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44 minutes, 49 secondes pour regarder Par Eric Lascelles, Premier directeur général, économiste en chef et chef, Recherche, Stratégie de placement 03 mars 2026

L’Iran retient l’attention et l’IA soulève des inquiétudes

L’économie continue de bien se comporter et les entreprises font état d’une forte croissance. Cependant, les marchés boursiers ont été malmenés ces derniers temps avec l’émergence de nouveaux gagnants et le déclin de certains favoris. Voici les principaux points à retenir de la mise à jour économique de ce mois :

  • Éclatement du conflit en Iran : Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont fait grimper les prix du pétrole et secoué les marchés. Historiquement, ces chocs s’estompent rapidement. Parmi les grandes questions : jusqu’où le conflit va-t-il s’intensifier, et quelles seront les conséquences sur le pétrole et la croissance mondiale ?

  • Rotation des marchés boursiers en cours : Pendant des années, les grandes entreprises technologiques ont été le moteur des gains boursiers. Qu’est-ce qui change ? Cette évolution signifie que le marché trouve de nouvelles sources de croissance, mais elle soulève des questions quant à la valeur réelle des sociétés technologiques.

  • La vigueur des bénéfices, source d’espoir pour les marchés : On s’attend à ce que les sociétés accroissent leurs bénéfices de plus de 10 % au cours de l’année à venir, ce qui est exceptionnellement élevé. Cela laisse entrevoir des perspectives positives pour les marchés, même si les actions sont plus chères que par le passé.

  • Des préoccupations liées à l’IA émergent, mais les perspectives à long terme demeurent favorables : Les investissements dans l’IA stimulent la productivité et les bénéfices, mais suscitent des préoccupations quant aux pertes d’emplois et aux perturbations pour les entreprises de développement de logiciels. Les marchés évaluent la diversité des scénarios, allant des gains modestes aux bouleversements économiques majeurs susceptibles de toucher différemment les entreprises, les travailleurs et les investisseurs. Malgré les craintes, les investissements dans l’IA devraient stimuler la croissance économique et aider les entreprises à devenir plus productives dans les années à venir.

  • Hausse du prix du pétrole, effets mitigés : Le prix du pétrole a augmenté d’environ 15 $ le baril depuis le début de l’année. Les répercussions diffèrent selon l’endroit où vous vivez. Les pays qui produisent et vendent du pétrole (comme le Canada) profitent de la hausse des prix, tandis que l’économie des pays qui achètent beaucoup de pétrole en souffre légèrement. Dans l’ensemble, l’économie mondiale est légèrement freinée par la hausse des coûts de l’énergie.

Conclusion : L’économie repose sur des bases solides. Bien que les cours boursiers soient supérieurs aux moyennes historiques et que les marchés aient été agités, la vigueur des bénéfices des sociétés est propice à la poursuite de la croissance. Les investisseurs doivent s’attendre à davantage de fluctuations à mesure que les géants de la technologie perdront leur prépondérance en faveur d’autres secteurs.

Tous ces sujets et bien d’autres sont traités dans la webémission de ce mois-ci.

(en anglais seulement)

Durée : 44 minutes, 49 secondes

Transcription

Bonjour et bienvenue à la webémission économique mensuelle de mars 2026. Je m'appelle Eric Lascelles, je suis économiste en chef et chef à la recherche en stratégie de placement chez RBC Gestion mondiale d’actifs. Je suis très heureux de partager avec vous nos dernières réflexions d'un point de vue économique et commercial.

Si vous m'aviez posé la question il y a quelques semaines, j'aurais probablement répondu que notre titre d’aujourd’hui allait faire référence à l'annulation des droits de douane par la Cour suprême. Cela reste d'actualité.

Nous y reviendrons. Mais beaucoup d'autres événements ont occupé notre attention et celle des marchés. Je suppose donc que le titre a été modifié pour une bonne raison. L'Iran est un élément à prendre en compte. Au moment où j'enregistre ces propos, le 2 mars, il convient de noter que l'attaque américaine contre l'Iran ne date que d’un jour ou deux.

Nous parlerons des implications de cette situation. De même, des inquiétudes très claires ont été exprimées ces dernières semaines au sujet de l'intelligence artificielle, avec la chute des actions des éditeurs de logiciels et certaines craintes quant à la possibilité d'un scénario dystopique. Nous aborderons également ce sujet, entre autres.

Bon, commençons. Comme toujours, nous commencerons par une sorte de bulletin, et je passerai directement aux aspects positifs de ce bulletin.

Bulletin. Quelques bonnes nouvelles, les thèmes positifs. Passons-les en revue. Le premier concerne les droits de douane IEEPA. Si vous ne connaissez pas ces acronymes, il s'agit d'un type de droits de douane américains, des droits de douane généraux qui ont été appliqués à de nombreux pays. Il ne s'agit donc pas de droits de douane sectoriels, mais de droits de douane généraux.

