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Découvrez la nouvelle expérience numérique de RBC iShares.

Vous y trouverez tout ce qui concerne les FNB : stratégies de placement, produits, perspectives et plus encore.

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Principaux points à retenir

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  • Nous pensons que la volatilité demeurera élevée, en raison du ralentissement de la croissance et des politiques commerciales changeantes qui rendent les signaux macroéconomiques plus difficiles à interpréter. Les baisses de taux pourraient être limitées, car la Réserve fédérale américaine (Fed) doit composer avec le marché du travail tendu et le risque d’inflation lié aux droits de douane. À court terme, nous préférons les stratégies à faible volatilité et les actions défensives.

  • Dans ce contexte de contre-courants macroéconomiques, quelques opportunités attrayantes continuent d’offrir un potentiel à long terme. L’IA reste un thème durable, soutenu par les investissements structurels et la baisse des coûts de traitement informatique, tandis que l’Amérique latine pourrait bénéficier de l’évolution des chaînes logistiques mondiales.

  • Aujourd’hui, la diversification implique de regarder au-delà de la durée. Les investisseurs doivent songer à combiner les obligations indexées sur l’inflation, l’or, les infrastructures et les obligations à court terme, afin de réduire le risque de corrélation et d’améliorer la résilience dans l’ensemble des catégories d’actifs.

Actions

En ce qui concerne les répartitions dans les actifs canadiens et américains, nous pensons que les investisseurs ont tout intérêt à augmenter légèrement les positions défensives et à rechercher des points d’entrée attrayants dans des thèmes durables. À l’étranger, les actions internationales peuvent offrir le double avantage de valorisations plus modestes et d’une diversification accrue.

Titres à revenu fixe

En ce qui concerne les titres à revenu fixe de base, nous privilégions la première partie et le milieu de la courbe, c’est-à-dire les échéances comprises dans la fourchette de 3 à 7 ans. Les anticipations de hausse de l’inflation plaident en faveur de la protection contre l’inflation, en particulier dans la première partie de la courbe.

Diversification

L’érosion de la corrélation négative entre les actions et les obligations renforce l’importance d’avoir recours à des sources alternatives pour diversifier les portefeuilles, par exemple en se tournant vers l’or, les infrastructures et les liquidités.

Nos symboles boursiers favoris :

XFLX

XFLX IShares FlexibleMonthly Income EETF (couvert en CAD)

XMU

iShares MSCI Min Vol USA Index ETF

XDIV

iShares Core MSCI Canadian Quality Dividend Index ETF

CGLC

iShares Gold Bullion ETF

XSH

iShares Core Canadian Short Term Corporate Bond Index ETF

XSTH

iShares 0-5 Year TIPS Bond Index ETF (couvert en CAD)

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Les références à des investissements spécifiques sont fournies uniquement à titre d’illustration et ne constituent en aucun cas des recommandations d’achat ou de vente de ces investissements.

« L’augmentation de la volatilité, combinée à une corrélation de moins en moins claire entre les actions et les obligations, oblige les investisseurs à porter un regard critique sur la diversification. »

Gargi Pal Chaudhuri, Cheffe des placements et stratégiste, Portefeuilles, BlackRock Inc.

Macro

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Nous prévoyons un ralentissement de la croissance et une hausse de l’inflation pour le reste de l’année 2025

L’incertitude liée à la politique commerciale américaine – en dépit du sursis accordé à la plupart des pays sur le front des droits de douane réciproques – a accru le risque d’un fort ralentissement de la croissance qui pourrait aller au-delà de la modération que nous attendions au début de l’année. Il est probable que les droits de douane pèseront sur la croissance tout en attisant l’inflation à court terme, dans une mesure qui dépendra de leur ampleur et de la durée de leur application. Comme l’a souligné BlackRock Investment Institute (BII), « tandis qu’une incertitude prolongée est dommageable pour l’économie, nous pensons que les principes fondamentaux de l’économie infléchiront la politique commerciale des États-Unis. La réactivité de l’administration américaine aux mouvements du marché et la récente désescalade de la rhétorique devraient améliorer le sentiment des investisseurs, mais nous pensons que la volatilité ne s’apaisera pas tant que la question ne sera pas réglée. À plus long terme, aux États-Unis, les propositions d’extension des dégrèvements fiscaux et le programme de déréglementation pourraient stimuler la croissance, mais risquent d’aggraver le déficit budgétaire.

Compte tenu des données actuelles, nous pensons que la Fed restera en pause au moins jusqu’à sa réunion de juin, et probablement au-delà. Les courants politiques contradictoires compliquent les perspectives. Tandis que les politiques commerciales risquent de freiner la croissance, la politique d’immigration risque de réduire l’offre de main-d’œuvre. Selon nous, la pression salariale attribuable au resserrement du marché du travail, combinée à la pression sur les prix découlant des droits de douane, pourrait retarder ou empêcher les réductions de taux directeur que le ralentissement de la croissance devrait normalement impliquer. La Fed pourrait être en mesure d’abaisser ses taux au cours du second semestre, à condition que les attentes d’inflation à long terme restent contenues. Toutefois, compte tenu des contradictions entre les deux volets de son double mandat, il est envisageable que seul un ralentissement brutal puisse pousser la Fed à agir.

Jusqu’à présent, les données économiques font preuve de résilience et restent globalement conformes à nos prévisions pour l’année à venir. Les biens durables, les ventes au détail, les commandes d’usine et l’emploi dans le secteur non agricole ont poursuivi sur la lancée dynamique, mais en ralentissement progressif, que nous observons depuis une année 1. La croissance des bénéfices des sociétés a également entamé le deuxième trimestre sur une note positive. Jusqu’à présent, la période de publication des bénéfices du premier trimestre est en passe de dépasser les prévisions consensuelles, bien que les prévisions de bénéfices aient été constamment revues à la baisse depuis l’annonce des droits de douane2.

Néanmoins, les données qualitatives semblent pencher vers un scénario de récession. Avant même le déploiement de droits de douane à l’échelle mondiale, les sondages de l’Université du Michigan et du Conference Board indiquaient que le moral des consommateurs était au plus bas depuis plusieurs années3 . Les sondages de la NFIB et de l’AAII indiquaient une baisse de confiance similaire pour les propriétaires de petites entreprises et les investisseurs, respectivement3 Notre propre indicateur de confiance – basé sur les liquidités, les flux, l’effet de levier, les écarts de crédit et l’ampleur du marché – signalait également un déclin régulier avant de s’effondrer la semaine de l’annonce des droits de douane4. Si l’instabilité politique persistait, le moral des consommateurs pourrait être encore plus ébranlé.

