Royaume-Uni devrait sortir de l’Union européenne dans moins de cinq mois, mais les deux parties n’ont toujours pas réussi à négocier un accord de libre-échange.

Depuis le début de l’année, nous réitérons régulièrement notre inquiétude grandissante qu’aucun accord ne soit conclu, ou alors qu’il ait une portée limitée. Nous faisons maintenant officiellement passer à 55 % la probabilité d’un Brexit sans accord (du moins aux termes d’un accord de libre-échange ; certaines autres questions ont déjà été réglées, et d’autres enjeux de moindre importance pourraient aussi éventuellement être résolus). Parallèlement, nous établissons à 40 % la perspective d’un accord superficiel. Il va sans dire que la probabilité d’une union douanière ou d’un accord de libre-échange approfondi – qui pourrait englober une bonne part du secteur des services, par exemple – est maintenant plutôt faible, à seulement 5 % collectivement (voir le diagramme).

L’accord final sur le Brexit est compliqué par la COVID-19

Les négociations n’ayant pas été fructueuses, un Brexit sans accord est désormais le scénario le plus probable.

L’accord final sur le Brexit est compliqué par la COVID-19

Nota : Données en date du 31 juillet 2020. Incidence sur le PIB sur une période de 15 ans. Sources : Trésor du Royaume-Uni, RBC GMA

Un Brexit sans accord est maintenant dans la mise pour différentes raisons. Les négociations n’ont jusqu’à présent pas été fructueuses, et certains analystes soutiennent qu’un accord éventuel devra être conclu d’ici septembre pour pouvoir être ratifié avant la fin de l’année. C’est une échéance très serrée. Cela étant dit, la perspective d’un Brexit dur ne suscite plus les mêmes craintes que par le passé, parce que tout le monde a un problème bien plus important à régler. En fait, l’électeur britannique moyen pourrait devenir plus favorable à un Brexit dur en raison de la montée de l’isolationnisme à l’échelle mondiale. Les marchés de paris semblent être à peu près du même avis que nous.

Bien que nous ayons dépassé la date limite officielle pour demander un report et que le Parti conservateur insiste sur le fait qu’aucun report ne sera demandé, nous continuons obstinément de croire qu’il reste toujours une faible probabilité de 10 % que le Brexit soit reporté à l’année prochaine si l’une ou l’autre des parties choisit de ne pas poursuivre ce bras de fer jusqu’à sa conclusion logique. Évidemment, tout report éventuel devra être résolu un jour ou l’autre, et ces résultats éventuels sont déjà indiqués dans le diagramme ci-dessus.

Bien que la possibilité d’un Brexit sans accord ne soit pas aussi inquiétante que par le passé, il est sans doute mal avisé de croire que la question mérite moins d’attention en raison de l’arrivée d’un choc plus important. Deux chocs simultanés sont certainement pires qu’un seul.

Remontée du protectionnisme

Dans un contexte de conflits géopolitiques considérables et d’augmentation de l’isolationnisme à l’échelle mondiale, il n’est peut-être pas étonnant que les États-Unis aient récemment annoncé l’imposition d’un nouveau tarif de 10 % sur les produits d’aluminium canadiens.

Ce développement en a néanmoins surpris plusieurs, nous les premiers, puisque les États-Unis avaient levé leurs droits de douane sur l’aluminium canadien il y a quelque temps. De plus, il y a un mois à peine, ils avaient marqué le début d’une nouvelle ère de libre-échange en Amérique du Nord en signant l’accord Canada–États-Unis–Mexique le 1er juillet. On aurait pu penser que si de nouveaux tarifs devaient être imposés, ils viseraient les États-Unis et la Chine. Le moment est drôlement choisi, car les États-Unis ont déjà fort à faire. Ils doivent en effet affronter une deuxième vague de la COVID-19 dans un contexte de relance économique précaire, de batailles politiques au sujet du précipice budgétaire mentionné plus tôt et d’élections imminentes.

Pour sa part, le Canada a riposté en imposant un tarif douanier sur les produits d’aluminium américains.

Cette situation est lourde de conséquences pour les secteurs concernés, mais n’a qu’une incidence limitée sur l’ensemble de l’économie. Ce qui est peut-être plus troublant, c’est que les États-Unis sont de nouveau sur un pied de guerre tarifaire. Le Royaume-Uni, la zone euro, le Japon et la Chine ont donc intérêt à rester sur leurs gardes, car ils pourraient être à leur tour visés par des tarifs douaniers s’ils n’arrivent pas à régler leurs différends commerciaux avec les États-Unis.

– Avec la contribution de Vivien Lee et de Kiki Oyerinde

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Déclarations

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