Beaucoup de chiffres de 15 % et 20 % avaient été avancés à la fin de l'été dernier. Ces droits de douane IEEPA ont été annulés par la Cour suprême des États-Unis. Depuis, la Maison Blanche a introduit autre chose. Nous en parlerons un peu plus tard. Au final, le taux moyen des droits de douane est temporairement un peu plus bas.

Nous verrons bien comment la situation évoluera. Du point de vue boursier, je peux dire qu'un phénomène très intéressant s'est produit récemment, à savoir une rotation très nette dans le leadership des actions. Ce que nous voulons dire par là, c'est que, pendant très longtemps, le secteur technologique a été le leader incontesté. Or, il a récemment montré certains signes de faiblesse. À l'inverse, nous constatons que certains secteurs traditionnellement plus défensifs commencent à afficher de bons résultats. C'est le cas notamment des biens de consommation courante.

Je peux également mentionner que le secteur de l'énergie se portait bien avant même les événements en Iran. Ainsi, plusieurs autres secteurs prennent désormais la tête. Les pessimistes diront que tout ce qui avait stimulé les marchés, à savoir le secteur des grandes technologies, ne le fait plus et cela ne semble pas très réjouissant.

C'est vrai. Cependant, on pourrait rétorquer qu'il s'agissait d’un engouement très restreint du marché sur une longue période. Et généralement, lorsque le mouvement du marché s'élargit et que certains secteurs délaissés commencent à se redresser, cela crée souvent une nouvelle dynamique qui permet au marché boursier de poursuivre sa hausse. Et je dirais que nous sommes en fait un peu plus favorables à cette hypothèse.

Nous observons tous avec vigilance cette rotation qui semble se produire. Je peux dire que les données économiques restent solides. Elles semblent plutôt correctes et ne sont pas préoccupantes. À l'heure actuelle, dans la mesure où les marchés ont été instables, cela ne repose pas vraiment sur des préoccupations économiques immédiates.

Cela dit, nous martelons depuis plusieurs mois qu’il y a des facteurs importants en vue.

Nous voyons des facteurs favorables à la croissance pour 2026. Citons les banques centrales qui réduisent leurs taux ou qui les ont réduits avec un effet différé, les mesures de relance budgétaire, les dépenses d'investissement dans l'intelligence artificielle et peut-être même une légère augmentation de la productivité grâce à celle-ci. Nous restons donc assez optimistes quant aux perspectives de croissance pour 2026, même si nous sommes actuellement confrontés à certains défis négatifs et devons faire face à des problèmes tels que l'Iran et les inquiétudes liées à l'intelligence artificielle.

Bon, je prends de l’avance sur mon propre programme, mais passons aux thèmes négatifs. Le premier, certainement du point de vue de l'actualité — on pourrait débattre si c’est le plus important de la liste — mais bien sûr, la guerre avec l'Iran. C'est assez grave, et cela s'est avéré encore un peu plus intense que ce que l'on avait imaginé au départ.

J'en parlerai plus en détail dans un instant. De même, l'autre préoccupation que j'ai mentionnée à plusieurs reprises est l'intelligence artificielle, passionnante, remarquable, qui rapporte de l'argent aux fabricants de puces et qui pourrait en rapporter aux développeurs de modèles. Mais elle présente certains inconvénients. Et ces inconvénients se manifestent à plusieurs niveaux.

Le premier concerne les entreprises qui sont perturbées par l'intelligence artificielle. C'est une première considération. L'autre concerne le fait que l'intelligence artificielle pourrait être si remarquable qu'elle perturbe le travail et les travailleurs avec des conséquences néfastes pour le citoyen lambda et l'économie en général. Parlons-en.

Ce n'est certainement pas une fatalité. Il existe plusieurs scénarios possibles, même si l'on considère qu'il s'agit d'une révolution technologique majeure. Néanmoins, ces inquiétudes sont devenues plus visibles. Nous avons vu les actions des éditeurs de logiciels chuter. Il s'agit d'un des secteurs les plus susceptibles d'être perturbés, puisque l'IA est capable de générer très facilement du code informatique, de le tester et de le réviser en temps réel.

Certaines inquiétudes sur les marchés commencent à se manifester.

La crainte liée à l'IA se traduit par une baisse des actions du secteur des logiciels, qui pourraient être fortement perturbées. Leurs avantages concurrentiels ont été réduits de beaucoup. Nous avons vu les banques régionales vaciller un peu aux États-Unis. Cela s'explique en partie par leur exposition au crédit privé et en partie par leur exposition aux prêts liés à l'IA. Nous avons constaté que le crédit privé sous-performait. Cela s'explique en grande partie par les nombreux prêts accordés aux entreprises de logiciels.

Il en va de même pour les prêts à effet de levier. Les écarts de crédit se sont légèrement creusés en raison de cette préoccupation, mais comme je le montrerai un peu plus tard, ils restent raisonnablement bons et ne se sont pas vraiment creusés après l'attaque contre l'Iran, alors que l'on aurait pu penser le contraire. De même, les prix du pétrole ont augmenté, ce qui est une bonne chose si vous êtes une entreprise du secteur de l'énergie.