Nous avons observé une tendance similaire dans les données économiques canadiennes. Les données sur la confiance se sont globalement inversées par rapport au quatrième trimestre, signalant une érosion de l’optimisme des consommateurs et des entreprises, tandis que les données sur l’activité se sont affaiblies en raison de l’incertitude liée au commerce international5. Alors que l’inflation du mois de mars ressortait largement en deçà des prévisions consensuelles, la Banque du Canada a insisté sur le fait que sa position était tributaire des données, compte tenu de la volatilité des politiques et des échanges commerciaux. Au Canada, le gouvernement nouvellement élu pourrait mettre en place un soutien budgétaire plus important (avec de nouvelles dépenses potentielles centrées sur l’incitation à la construction de logements, les infrastructures, la défense, etc.), ce qui compenserait l’effet négatif des tensions commerciales sur la croissance.

En résumé, il nous semble judicieux de mettre en place une protection contre la volatilité des actions tout en recherchant des points d’entrée attrayants dans les thèmes durables. Nous donnons la priorité à la diversification, dans un contexte de volatilité structurellement plus élevée où les bons du Trésor américain pourraient ne plus être la source de diversification fiable qu’ils représentaient auparavant.

Figure 1 : La confiance était déjà en déclin avant l’annonce des droits de douane mondiaux, et elle s’est effondrée après

Indice de confiance

Figure 1: La confiance était déjà en déclin avant l’annonce des droits de douane mondiaux, et elle s’est effondrée après Indice de confiance

Figure 1 La confiance etait deja en declin avant lannonce des droits de douane mondiaux et elle sest effondree apres Indice de confiance

BlackRock. Résultats normalisés de l’indice de confiance, équipondérés entre les placements en liquidités, les flux de FNB, l’effet de levier des fonds de couverture, les écarts de crédit du haut rendement et l’ampleur du marché des actions. Au 14 avril 2025.

Source : BlackRock. Résultats normalisés de l’indice de confiance, équipondérés entre les placements en liquidités, les flux de FNB, l’effet de levier des fonds de couverture, les écarts de crédit du haut rendement et l’ampleur du marché des actions. Au 14 avril 2025.

Actions canadiennes

Nous prévoyons une montée de l’incertitude au Canada, où le rendement du marché boursier reste largement sensible aux annonces de changements dans la politique commerciale des États-Unis.

Dans le contexte du virage protectionniste des États-Unis, le Canada ne figure pas dans la longue liste de pays frappés de droits de douane réciproques depuis le début du mois. En outre, les exemptions au titre de L’AEUMC n’ont pas été révoquées.

Pourtant, lors de sa réunion d’avril, la Banque du Canada a décidé de maintenir ses taux, pour des raisons qui concordent avec nos perspectives : la banque a cité un « environnement hautement incertain », d’autant plus que les politiques tarifaires sont élaborées dans une conjoncture macroéconomique affaiblie. Les données économiques montrent un léger recul, avec un déclin de l’emploi en mars (tandis que les résultats de sondages signalent un ralentissement potentiel de l’embauche), un fléchissement des ventes au détail après le bond de fin d’année en 2024, et une inflation persistante6.

De manière générale, nous pensons qu’à court terme, les actifs à risque continueront de se négocier au gré des manchettes et resteront tributaires des données, selon l’impact des politiques commerciales sur la croissance économique.

Réaliser des gains sur les positions défensives et rechercher des occasions

XMV

iShares MSCI Min Vol Canada Index ETF

XDIV

iShares Core MSCI Canadian Quality Dividend Index ETF

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Actions américaines

Avant la prise en compte des droits de douane, nos estimations indiquent une croissance des bénéfices du S&P 500 de 8 à 10 % pour l’ensemble de l’année 2025, ainsi qu’un élargissement des prévisions de bénéfices par rapport au sommet de l’indice.7

Toutefois, nous reconnaissons que de nombreuses prévisions de bénéfices ne reflètent pas encore la réalité d’un monde redéfini par les politiques commerciales. Le ralentissement de la croissance du produit intérieur brut (PIB) que nous prévoyons pourrait également se traduire par un ralentissement de la croissance des bénéfices, potentiellement exacerbé par l’impact des prix élevés sur le revenu réel des ménages. Cela pourrait exercer une pression supplémentaire sur les prévisions de revenus et les marges des sociétés si celles-ci peinent à répercuter les coûts dans un contexte de croissance ralentie.

Les perspectives des actions restent floues à court terme. La forte incertitude macroéconomique complique l’analyse descendante, tandis que les estimations ascendantes sont entravées par les retours en arrière dans les indications prospectives des sociétés. Au lieu d’utiliser des cours cibles spécifiques, nous prenons en compte une fourchette d’estimations de croissance des bénéfices fondée sur des multiples plus conformes aux données historiques. Le large éventail des prévisions de bénéfices par action (BPA) rend difficile d’estimer avec précision le ratio cours-bénéfice (C/B) à terme, mais nous estimons que le multiple actuel devrait être quelque peu supérieur à la moyenne à long terme. Compte tenu des multiples d’indices supérieurs à la moyenne et des prévisions de ralentissement de la croissance, il est important d’adopter une approche précise en matière de pondération des actions. Toutefois, nous mettons en garde contre une extrapolation excessive dans les valorisations, car celles-ci sont souvent un mauvais indicateur des rendements à court terme. Plutôt que de se concentrer sur une valorisation spécifique, nous pensons que les investisseurs devraient envisager des stratégies dynamiques et systématiques visant à répondre rapidement aux changements dans les prévisions de bénéfices.

Compte tenu de l’incertitude et de la volatilité dominantes, nous pensons que les investisseurs ont tout intérêt à augmenter légèrement les positions défensives et à rechercher des points d’entrée attrayants dans des thèmes durables.

Figure 2 : Les estimations de bénéfices et les multiples restent proches des moyennes sur 10 ans

Multiples prévisionnels à 12 mois du S&P 500 et BPA

Figure 2: Les estimations de bénéfices et les multiples restent proches des moyennes sur 10 ans Multiples prévisionnels à 12 mois du S&P 500 et BPA

Figure 2 Les estimations de benefices et les multiples restent proches des moyennes sur 10 ans Multiples previsionnels a 12 mois du SP 500 et BPA

Source: Voir la figure 2 en annexe

Source: Voir la figure 2 en annexe.