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Mais c'est moins réjouissant pour tous les autres. Il s’agit d’une autre source de préoccupation pour le marché à l'heure actuelle. Il faut dire que le marché y prête une attention particulière.

Il y a donc des décisions cruciales à prendre. Nous allons examiner chacune de ces forces tour à tour. Puis, un mot qui, contrairement à tout le reste, ne relève pas des trois ou quatre derniers jours.

Mais il y a eu une réelle perte de confiance envers les États-Unis. Peut-être que cela s'est accéléré un peu suite aux événements récents — ou peut-être pas — mais les sondages montrent clairement que le reste du monde n'est plus aussi fan des États-Unis qu'avant, ce qui correspond tout à fait à l'histoire du déclin de l'exceptionnalisme américain.

Poursuivons avec la table des matières de notre bulletin, le côté intéressant du bilan. Et disons qu’il existe de nombreuses façons différentes d'aborder l'intelligence artificielle.

Je vais vous montrer un peu plus tard un graphique avec un aperçu de notre réflexion à ce sujet. En un mot, on en est encore à se demander s’il s’agira d’une petite, d’une grande ou d’une énorme affaire. Et s’il s’agit d’une énorme affaire, sera-t-elle bonne ou mauvaise, ou quelque part entre les deux ? Il y a plusieurs façons dont cela pourrait encore évoluer.

Nous allons parler un peu de l'électricité en tant que contrainte pour l'intelligence artificielle. Y a-t-il suffisamment d'énergie pour alimenter les centres de données afin que ces modèles puissent atteindre leurs objectifs ?

Nous finirons avec la perspective des marchés et les résultats boursiers qui semblent très bons et qui devraient continuer à progresser de manière satisfaisante.

Les valorisations boursières sont un peu élevées. Il y a un bras de fer qui se joue. Nous parlerons des régimes économiques et de ce que cela signifie pour les marchés. Je regrette en fait de ne pas avoir inclus cela dans les aspects positifs, car en théorie, le régime économique actuel pourrait être raisonnablement favorable aux marchés. Très bien.

C’était l’aperçu général. Passons directement au vif du sujet. Il ne saurait y avoir d'autre point de départ que l'Iran et les développements sur tous les fronts.

Évolution de la situation en Iran. Commençons par énoncer une évidence, tout en rappelant que nous sommes aujourd’hui le 2 mars et que la situation pourrait encore évoluer. Mais, à l’heure actuelle, les États-Unis et Israël sont en guerre contre l'Iran.

Cette situation est plus intense que celle de juin 2025. Vous vous souviendrez qu'il y avait alors eu des frappes chirurgicales de la part des États-Unis et d'Israël avec une riposte assez limitée de la part de l'Iran. Cette fois-ci, la riposte iranienne est plus importante. Et le débat est de savoir quelle sera l'issue de cette situation.

Allons-nous assister à un changement de régime en Iran ? Le pays va-t-il sortir de cette crise en devenant ami avec le reste du monde, sans sanctions, avec un gouvernement démocratique ? Ou bien, va-t-il y avoir un chaos politique, différentes factions se disputant le pouvoir, avec plus ou moins de succès ?

Ou bien, le statu quo va-t-il perdurer ? Y aura-t-il toujours un ayatollah, ou un Gardien de la révolution, avec les mêmes politiques qu'ils ont mises en place dans le passé ? Si vous nous aviez posé la question il y a une semaine, nous aurions dit que nous nous attendions à une attaque. Nous disions que c'était plus probable que ne le pensait le marché.

Cela s'est avéré vrai. Mais nous aurions dit que le statu quo serait sans doute maintenu, que les ambitions nucléaires de l'Iran subiraient un certain revers, mais qu’il n’y aurait pas de nouveau gouvernement ni de changement profond d'orientation. C'est probablement toujours le scénario le plus probable, mais il l'est moins qu'auparavant.

Un changement de régime est clairement envisagé, explicitement préconisé par les États-Unis, dans la mesure où le chef de l'État a été tué. Et je crois que le chef des Gardiens de la révolution l'a été également. Les chances d'un changement de régime ont donc augmenté, tout comme celles d'un chaos politique.

Les chances d'un statu quo ont diminué, mais je pense que le résultat ne sera pas très différent. C'est l'hypothèse que je retiens. À moins que l'on assiste à un changement radical ou à une intervention militaire des États-Unis, ou bien que d'autres puissances du Moyen-Orient, qui ont également été bombardées récemment et qui ne sont pas plus satisfaites de la situation, soient de plus en plus enclines à riposter contre l'Iran.

Il pourrait donc être difficile d'imposer un changement complet de régime.

La question est alors de savoir quel est l'impact sur le pétrole. Il est évident que le pétrole est au centre de l'attention, simplement parce que, du point de vue du Moyen-Orient, la variable économique mondiale la plus importante est généralement le prix du pétrole. Il n'est donc pas surprenant que le prix du pétrole ait augmenté.