Miser sur les positions défensives : gagner plus en perdant moins

Les ventes massives d’avril causées par la politique monétaire ont attisé la volatilité de façon spectaculaire. Bien que les actions se soient partiellement redressées à la suite des changements politiques, il nous semble difficile que la volatilité se dissipe dans un marché aussi sensible aux manchettes. Indépendamment de la direction des actions américaines à court terme, la volatilité boursière structurellement plus élevée a tendance à se traduire par un déclin des rendements ajustés au risque. C’est pourquoi nous pensons que les investisseurs – en particulier ceux qui ont un horizon temporel plus court ou une tolérance au risque plus faible – peuvent avoir intérêt à se tourner vers le facteur faible volatilité pour renforcer leur protection contre les turbulences du marché. Du fait que le facteur offre un encaissement asymétrique de la hausse et de la baisse – participant davantage à la hausse qu’à la baisse –, historiquement, et au fil du temps, il a reflété un rendement similaire à celui de l’ensemble du marché avec un risque global plus faible.8 Au cours des périodes précédentes de faible croissance et d’inflation élevée, le facteur faible volatilité a produit un rendement largement supérieur à celui des autres facteurs d’actions et de l’ensemble du marché.

« Au cours des derniers mois, nous avons augmenté notre pondération dans les logiciels et les applications, car c’est là que la valeur de l’écosystème commence à être encaissée. De nombreuses sociétés du secteur sont relativement bon marché. La croissance des bénéfices restera solide, à moins d’une récession. »

Tony Kim, Premier directeur général, Analyse fondamentale, actions

Réaliser des gains sur les positions défensives et rechercher des occasions

XMU* - iShares MSCI Min Vol USA Index ETF

XQLT - iShares MSCI USA Quality Factor Index ETF

XUSC* - iShares S&P 500 3% Capped Index ETF

XQQU* - iShares NASDAQ 100 Index ETF

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*Des parts couvertes en CAD sont également disponibles : XMS, XSPC, XQQ

Figure 3 : Le facteur faible volatilité a produit un rendement supérieur pendant la période stagflationniste des années 70-80

Rendement des facteurs

Figure 3: Le facteur faible volatilité a produit un rendement supérieur pendant la période stagflationniste des années 70-80

Rendement des facteurs
Figure 3 Le facteur faible volatilite a produit un rendement superieur pendant la periode stagflationniste des annees 70 80

Source: bibliothèques de données de Fama-French. Le marché des actions est un portefeuille pondéré en fonction de la valeur contenant toutes les actions américaines du NYSE, de l’AMEX et du NASDAQ utilisées pour calculer le rendement excédentaire du marché par rapport au taux sans risque. Dans le jeu de données de Fama-French, la taille est représentée par le facteur SMB, la valeur par le HML, la qualité par le RMW et le momentum par le MOM. Faible volatilité représentée par BAB dans le jeu de données d’AQR. Le SMB est un facteur taille qui représente la différence entre le rendement des petites capitalisations et celui des grandes capitalisations. Le HML est un facteur valeur qui représente la différence entre le rendement des sociétés dont la valeur comptable au marché est élevée et celui des sociétés dont la valeur comptable au marché est faible. Et le RMW est un facteur rentabilité qui représente la différence entre le rendement des sociétés dont la rentabilité d’exploitation est élevée et celui des sociétés dont la rentabilité d’exploitation est faible. Le MOM est un facteur momentum qui représente la différence entre le rendement des sociétés à fort momentum de prix et celui des sociétés à faible momentum de prix. Au 31 mars 2025.. Le rendement ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou des autres frais. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

Source : bibliothèques de données de Fama-French. Le marché des actions est un portefeuille pondéré en fonction de la valeur contenant toutes les actions américaines du NYSE, de l’AMEX et du NASDAQ utilisées pour calculer le rendement excédentaire du marché par rapport au taux sans risque. Dans le jeu de données de Fama-French, la taille est représentée par le facteur SMB, la valeur par le HML, la qualité par le RMW et le momentum par le MOM. Faible volatilité représentée par BAB dans le jeu de données d’AQR. Le SMB est un facteur taille qui représente la différence entre le rendement des petites capitalisations et celui des grandes capitalisations. Le HML est un facteur valeur qui représente la différence entre le rendement des sociétés dont la valeur comptable au marché est élevée et celui des sociétés dont la valeur comptable au marché est faible. Et le RMW est un facteur rentabilité qui représente la différence entre le rendement des sociétés dont la rentabilité d’exploitation est élevée et celui des sociétés dont la rentabilité d’exploitation est faible. Le MOM est un facteur momentum qui représente la différence entre le rendement des sociétés à fort momentum de prix et celui des sociétés à faible momentum de prix. Au 31 mars 2025. Le rendement ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou des autres frais. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

Outre le facteur faible volatilité, nous évaluons les corrélations historiques entre la croissance économique et l’inflation afin de trouver des secteurs défensifs susceptibles de protéger les portefeuilles d’actions de tels chocs. Nous constatons que les services publics et les biens de consommation de base se sont avérés les moins sensibles aux fluctuations de ces deux variables, tandis que les secteurs de l’énergie et de la technologie ont été plus exposés. 9

Nous étendons cette analyse au-delà des corrélations historiques en superposant les valorisations actuelles. Alors que les biens de consommation de base ont historiquement été utilisés pour construire des positions défensives, nous constatons que le secteur se négocie actuellement à 21 fois les bénéfices, ce qui se situe au-dessus des prix du marché général et de la moyenne historique du secteur, soit une configuration plus exigeante qui pourrait déjà présenter une situation encombrée. 10 Les soins de santé, un autre secteur traditionnellement défensif, se négocient également au-dessus de la moyenne historique du secteur.10 Toutefois, si nous creusons l’analyse à l’intérieur des secteurs, nous trouvons des occasions défensives parmi les prestataires de soins de santé qui se négocient à 13 fois les bénéfices prévisionnels, soit en dessous de la moyenne à long terme du secteur qui ressort à 14. 11 Les services publics représentant un autre secteur intéressant, surpondéré dans de nombreuses stratégies factorielles axées sur la volatilité minimale. 12

Figure 4 : Sensibilité historique à la croissance et à l’inflation

Sensibilité du secteur à la croissance et à l’inflation

Figure 4: Sensibilité historique à la croissance et à l’inflation Sensibilité du secteur à la croissance et à l’inflation

Figure 4 Sensibilite historique a la croissance et a linflation Sensibilite du secteur a la croissance et a linflation

Sources: BlackRock, Morningstar. Corrélations historiques basées sur les corrélations quotidiennes de la dernière période d’un an se terminant le 31 mars 2025. Inflation représentée par l’IPC, croissance représentée par la croissance à terme du S&P 500. Les groupements sectoriels sont déterminés par les groupements MSCI GICS de niveau 1 et les indices Russell Small & Mid-Cap et Russell 1000 Value & Growth. Au 31 mars 2025. Le rendement des indices n’est présenté qu’à titre d’exemple. Le rendement des indices ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou des autres frais. Les indices ne sont pas gérés, et il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

Sources : BlackRock, Morningstar. Corrélations historiques basées sur les corrélations quotidiennes de la dernière période d’un an se terminant le 31 mars 2025. Inflation représentée par l’IPC, croissance représentée par la croissance à terme du S&P 500. Les groupements sectoriels sont déterminés par les groupements MSCI GICS de niveau 1 et les indices Russell Small & Mid-Cap et Russell 1000 Value & Growth. Au 31 mars 2025. Le rendement des indices n’est présenté qu’à titre d’exemple. Le rendement des indices ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou des autres frais. Les indices ne sont pas gérés, et il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

Jouer l’offensive : que faire de l’IA ?

L’évolution de la politique commerciale de l’administration Trump continue d’attiser la volatilité des marchés.

Bien que l’incertitude liée aux droits de douane puisse persister, nous voyons des occasions sélectives pour les investisseurs bien positionnés pour composer avec le risque à court terme. Les entreprises très rentables, dotées d’un bilan solide et de bénéfices stables sont bien placées pour faire face à la volatilité à court terme. Plus important encore, selon nous, la proposition de croissance à long terme offerte par le thème de l’IA, qui a dominé le marché des actions en 2023 et 2024, reste intacte.

Les actions du secteur de l’IA ont été durement touchées par les récentes liquidations, en grande partie parce qu’elles dépendent d’une chaîne logistique intégrée mondialement pour ce qui est des puces électroniques et du matériel. L’administration américaine s’efforce de maintenir sa position dans le domaine de l’IA et compte prendre une série de mesures destinées à protéger et renforcer cette position, avec notamment des contrôles à l’exportation et des mesures commerciales supplémentaires.

Par ailleurs, les secteurs de l’économie physique restent vulnérables. Dans les sociétés américaines du secteur du textile, de l’habillement et des produits de luxe, par exemple, 87 % du coût des produits vendus est généré à l’étranger, dont près de la moitié en Chine.13Dans un monde au commerce fragmenté, ces sociétés pourraient faire face à un risque important lié au coût des intrants, au détriment de leurs marges. Dans le même temps, la baisse des coûts de traitement informatique liés à l’IA crée un effet de levier sur les marges des éditeurs de logiciels, pour lesquels la réduction des dépenses d’infrastructure pourrait se traduire par une plus grande rentabilité.

Selon nous, l’avantage structurel de l’IA dans le secteur des logiciels, en plus de sa résilience face aux droits de douane potentiels, en fait l’un des secteurs les plus intéressants sur le marché des actions.

L’investissement dans l’IA va-t-il ralentir ?

Une petite poignée d’entreprises à mégacapitalisation ont dominé les premières phases de l’expansion de l’IA en construisant des centres de données d’IA à grande échelle. Les principaux bénéficiaires de ce développement sont les concepteurs et les fabricants de puces et de matériel d’intelligence artificielle.

Cette année, les quatre sociétés américaines aux dépenses les plus élevées (Amazon, Microsoft, Google et Meta) ambitionnent de déployer plus de 315 milliards de dollars d’investissements dont la majeure partie est destinée à l’expansion de l’infrastructure d’IA.14 Les investisseurs ont intérêt à suivre de près tout changement survenant dans ces plans, car les commentaires de l’une ou l’autre de ces sociétés à mégacapitalisation pourraient consolider (ou remettre en question) la prédominance des actions de l’IA. Nous pensons que cette vague d’investissement se poursuivra, soutenue par la demande structurelle de traitement informatique lié à l’IA, y compris dans un environnement de tensions commerciales ou d’incertitude macroéconomique. Néanmoins, tout ralentissement ou plafonnement des dépenses présenterait un risque à court terme pour certaines parties du secteur de l’IA.

Figure 5 : Les quatre sociétés aux dépenses d’investissement les plus élevées par rapport au reste du S&P 500

Sociétés aux dépenses d’investissement les plus élevées par rapport aux secteurs GICS

Figure 5: Les quatre sociétés aux dépenses d’investissement les plus élevées par rapport au reste du S&P 500

Sociétés aux dépenses d’investissement les plus élevées par rapport aux secteurs GICS
Figure 5 Les quatre societes aux depenses dinvestissement les plus elevees par rapport au reste du SP 500

Source: Refinitiv, estimations moyennes des analystes. Les groupements sectoriels sont fondés sur les groupements MSCI GICS de niveau 1. Les références à des sociétés et à des émetteurs particuliers sont données à des fins éducatives seulement et ne doivent pas être considérées comme une recommandation relative à l’achat ou à la vente de titres. Les sociétés indiquées ne représentent pas nécessairement les placements actuels ou futurs des produits BlackRock. Pour connaître les positions actuelles des fonds, veuillez consulter les pages produit des fonds respectifs. Au 7 avril 2025.

Source : Refinitiv, estimations moyennes des analystes. Les groupements sectoriels sont fondés sur les groupements MSCI GICS de niveau 1. Les références à des sociétés et à des émetteurs particuliers sont données à des fins éducatives seulement et ne doivent pas être considérées comme une recommandation relative à l’achat ou à la vente de titres. Les sociétés indiquées ne représentent pas nécessairement les placements actuels ou futurs des produits BlackRock. Pour connaître les positions actuelles des fonds, veuillez consulter les pages produit des fonds respectifs. Au 7 avril 2025.

Actions internationales

Alors que les actions américaines ont décliné au premier trimestre, touchées par les préoccupations relatives à la croissance, les actions internationales ont dégagé un rendement nettement supérieur, l’écart de rendement relatif entre les indices européens et américains n’ayant jamais été aussi important en vingt ans 15

Les investissements internationaux ont bénéficié à la fois de rendements locaux élevés et d’un dollar en baisse, ce qui a augmenté les rendements réalisés par les investisseurs américains. BII reste positif sur les actions des marchés développés, mais prévoit une plus grande volatilité à court terme.

Si nous continuons à croire au rôle central des États-Unis sur les marchés financiers mondiaux et à leur capacité à créer des sociétés solides et innovantes, les marchés développés hors États-Unis ont bénéficié d’un regain d’intérêt fondé sur leurs propres trajectoires de croissance. Qu’il s’agisse de l’effort de l’Europe en faveur de dépenses d’infrastructure et de défense significatives ou de l’accent mis par le Japon sur la création de valeur pour les actionnaires, la fragmentation géopolitique d’aujourd’hui ne fait qu’accélérer cette tendance.