Il n'a pas augmenté autant que vous pourriez le penser. Le Brent est passé de 70 dollars le baril à environ 77 dollars. Le West Texas Intermediate est un peu moins élevé, mais il a également augmenté d'environ 7 dollars. Cela n’a rien de surprenant. Le prix du pétrole avait nettement augmenté en janvier et février, anticipant ce genre de résultats, car tout le monde savait que les États-Unis envoyaient un deuxième porte-avions et avaient l'intention d'aider les manifestants.

On peut estimer que les hausses de prix sont de l'ordre de 15 dollars le baril ou quelque chose comme ça. La question est de savoir où cela va mener.

Une partie de la réponse nous arrivera s'il y a changement de régime et si les sanctions sont levées. Dans un scénario idéal, on pourrait envisager la levée des sanctions et, dans quelques années, une production pétrolière iranienne beaucoup plus importante et un prix du pétrole beaucoup plus bas.

Cela stimulerait considérablement la croissance mondiale et serait très utile du point de vue de l'inflation. Mais ce n'est pas le scénario le plus probable à l'heure actuelle.

Si l'Iran parvient à bloquer de manière durable le détroit d'Ormuz, par lequel transitent 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, cela poserait un problème qui justifierait une hausse encore plus importante des prix du pétrole.

À l'heure actuelle, une partie de l'approvisionnement en pétrole peut encore passer. Il est certain que les incitations sont alignées avec les autres grandes puissances pétrolières du Moyen-Orient pour y parvenir. Le fait que la présence américaine soit si importante et que les attaques soient si effrénées suggère que l'Iran pourrait ne pas être en mesure de le bloquer complètement. Mais il y a ici des facteurs X.

La technologie des drones a tellement progressé qu'il est difficile de se prononcer de manière éclairée sur ce qui est possible ou non. Il est remarquable que le Yémen, grâce à des missiles et des drones, ait été capable de perturber le trafic des pétroliers et des navires qui tentaient de transiter par le canal de Suez ces dernières années.

Et cela s'est fait en grande partie grâce à la technologie iranienne. Il n'est donc pas impossible que le détroit d'Ormuz soit finalement au moins partiellement bloqué ou rendu beaucoup plus difficile d'accès.

L'autre rebondissement pour le pétrole est que l'Iran décide de cibler, comme il l’a déjà fait, certaines raffineries du Moyen-Orient, perturbant ainsi l'approvisionnement en pétrole, et donc, non pas au niveau du transport, mais de l’extraction ou du raffinage.

Il y a ici de réelles interrogations. Les niveaux des stocks sont assez importants dans la plupart des régions du monde en ce moment. Nous voyons d'autres membres de l'OPEP, principalement l'Arabie saoudite, s'engager à produire davantage de pétrole. Je ne vois donc pas les prix du pétrole atteindre les trois chiffres et s'y maintenir.

Néanmoins, il est logique que les prix du pétrole soient plus élevés qu'auparavant dans ce contexte, même en étant optimiste et en pensant que les navires puissent transiter, même de manière imparfaite, par le détroit d'Ormuz. L'impact sur le pétrole est donc significatif et lourd de conséquences, avec des implications économiques.

À ce propos, l'économie mondiale se voit légèrement affectée par ces développements.

Nous avons utilisé nos modèles pour examiner une augmentation de 15 dollars du prix du pétrole, ce qui, encore une fois, correspond à peu près à la situation que nous connaissons depuis janvier ou février. L'économie mondiale est donc légèrement affectée. Cela dépend de qui vous parlez. L'économie canadienne, en théorie, est un peu plus forte car elle produit beaucoup de pétrole et l'exporte.

Pour l'économie américaine, en théorie, l'impact est en fait neutre. Les États-Unis sont désormais une puissance énergétique à part entière. Si vous me demandiez de choisir une orientation, je dirais qu’elle est négative, mais pas tant que ça. On peut regarder aussi le Japon, l'Europe, la Chine et d'autres grands consommateurs d'énergie.

En théorie, leurs économies sont 0,2 %, 0,3 %, 0,4 % plus faibles si cette hausse du prix du pétrole était permanente. Nous ne sommes pas convaincus qu'il s'agisse d'une augmentation définitive, mais cela vous donne une idée des dégâts. C'est regrettable, indésirable, mais ce n'est pas un coup fatal, ni une récession automatique, du moins pas au niveau des prix du pétrole que nous connaissons actuellement.

Je tiens à souligner qu'une grande partie du pétrole qui transite par le détroit d'Ormuz est destinée à la Chine. La Chine est donc touchée de manière disproportionnée. L'Inde est également très touchée. Les États-Unis, presque pas du tout. Pour replacer cela dans son contexte, si les implications économiques sont variables, les implications en termes d'inflation, sans être universelles, seront similaires d'un pays à l'autre.

Que vous soyez ou non producteur de pétrole, comme le sont le Canada et les États-Unis, le prix du pétrole demeure au final plus élevé pour les consommateurs. On peut s’attendre à une inflation plus élevée, de l’ordre de 0,3 ou 0,4 %. Ce n'est pas idéal à un moment où nous souhaitons voir l'inflation baisser à 2 %.