Nous pensons que l’incertitude grandissante aux États-Unis continuera à influencer les décisions de répartition d’actifs régionaux pour les investisseurs étrangers. Les premiers mois de l’année 2025 ont montré que les investisseurs étrangers avaient commencé à transférer leurs placements aux États-Unis pour les rapatrier vers leurs marchés nationaux. Cette tendance, si elle se poursuit, pourrait donner un coup de pouce supplémentaire au rendement des actions internationales. 16

Pour de nombreux investisseurs, regarder au-delà des placements au Canada et aux États-Unis peut offrir le double avantage de valorisations plus faibles et d’une meilleure diversification.

Trouver de la valeur (et des revenus) dans les marchés développés

Les États-Unis ont longtemps bénéficié de leur orientation en faveur de la croissance, une des raisons pour lesquelles ce marché peut présenter des valorisations plus élevées.

Les marchés développés en dehors des États-Unis offrent souvent une plus grande exposition au facteur valeur – avec des dividendes et des rendements plus élevés que leurs homologues américains.. 17

En incorporant des actions internationales dans un portefeuille diversifié, les investisseurs peuvent bénéficier des tendances géopolitiques structurelles tout en équilibrant le biais de croissance inhérent à leurs répartitions dans les actions américaines.

Figure 6 : Les actions internationales présentent un profil factoriel différent de celui de leurs homologues américaines

Pondération du facteur style, base normalisée

Figure 6: Les actions internationales présentent un profil factoriel différent de celui de leurs homologues américaines

Pondération du facteur style, base normalisée
Figure 6 Les actions internationales presentent un profil factoriel different de celui de leurs homologues americaines

Source: BlackRock. Graphique des facteurs de style selon le modèle de risque lié aux actions. Les chiffres représentent les scores standardisés relatifs au nombre d’écarts-types d’une exposition par rapport à l’univers d’estimation. Au 14 avril 2025.

Source : BlackRock. Graphique des facteurs de style selon le modèle de risque lié aux actions. Les chiffres représentent les scores standardisés relatifs au nombre d’écarts-types d’une exposition par rapport à l’univers d’estimation. Au 14 avril 2025.

« Les droits de douane américains accéléreront la restructuration de la mondialisation. Les pays multialignés, parmi lesquels bon nombre de pays d’Amérique latine sont amenés à bénéficier d’une plus grande compétitivité à l’exportation, d’une meilleure diversification des échanges et d’une augmentation des flux d’investissement, comparativement aux autres pays. »

Catherine Kress, Cheffe, Recherche et stratégie géopolitiques, BlackRock Inc.

Pleins feux : l’importance stratégique de l’Amérique latine

Nous pensons que l’Amérique latine pourrait continuer à affirmer son rôle de partenaire commercial stratégiquement important, alors que les États-Unis et la Chine se disputent l’influence dans cette région. Les pays d’Amérique latine sont d’importants producteurs et exportateurs de matières premières et de produits agricoles, allant du cuivre et du lithium au soja et au bœuf.

L’importance stratégique de la région est soulignée par la présence des investissements des États-Unis et de la Chine. Bien que les États-Unis demeurent dominants en termes de commerce bilatéral, la Chine est désormais le deuxième partenaire commercial de la région, les échanges bilatéraux ayant atteint plus de 500 milliards de dollars au cours des dernières années.. 18 Alors que les États-Unis et la Chine continuent de chercher à exercer une influence dans la région, notamment par le biais d’investissements stratégiques, nous pensons que l’Amérique latine pourrait en tirer profit.

En outre, les valorisations sur les marchés d’actions de l’Amérique latine se négocient à des prix nettement inférieurs aux moyennes historiques :

Figure 7 : Les actions des pays d’Amérique latine se négocient avec une décote relative par rapport aux moyennes historiques

Valorisations des indices nationaux MSCI

Pays

Ratio cours/bénéfice (C/B)

Ratio cours/valeur comptable (C/VC)

Ratio C/B moyen sur 5 ans

Prime/escompte sur 5 ans

Brésil

7,5

1,6

8,6

-13%

Mexique

10,8

1,8

12,7

-15%

Chili

10,5

1,3

11,0

-4%

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Sources : BlackRock, Refinitiv. Les données de C/B et C/VC par pays proviennent des indices nationaux MSCI : MSCI Brazil, MSCI Mexico, et MSCI Chile. Au 14 avril 2025.

Minimiser la volatilité sur les marchés émergents

Nous maintenons un point de vue neutre sur les marchés émergents dans leur ensemble – nous surveillons les facteurs favorables liés à un positionnement aux actifs sous-pondérés et à une stimulation potentielle, mais nous reconnaissons que l’incertitude restera le principal catalyseur des prix à l’avenir. Nous pensons que la Chine restera confrontée au plus haut risque de volatilité commerciale, car la stratégie délibérée de découplage reste au cœur des objectifs déclarés par l’administration Trump. En outre, la surperformance des actions au premier trimestre a masqué des fissures potentielles dans la situation macroéconomique de la Chine, avant même l’annonce des droits de douane. La croissance des indicateurs à haute fréquence a ralenti fin mars, notamment la demande d’acier et le volume de fret des navires en partance des principaux ports, tandis que la confiance des consommateurs est restée à des niveaux déprimés.19

La rapidité des changements politiques et la persistance de la guerre commerciale pourraient peser sur la croissance chinoise : nous estimons que des droits de douane américains ciblant 70 % des exportations chinoises pénaliseraient le PIB de 2 %. La guerre commerciale montre peu de signes d’apaisement à court terme, alors que les détails restent flous et que l’incertitude gagne du terrain. C’est pourquoi nous privilégions les stratégies de volatilité minimale sur les marchés émergents, car elles ont enregistré une baisse nettement moins importante que l’indice général au cours des 10 dernières années.20

Se tourner vers l’étranger

XEU - iShares MSCI Europe IMI Index ETF

XEF - iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF

XMI - iShares MSCI Min Vol EAFE Index ETF

XMM - iShares MSCI Min Vol Emerging Markets Index ETF

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Titres à revenu fixe

La volatilité des taux reste une préoccupation majeure pour les marchés financiers.

Au premier trimestre, les taux des obligations canadiennes ont chuté sur l’ensemble de la courbe dans un contexte de forte incertitude commerciale et d’incidence négative potentielle sur la croissance. La Banque du Canada indique qu’elle pourrait être amenée à agir avec une plus grande prudence, compte tenu de l’incertitude entourant les perspectives, en accordant moins d’importance aux prévisions et plus d’importance aux données réelles. L’inflation restant l’objectif principal de la Banque, la trajectoire des taux dépendra, selon nous, de la portée et de l’ampleur des droits de douane américains. Les investisseurs pourraient bénéficier d’une approche active et souple au regard des solutions de rendement en revenu.