Cela suggère que si cette tendance se maintient, ce qui n'est pas certain, l'inflation pourrait atteindre les 2 % élevés. Et on devrait envisager cette possibilité plus tôt que prévu. Certains imaginent que les banques centrales doivent relever leurs taux. En général, ce n'est pas le cas. Les banques centrales ignorent souvent les chocs exogènes, les variations ponctuelles des prix, au moment d’évaluer l'inflation. Mais elles seront au moins aussi sensibles au fait que les économies sont un peu plus faibles.

Encore une fois, cela ne veut pas dire que des baisses de taux auront lieu, mais je peux dire que lorsque vous appliquez cela à des modèles, ceux-ci sont généralement plus favorables à des baisses de taux qu'à des hausses. Je pense qu'en pratique, il n'y aura probablement pas de grand changement à cet égard.

Cela nous amène aux marchés. Que devons-nous penser de leur point de vue ?

Les implications pour les rendements obligataires sont assez mitigées. On pourrait penser que l'aversion au risque ou simplement les mauvaises nouvelles liées aux conflits dans le monde devraient entraîner une hausse des obligations et une baisse des rendements. Dans la pratique, nous avons en fait constaté une légère hausse des rendements. Et en effet, l'impact est mitigé, car il y a une autre variable à prendre en compte.

L'inflation devrait être un peu plus forte. Les rendements obligataires doivent donc être un peu plus élevés pour refléter cette situation. Les marchés pourraient anticiper des hausses de taux de la part des banques centrales, même si ce n’est pas ce que nous croyons. La situation est donc mitigée en ce qui concerne les rendements obligataires.

Pour les actions, dans l'ensemble, c'est une mauvaise nouvelle. Une guerre n'est jamais une bonne chose, quel qu'en soit le sens, mais c'est particulièrement mauvais pour les compagnies aériennes, dont une grande partie des dépenses est consacrée au carburant. Il en va de même pour le transport routier, et pour les consommateurs, qui se trouvent dans une situation similaire. Les consommateurs sont plus pauvres, car une plus grande partie de leur argent sert à payer l'essence.

Les industries sont également très gourmandes en énergie. À l'inverse, bien sûr, les producteurs d'énergie et les secteurs connexes se portent très bien.

Je vais vous montrer un tableau dans quelques diapositives. Historiquement, les réactions du marché à des événements géopolitiques comme celui-ci ont tendance à être étonnamment faibles et brèves. Ne l'oublions pas. Il ne serait pas étonnant que, dans quelques semaines ou dans un mois, nous revenions à la situation initiale. La réaction sur le marché boursier a été assez faible.

J'ai en fait constaté un rebond significatif, dans une certaine mesure. Cela correspond davantage à la norme historique. Il est rare que ces points d'inflexion persistent pendant de longues périodes. Le point à souligner est que, dans le cas d’un prolongement du conflit, il est tout à fait logique qu'il existe une prime de risque géopolitique dans le monde.

Il s'agit d'un ordre fondé sur le pouvoir. Le monde est plus dangereux. Nous l'avons répété à maintes reprises au cours des derniers trimestres. Il s’agit d’un autre exemple de cela, comme l'ont été le Venezuela, la Russie, l'Ukraine, etc. Ainsi, toutes choses étant égales par ailleurs, il est peut-être logique que le dollar américain se déprécie au fil du temps.

Mais peut-être pas autant que vous pourriez le penser, car c'est une valeur refuge, et les valeurs refuges sont généralement privilégiées en période de risque géopolitique accru. Cela semble logique si les écarts de crédit sont un peu plus importants que d'habitude.

Il est logique que les valorisations boursières soient un peu plus faibles. Il est tout à fait logique que les prix de l'énergie soient également un peu plus élevés. Certaines de ces situations pourraient persister, reflétant le monde dans lequel nous vivons.

Bon. Pour finir là-dessus, j'ai ici quelques autres graphiques liés à l'Iran, alors voyons cela.

Sans être élevés, les prix du pétrole augmentent. Voici d'abord le prix du pétrole, qui avait connu une baisse importante, au grand dam des producteurs. Du point de vue de l'inflation, c'était une bonne chose. De celui de la croissance mondiale, également.

Nous voici maintenant avec une hausse du prix du pétrole. Cela remet les choses en perspective, car il s'agit d'une forte augmentation qui annule la baisse sur une année.

Il ne faut pas minimiser cela. Cependant, le prix du pétrole reste relativement modéré. Ce n'est pas un prix élevé. Il demeure inférieur à la norme, comme au cours des cinq ou six dernières années. Il est juste un peu moins favorable qu'auparavant. Comme je l'ai dit, cela se traduit par une croissance un peu moindre et une inflation un peu plus élevée.

Nous verrons si cela dure. Encore une fois, si le détroit d'Ormuz s'avère moins bloqué que ce que l’on craint, alors peut-être que le prix redescendra. Nous verrons combien de temps durera le conflit. L'Iran produit lui-même environ 3 millions de barils par jour. Et il n'est pas certain qu'il puisse exporter son propre pétrole tant qu'une solution n'aura pas été trouvée.

Les marchés des paris suggèrent que cela prendra probablement un mois ou un peu plus. C'est en quelque sorte la tendance centrale de ce que nous observons. Je pense donc que c'est gérable. Si cela devait durer des mois et des mois, alors on commencerait à penser que le prix du pétrole doit rester durablement plus élevé sur cette base.

Nous verrons bien.

La géopolitique en perspective : les conflits ont un impact étonnamment faible sur les marchés. Veuillez excuser la petite taille des caractères sur cette diapositive. Mais je pense que ce tableau est très parlant si vous arrivez à comprendre ce qui se passe ici.

C'est quelque chose que nous avons fait pendant de nombreuses années, voire plusieurs décennies à ce stade.

Ce tableau examine ce que fait le marché boursier. Il s'agit de l'indice Dow Jones Industrial Average, qui réagit essentiellement aux actes de guerre majeurs. Vous pouvez voir qu'il est divisé en quatre catégories différentes :

·  les États-Unis, l'agresseur

·  les États-Unis, la cible

·  les événements externes qui n'impliquent pas les États-Unis

·  le terrorisme

Et outre la date, les colonnes principales traitent essentiellement de :

·   la baisse du marché boursier résultant de ces événements

·    le nombre de jours pendant lesquels le marché a baissé ou le nombre de jours nécessaires pour atteindre le creux

·     la période de réaction, qui correspond en fait au nombre de jours qu'il a fallu pour revenir au sommet précédent, pourrait-on dire, ou au niveau précédent avant que l'événement ne se produise.

Nous n'allons pas entrer dans les détails ici et parler de tous ces éléments. Mais je voudrais me concentrer, comme vous pouvez le deviner, sur ce qui se trouve à l'intérieur du cercle rouge, qui correspond à la moyenne. Il s'agit de l'expérience médiane de tous ces actes de guerre. Ainsi, en moyenne, le marché baisse pendant cinq jours.

En moyenne, la baisse est de 2,7 %, ce qui n'est pas négligeable. C'est une baisse suffisamment importante, mais ce n'est pas 22,7 %. C'est 2,7 %, et en moyenne, la période de réaction, c'est-à-dire le nombre de jours nécessaires au marché pour rebondir et revenir à son niveau d'avant l'événement, n'est que de douze jours. Il y a bien sûr des exceptions.

Vous en voyez une ici qui est de 240 jours. On est loin des douze jours. Mais encore une fois, c'est la médiane. La moitié du temps, c'est moins que cela.

Je tiens à souligner que la réaction que l'on observe habituellement est étonnamment faible. La réaction que nous observons jusqu'à présent correspond tout à fait à cela.

Et très souvent, on assiste à un rebond assez rapide. Je ne devrais pas parler des mouvements intra journaliers du marché. Il se trouve qu'ils rebondissent un peu au moment où je parle. Mais cela pourrait être complètement différent demain et après-demain. Je dirais toutefois que, pour l'instant, l'interprétation correspond bien à cela. Il s'agit plutôt d'occasions de prendre un peu de risque si vous le souhaitez, plutôt que de raisons de battre en retraite de manière durable.

Très bien. Passons à des questions économiques plus conventionnelles avant d'aborder l'IA, qui est un autre sujet particulier que nous traiterons dans un instant.

La production manufacturière dans les pays développés se porte bien et semble en hausse. Afin de prendre un peu de recul par rapport à l'effervescence géopolitique actuelle et de nous concentrer sur l'économie, voici les indices PMI manufacturiers. Il s'agit essentiellement d'une enquête sur le secteur manufacturier, qui nous donne une idée de la situation dans les pays développés.

Le message principal serait que tout va bien. Mais en réalité, si vous regardez la partie droite du graphique, vous constatez une légère accélération récente. Nous observons plutôt une amélioration des conditions économiques, ce qui correspond à notre opinion selon laquelle 2026 devrait être une année favorable, sauf si des chocs exogènes viennent perturber la situation.

L'année devrait être plutôt bonne pour l'économie. Elle commence en tout cas ainsi.

Je vous montre ce tableau.

Les perspectives de croissance économique restent positives. Quelques explications pour ceux qui s'intéressent aux chiffres du PIB. À gauche, vous pouvez voir que nos prévisions pour le PIB américain en 2026 sont de 2,5 %.

Celles du Canada sont de 1,4 %. Vous pouvez descendre la liste à partir de là. Que devons-nous penser de ces chiffres ?

Nous avons en fait défini cinq façons différentes d'interpréter ces chiffres. Est-ce une bonne chose ? Est-ce une mauvaise chose ? Est-ce acceptable ?

La première consiste à se demander comment modifier nos prévisions. Nous avions également établi des prévisions pour 2026 au trimestre dernier.

Et nous les avons mises à jour ce trimestre. Ont-elles augmenté ou diminué ? Comme vous pouvez le constater, dans cinq des six cas, elles ont augmenté. Dans le cas du Canada, elles ont en fait légèrement diminué. Le Canada fait donc exception à plusieurs égards. La fin de l'année 2025 n’a pas été très réjouissante.