Aux États-Unis, les taux de la partie longue de la courbe de rendement ont régulièrement augmenté depuis l’annonce des droits de douane le 2 avril, les taux nominaux à 30 ans ayant grimpé de 27 points de base et les taux réels à 30 ans de 36 points de base.21 L’évolution spectaculaire de la partie longue de la courbe a vu la prime de terme à 10 ans atteindre son plus haut niveau en une décennie. Une partie du mouvement peut être attribuée au positionnement et à d’autres facteurs temporaires – le plongeon notable des données relatives à l’effet de levier du courtage de premier ordre et l’évolution marquée vers des écarts de swap encore plus négatifs sont cohérents avec le dénouement des paris sur la courbe par les fonds de couverture et autres acteurs spéculatifs. Cependant, il y a des raisons de penser que les taux longs pourraient demeurer volatils, voire augmenter, notamment en raison de la détérioration continuelle des perspectives budgétaires. C’est pourquoi nous continuons de privilégier l’exposition à la première partie et au milieu de la courbe, c’est-à-dire les échéances comprises dans la fourchette de 3 à 7 ans.

Les obligations à duration court continuent de représenter une répartition tactique intéressante. Alors que le dénouement des opérations à effet de levier sur la courbe a provoqué une vente sur la partie longue et une accentuation de la courbe de rendement aux États-Unis, la première partie de la courbe (0 à 5 ans) est restée élevée et relativement plate. Nous pensons que les revenus et le portage sont attrayants sur la première partie de la courbe du Trésor, ainsi que pour certains titres de créance de sociétés et autres secteurs. La forte volatilité des taux d’intérêt conduit souvent à des dislocations de prix dans la partie courte de la courbe, que nous pensons pouvoir exploiter de manière opportuniste dans le cadre d’une gestion active.

Recherche de revenu

XSB - iShares Core Canadian Short Term Bond Index ETF

XSH - iShares Core Canadian Short Term Corporate Bond Index ETF

RCDB - RBC Canadian Discount Bond ETF

XIGS - iShares 1-5 Year U.S. IG Corporate Bond Index ETF (couvert en $ CA)

XFLX - iShares Flexible Monthly Income ETF (couvert en $ CA)

XSTH - iShares 0-5 Year TIPS Bond Index ETF (couvert en $ CA)

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Figure 8 : La courbe de rendement a du mal à s’accentuer dans la partie courte

Écart entre les bons du Trésor américain à 3 mois et à 5 ans

Source: BlackRock. Graphique des facteurs de style selon le modèle de risque lié aux actions. Les chiffres représentent les scores standardisés relatifs au nombre d’écarts-types d’une exposition par rapport à l’univers d’estimation. Au 14 avril 2025.

Écart entre les bons du Trésor américain à 3 mois et à 5 ans
Source BlackRock Graphique des facteurs de style selon le modele de risque lie aux actions Les chiffres representent les scores standardises relatifs au nombre decarts types dune exposition par rapport a lunivers destimation Au 14 avril 2025

Source: Bloomberg. L’écart entre les indices du Trésor américain à 3 mois et à 5 ans est indiqué. Du 22 avril 2024 au 21 avril 2025.. Le rendement des indices n’est présenté qu’à titre d’exemple. Il ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou d’autres frais. Les indices ne sont pas gérés, et il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

Source : Bloomberg. L’écart entre les indices du Trésor américain à 3 mois et à 5 ans est indiqué. Du 22 avril 2024 au 21 avril 2025. Le rendement des indices n’est présenté qu’à titre d’exemple. Il ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou d’autres frais. Les indices ne sont pas gérés, et il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

Nous pensons que la duration n’est pas nécessairement fiable en tant que protection traditionnelle en cas de choc de croissance. Tout d’abord, nous pensons que le FOMC ne réduira pas rapidement les taux, du fait que l’inflation est supérieure à la tendance et que les droits de douane ont un impact haussier sur les prix. Deuxièmement, nous pensons que l’augmentation des primes de terme et la dynamique des marchés du financement continueront à alimenter la volatilité des taux pour les actifs à duration plus longue. Enfin, l’incertitude budgétaire causée par les dégrèvements fiscaux pourrait remettre en question la solvabilité à long terme des États-Unis.

Protection contre l’inflation

Les chaînes logistiques mondiales peuvent évoluer au fil du temps, mais elles ne peuvent pas être reconnectées rapidement sans perturbation majeure. Non seulement les droits de douane augmentent les coûts, mais ils peuvent aussi réduire l’accès à des intrants clés et interrompre la production. À la suite du changement radical dans la politique commerciale des États-Unis, les attentes d’inflation ont augmenté. Actuellement, les points d’équilibre de l’inflation à deux ans (les points d’équilibre représentent la compensation de l’inflation implicite du marché sur une période donnée, en l’occurrence deux ans) sont parmi les plus élevés depuis le choc inflationniste d’après la pandémie.22 Bien que nous nous attendions à ce que les taux réels restent élevés, nous pensons que les récentes réévaluations des taux réels sont excessives et nous privilégions la protection contre l’inflation, en particulier dans la partie courte de la courbe.

« Nous continuons de privilégier les revenus liés aux titres de créance de sociétés et, compte tenu de la solidité initiale des données fondamentales, nous sommes à l’aise pour descendre sur le spectre de la qualité de manière sélective. »

Amanda Lynam, CPA, Responsable de la recherche sur le crédit macroéconomique, Placements alternatifs, BlackRock Inc.

Figure 9 : Les attentes d’inflation se sont accrues en raison du risque associé aux droits de douane

Points d’équilibre sur 2 ans

Figure 9: Les attentes d’inflation se sont accrues en raison du risque associé aux droits de douane

Points d’équilibre sur 2 ans
Figure 9 Les attentes dinflation se sont accrues en raison du risque associe aux droits de douane

Source: Bloomberg. Indice U.S. Treasury 2-Year Breakeven, qui reflète les attentes d’inflation du marché pour les deux prochaines années en mesurant la différence de rendement entre les bons du Trésor à 2 ans et les obligations du Trésor américain indexées sur l’inflation à 2 ans, en date du 14 avril 2025.

Source : Bloomberg. Indice U.S. Treasury 2-Year Breakeven, qui reflète les attentes d’inflation du marché pour les deux prochaines années en mesurant la différence de rendement entre les bons du Trésor à 2 ans et les obligations du Trésor américain indexées sur l’inflation à 2 ans, en date du 14 avril 2025.

Diversification en période de volatilité

Dans nos orientations de placement pour l’année 2025, nous avons expliqué comment des facteurs de risque tels que la mise en œuvre de droits de douane étendus, une politique d’immigration plus restrictive et des préoccupations budgétaires grandissantes pourraient entraver la trajectoire d’une croissance économique solide aux États-Unis.