L'économie s'est contractée au dernier trimestre. L’ACEUM n’a toujours pas été résolu. Si vous nous aviez posé la question il y a neuf mois, nous aurions répondu que d'ici le printemps ou la fin de l'hiver, nous devrions avoir plus de clarté sur cet accord. Mais ce n'est pas le cas, ce qui est un peu décevant. Cependant, pour la plupart des pays, nous avons en fait revu nos prévisions à la hausse, ce qui est une bonne chose.

D'où la couleur verte. La colonne suivante correspond au niveau. On prévoit 2,5 % pour les États-Unis. Est-ce un bon chiffre ou un mauvais chiffre ? C'est un assez bon chiffre. En fait, les chiffres sont plutôt bons pour tous les pays.

Vous pourriez dire que pour le Canada, 1,4 % n'est pas beaucoup.

Mais c'est un pays qui ne connaît actuellement aucune croissance démographique. Au contraire, la population pourrait même diminuer un peu. Il s'agit en fait d'une croissance économique assez décente pour un pays sans croissance démographique. Elle est en quelque sorte à son potentiel, voire légèrement supérieure. C'est aussi une bonne chose.

Et puis, il y a le momentum. On regarde l’année 2025 qui s’est terminée.

Que se passe-t-il maintenant ? Vous attendez-vous à ce que 2026 soit meilleure ou pire que l'année dernière ? Et la réponse est « oui » dans la plupart des cas. En 2026, nous prévoyons une croissance légèrement supérieure à celle de 2025. Les États-Unis font exception. Les États-Unis ont progressé tellement plus vite que tous les autres pays l'année dernière qu'il y a probablement moins de marge de progression.

Mais au final, la plupart des pays devraient progresser plus rapidement. La colonne suivante est la position relative.

Elle fait la comparaison des six pays. Lequel connaît la croissance la plus rapide ? Vous pouvez voir que ce sont les États-Unis et la Corée du Sud, et que le Japon est le plus lent. C'est un peu un jeu à somme nulle. Ils n'allaient jamais tous être dans le vert. Mais néanmoins, voilà le résultat.

Et puis, la dernière colonne est le rapport au consensus. Je me devance un peu ici. C'est en fait ce qui fait bouger les marchés. Par rapport au consensus, sommes-nous au-dessus ou en dessous ? Et vous pouvez voir à nouveau que dans cinq cas sur six, nous sommes au-dessus du consensus. Nous sommes donc optimistes en théorie, dans la mesure où l'économie alimente les marchés, ce qui n'est que très indirectement le cas.

On peut dire que nous sommes optimistes du point de vue du marché. Le Canada est une exception. Là encore, nous sommes légèrement en dessous du consensus.

Nous nous sommes dit qu’il y a cinq façons différentes d'envisager cette prévision. Nous les avons simplement regroupées dans la colonne « global » à l'extrême droite et le global nous semble constructif.

Vous devriez vous sentir bien plutôt que mal. Même le Canada devrait se sentir bien. Il y a une blague qui court voulant que tous les économistes apprécient peu leur propre marché intérieur et préfèrent tous les autres marchés, en partie parce qu'ils voient les défauts de leur économie et ne voient pas ceux des autres.

Nous sommes conscients du risque d'être injustement pessimistes à l'égard du Canada. Et il se trouve que nous pensons avoir vu juste. Nous sommes conscients de ce biais mais il s'agit d'un biais classique dans les prévisions. Très bien. Passons à la suite.

Juste un autre petit commentaire économique.

Les écarts de crédit américains témoignent d'un environnement favorable, mais avec une nouvelle source d'inquiétude. Voici les écarts de crédit américains. Ils ont un peu augmenté. En plissant les yeux, vous pouvez voir cette petite flèche à l'extrême droite, mais je pense que le tableau d'ensemble et le message à retenir sont que les écarts de crédit restent assez faibles. Cela se produit souvent lorsque l'on approche de la fin d'un cycle, ce qui peut durer plusieurs années, mais qui est généralement durable et reflète des conditions économiques plutôt favorables.

Nous pensons donc que c'est le signal que nous envoie actuellement le marché du crédit, malgré certaines inquiétudes aiguës concernant le crédit privé, les prêts à effet de levier et quelques autres domaines qui sont, selon nous, très clairement liés au secteur des logiciels, qui est en train d'être réévalué.

En parlant de la réévaluation du secteur des logiciels, le commerce lié à la peur de l'IA.

Les craintes liées à l'IA — les nouveaux modèles perturbent le secteur des logiciels. Si l'on considère les aspects négatifs de l'IA par opposition à ses aspects positifs et prometteurs, il s'agit d'un indice qui examine essentiellement les entreprises de logiciels exposées ou vulnérables à l'IA.