Depuis, l’incertitude extrême ayant frappé le marché a démontré l’importance de la diversification des portefeuilles dans un contexte de fluctuations imprévisibles. Nous pensons surtout que les investisseurs peuvent bénéficier d’une stratégie de diversification plus délibérée, dès lors que les catégories d’actifs traditionnelles ne répondent pas aux besoins du moment.

Diversifier un portefeuille en se tournant vers l’or et les infrastructures :

Face à l’incertitude macroéconomique persistante, nous pensons que l’or pourrait constituer une solution viable dans les portefeuilles des investisseurs. Notre analyse montre qu’un léger ajout d’or dans un portefeuille peut augmenter son ratio de Sharpe sur des périodes de 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans.23

L’or peut également être utilisé comme couverture contre la dépréciation monétaire et les risques liés aux monnaies fiduciaires. Historiquement, les niveaux de dette publique ont montré une corrélation positive avec le prix de l’or.24 L’augmentation des déficits dans de nombreuses économies développées, en particulier aux États-Unis, a suscité des inquiétudes quant à la stabilité des monnaies, ce qui a renforcé l’attrait des valeurs refuges comme l’or.

En outre, les banques centrales mondiales, qui possèdent près de 20 % de tout l’or physique jamais extrait, ont une influence significative sur la demande d’or.25 L’incertitude géopolitique croissante a incité ces institutions à renforcer leurs réserves, les pays asiatiques étant des acheteurs nets particulièrement importants.26 Nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive, étant donné que les banques centrales ont la possibilité de s’éloigner du dollar américain en raison des politiques commerciales plus agressives.

Outre l’or, les infrastructures publiques et privées peuvent apporter aux portefeuilles des avantages en termes de diversification. Au cours des 17 dernières années, les infrastructures publiques ont offert aux investisseurs des rendements stables et une faible corrélation avec les autres catégories d’actifs traditionnelles, avec des avantages supplémentaires en termes de liquidité par rapport aux infrastructures privées.27 En outre, les grandes forces à long terme telles que les centres de données d’IA et les actifs liés à la transition durable témoignent de l’attrait des infrastructures en tant que répartition stratégique pour les investisseurs.

Diversifier un portefeuille à l’aide de placements en liquidités :

Les liquidités constituent une autre catégorie d’actif à envisager dans un environnement de forte volatilité. Les placements alternatifs équivalents aux liquidités, tels que les obligations à court terme, sont généralement moins sensibles aux variations de taux d’intérêt et à l’incertitude des marchés d’actions – en moyenne, les obligations à court terme montrent une corrélation plus faible avec les actions. 28

Les stratégies d’actifs équivalents aux liquidités permettent de diversifier les portefeuilles en les protégeant contre les fluctuations à court terme dans un objectif de préservation du capital. En plaçant leurs liquidités dans des actifs moins risqués, les investisseurs se donnent la possibilité de les déployer plus tard dans des secteurs attrayants, en fonction des conditions du marché.

« Aujourd’hui, le besoin d’une diversification différente des titres à revenu fixe traditionnels est plus grand que jamais, car pour la première fois, la stagflation et l’incertitude mondiale remettent en question le rôle du dollar et des bons du Trésor américain en tant qu’actifs de diversification des portefeuilles. »

Jeffery Rosenberg, CFA, Premier directeur général, Produits à revenu fixe systématique, BlackRock Inc.

Diversification des portefeuilles

CGLC

iShares Gold Bullion ETF

RGPM

RBC Global Precious Metals Fund

CIF

iShares Global Infrastructure Index ETF

RUS

RBC Canadian Ultra Short Term Bond ETF

XFR

iShares Floating Rate Index ETF

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Figure 10 : Les placements en liquidités permettent de réduire le bêta global du portefeuille par rapport au S&P 50029

Encaissement des hausses et des baisses sur les placements spécifiques

Figure 10: Les placements en liquidités permettent de réduire le bêta global du portefeuille par rapport au S&P 50029

Encaissement des hausses et des baisses sur les placements spécifiques
Figure 10 Les placements en liquidites permettent de reduire le beta global du portefeuille par rapport au SP 50029

Source: Morningstar. Les actions sont représentées par l’indice S&P 500 ; la volatilité minimale est représentée par l’indice MSCI USA Minimum Volatility ; la protection est représentée par l’indice CBOE S&P 500 95-110 Collar ; le rendement élevé est représenté par l’indice ICE BofA U.S. HY ; la catégorie investissement est représentée par l’indice ICE BofA U.S. Corporate ; l’or est représenté par l’indice des prix de l’or LBMA ; les obligations sont représentées par l’indice Bloomberg US Aggregate Bond. Du 1er avril 2015 au 31 mars 2025. Le ratio d’encaissement des hausses et des baisses, qui fait référence à l’encaissement du bêta, indique dans quelle mesure une stratégie a tendance à monter lorsque le marché est à la hausse et dans quelle mesure elle a tendance à baisser lorsque le marché est à la baisse. Les rendements antérieurs ne sont pas garants ou indicatifs des résultats futurs. Les rendements des indices ne sont présentés qu’à titre indicatif. Il est impossible d’investir directement dans un indice.

Source : Morningstar. Les actions sont représentées par l’indice S&P 500 ; la volatilité minimale est représentée par l’indice MSCI USA Minimum Volatility ; la protection est représentée par l’indice CBOE S&P 500 95-110 Collar ; le rendement élevé est représenté par l’indice ICE BofA U.S. HY ; la catégorie investissement est représentée par l’indice ICE BofA U.S. Corporate ; l’or est représenté par l’indice des prix de l’or LBMA ; les obligations sont représentées par l’indice Bloomberg US Aggregate Bond. Du 1er avril 2015 au 31 mars 2025. Le ratio d’encaissement des hausses et des baisses, qui fait référence à l’encaissement du bêta, indique dans quelle mesure une stratégie a tendance à monter lorsque le marché est à la hausse et dans quelle mesure elle a tendance à baisser lorsque le marché est à la baisse. Les rendements antérieurs ne sont pas garants ou indicatifs des résultats futurs. Les rendements des indices ne sont présentés qu’à titre indicatif. Il est impossible d’investir directement dans un indice.

Sources et remarques Macroéconomique
1 Bloomberg. Au 14 avril 2025.
2 BlackRock, Refinitiv. Basé sur la variation des révisions des bénéfices du S&P 500 sur un mois. Au 14 avril 2025.
3 Bloomberg. Au 14 avril 2025.
4 BlackRock. L’indice de confiance représente les résultats normalisés de l’indice de la confiance, équipondérés entre les placements en liquidités, les flux de FNB, l’effet de levier des fonds de couverture, les écarts de crédit du haut rendement et l’ampleur du marché des actions. Au 14 avril 2025.
Actions canadiennes et américaines 5 Bloomberg, BlackRock. Les données sur la confiance sont représentées par le Baromètre des affaires de la FCEI et l’indice de confiance des consommateurs, et les données sur l’activité sont représentées par les enquêtes PMI (indice de l’activité des entreprises de S&P Global Canada), en date du 10 avril 2025.
6 Bloomberg, BlackRock, STCA Statistics Canada. Les résultats de sondages sont représentés par l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), l’inflation est représentée par l’IPC, au 4 octobre 2025.
7 BlackRock. Le modèle des bénéfices inclut les scores standardisés des indices PMI de l’ISM, les écarts des titres à rendement élevé et les différentiels de courbe du Trésor américain afin d’estimer la croissance future des bénéfices. Au 14 avril 2025.
8 BlackRock. Basé sur les rendements du fonds et de l’indice S&P 500 du 1er novembre 2011 au 31 décembre 2024. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs. Figure 2 Source : BlackRock, Refinitiv. Fourchette de BPA basée sur les estimations IBES de croissance du BPA à 12 mois pour le S&P 500, avec une fourchette d’écart-type de +/-1 définissant la fourchette de « croissance typique des bénéfices », sur la base de l’historique de croissance des bénéfices sur 10 ans. Les estimations de croissance des bénéfices « baissières » et « haussières » sont définies par un écart-type inférieur (supérieur) à -1 (+1). La fourchette « multiple typique de marché » est basée sur un écart-type de +/-1 des multiples de marché sur 10 ans. Les multiples « marché baissier » et « marché haussier » sont définis par un écart-type inférieur (supérieur) à -1 (+1). Au 14 avril 2025. 9 BlackRock, Morningstar. Corrélations historiques basées sur les corrélations quotidiennes de la dernière période d’un an se terminant le 31 mars 2025. Inflation calculée sur la base de l’IPC ; croissance calculée sur la base de la croissance à terme du S&P 500. Au 31 mars 2025. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs. 10 BlackRock, Refinitiv. Au 14 avril 2025.
11 BlackRock, Refinitiv. Au 14 avril 2025.
12 BlackRock, Refinitiv. Au 14 avril 2025.
13 Bloomberg. Le coût des marchandises vendues est déterminé selon Bloomberg Intelligence, sur la base des jeux de données de Bloomberg Supply Chain et Facilities. Au 5 mars 2025
14 Refinitiv. Estimation moyenne des analystes. Les groupements sectoriels sont fondés sur les groupements MSCI GICS de niveau 1. Les références à des sociétés et émetteurs particuliers sont données à des fins éducatives seulement et ne doivent pas être considérées comme une recommandation relative à l’achat ou à la vente de titres. Les sociétés indiquées ne représentent pas nécessairement les placements actuels ou futurs des produits BlackRock. Pour connaître les positions actuelles des fonds, veuillez consulter les pages produit des fonds respectifs. Au 7 avril 2025.
Actions internationales 15 BlackRock. Les indices de référence comprennent le STOXX 50 et le S&P 500. Au 14 avril 2025.
16 BlackRock. Basé sur les données de flux des FNB, produits mondiaux. Au 14 avril 2025.
17 BlackRock. Graphique des facteurs de style selon le modèle de risque lié aux actions. Les chiffres représentent les scores standardisés relatifs au nombre d’écarts-types d’une exposition par rapport à l’univers d’estimation. Au 14 avril 2025.
18 Bloomberg. Au 14 avril 2025.
19 Bloomberg. Au 14 avril 2025.
20 BlackRock, Morningstar. Marchés émergents représentés par l’indice MSCI Emerging Markets, volatilité minimale des marchés émergents représentée par l’indice MSCI EM Minimum Volatility, avec une date de référence comprise entre le 31 mars 2015 et le 31 mars 2025. Les rendements des indices ne sont présentés qu’à titre indicatif. Il ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou d’autres frais. Les indices ne sont pas gérés, et il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.
Titres à revenu fixe 21 Un point de base (pb) est un centième de pourcentage, soit 0,01 %. Par exemple, 10 points de base équivalent à 0,1 %.
22 Bloomberg. Indice d’équilibre du Trésor américain à 2 ans. Au 25 avril 2025.
Diversification en période de volatilité 23 Calculs de Morningstar Direct, au 31 mars 2025. Tous les paramètres de rendement et de risque sont annualisés pour les périodes considérées sans tenir compte de l’incidence des frais. Le ratio Sharpe mesure le rendement du portefeuille, déduction faite du rendement sans risque représenté par l’indice Merrill Lynch 3-month US Treasury Bill divisé par l’écart-type des rendements du portefeuille. Le ratio Sharpe mesure le rendement des indices par unité de risque. On le calcule en soustrayant le taux sans risque du rendement total des indices, puis en divisant le résultat par l’écart-type des indices. Un ratio Sharpe élevé indique une plus grande efficience. Le rendement des indices n’est présenté qu’à titre d’exemple. Il ne tient pas compte des frais de gestion, des frais sur opérations ou d’autres frais. Les indices ne sont pas gérés, et il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs. Les rendements des indices ne représentent pas les rendements réels des fonds. Pour connaître le rendement réel des fonds, veuillez consulter www.ishares.com ou www.blackrock.com.
24 Bloomberg. L’analyse de corrélation est basée sur les niveaux de la dette totale du gouvernement américain et les prix de l’or de 2000 à 2025. Au 14 avril 2025.
25 Bloomberg. Au 31 mars 2025.
26 Bloomberg. Sur la base des données du World Gold Council sur les réserves d’or des banques centrales. Au 14 avril 2025.
27 Preqin. Comparaison de la corrélation entre le S&P 500 et l’indice Preqin Infrastructure. Données du 31 décembre 2007 au 31 décembre 2024. Pour plus d’informations sur la méthodologie de l’indice, veuillez consulter : https://docs.preqin.com/pro/Preqin-Index-Methodology.pdf.
28 Morningstar, Bloomberg. Les obligations à court terme sont représentées par l’indice ICE BofA US 3-Month Treasury Bill, et les actions par l’indice S&P 500. Corrélation basée sur les 10 dernières années (31/03/2015 au 31/03/2025). Au 31 mars 2025.
29 Le bêta est une mesure de la tendance des titres à évoluer de la même façon que l’ensemble du marché. Un bêta de 1 indique que le cours du titre fluctue généralement en accord avec le marché. Un bêta inférieur à 1 indique que le titre a tendance à être moins volatil que le marché, tandis qu’un bêta supérieur à 1 indique que le titre est plus volatil que le marché.

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Déclarations

Date de la première publication : juin 2025



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