Et elles sont très certainement en baisse. Peut-être qu'une certaine stabilisation a été atteinte depuis, mais elles ont connu une baisse assez importante. Je ne dirais pas qu'elles ne sont pas vulnérables. Il y a certainement une vulnérabilité. Nos gestionnaires de portefeuille diraient que le secteur des logiciels est peut-être considéré de manière trop générale, et qu'il existe certaines entreprises qui disposent de très bons avantages concurrentiels et qui pourraient très bien s'en sortir dans cet environnement, même avec l'IA, voire utiliser l'IA à leur avantage, tandis que d'autres sont plus vulnérables.

Je suppose qu'il y a là une opportunité d'acheter celles qui ont été injustement dépréciées et de vendre celles qui n'ont pas encore été entièrement réévaluées, mais il n'en reste pas moins que, dans l'ensemble, il est logique qu'une baisse ait eu lieu. Difficile de dire de quel ordre de grandeur il s’agit. Mais ce qui est impressionnant, c'est que cela se soit produit.

Dans l'ensemble, le marché boursier est resté relativement stable. Vous avez donc vu d'autres secteurs, comme les biens de consommation durables et l'énergie, afficher des performances plutôt satisfaisantes, ce qui suggère une certaine résilience. Comme je l’ai dit, il peut être salutaire que des secteurs longtemps en sommeil recommencent à bouger.

Je vais maintenant aborder un autre sujet lié à l'IA.

La disponibilité de l'électricité est un risque à la baisse pour les aspirations des États-Unis en matière d'IA.

Cela peut sembler un peu hors sujet, mais il est important, car nous sommes en train de creuser la question. Josh, mon équipe et moi-même avons beaucoup creusé certaines questions fondamentales concernant l'IA, la vitesse à laquelle elle peut s'améliorer et autres variations. À combien de dépenses d'investissement pouvons-nous nous attendre ?

Au cours des deux dernières semaines, nous avons travaillé sur la question de l'électricité et avons essentiellement reconnu qu'il existe ici un véritable point sensible, un risque à la baisse pour ces entreprises technologiques qui souhaitent exploiter l'IA et qui ne disposent pas de suffisamment d'électricité pour alimenter leurs centres de données. Passons en revue les grandes idées à ce sujet.

Tout d'abord, la demande en électricité augmente considérablement. Les centres de données ont besoin de beaucoup d'énergie. Et il est prévu d'investir des centaines et des centaines de milliards de dollars dans les centres de données au cours des prochaines années. Comme le montre le graphique de droite, la consommation d'électricité aux États-Unis est en hausse après une période de stagnation qui a duré environ quinze ans.

Il y a un changement, et nous pensons que ce changement est largement dû aux centres de données. Il faut toutefois replacer cela dans le contexte de l'offre. Peut-être que l'offre peut suivre le rythme. L'offre augmente plus rapidement qu'auparavant. Il y a donc toutes sortes de réactions possibles. Mais il semble que l'augmentation soit trop lente, alors que la construction d'une nouvelle source d'électricité prend plusieurs années.

Et le processus d'approbation, du moins à mes yeux, est dysfonctionnel. Ainsi, la plupart des projets proposés ne sont jamais approuvés et ne voient jamais le jour. C'est une chose très compliquée. C’est délicat, car au départ, il y avait un certain enthousiasme. Tous les États se sont dit qu’ils allaient se lancer dans l'IA.

Alors oui, mettons en place des centres de données. Mais ces centres de données sont très impopulaires auprès des électeurs. À l'heure actuelle, ils n'emploient pas beaucoup de personnes, du moins au-delà de la phase de construction. Ils consomment beaucoup d'électricité. Ils font augmenter les coûts d'électricité pour les autres consommateurs. Cela devient un enjeu politique. Il va être difficile de mettre réellement en service certains de ces centres de données.

C'est l'un des thèmes du moment : la difficulté à mettre en service l'approvisionnement en électricité risque de faire baisser les dépenses d'investissement dans le secteur de l'IA. Cela suggère une augmentation des coûts de l'électricité aux États-Unis, ce qui est inflationniste et constitue un désavantage concurrentiel par rapport à la Chine.

Une fois encore, nous pensons que les investissements dans l'IA vont continuer à augmenter. Nous avons déjà vu des annonces concernant d'importants investissements dans les infrastructures électriques, notamment la relance de projets nucléaires, en marge de ces centres de données. À cette fin, nous pourrions donc voir apparaître une taxation ou une tarification de l'électricité qui facture correctement aux centres de données leur demande marginale, qui autrement augmente le prix pour tout le monde.

Et donc, pour souligner ce point, il existe un risque à la baisse lié au déploiement de l'IA en raison de la disponibilité de l'électricité. Cela dit, cette contrainte est beaucoup moins importante en Chine. La Chine a beaucoup plus investi dans l'électricité. Elle est en retard dans le domaine de l'IA, mais cela pourrait toutefois l'aider à rattraper ce retard.

Très bien. Le nombre de demandes d'allocations chômage est faible.

Les demandes d'allocations chômage aux États-Unis ne montrent aucun signe de détresse économique ni d'effet majeur de l'IA. On pourrait avoir l'impression que je me suis éloigné du sujet de l'intelligence artificielle. C'est vrai, dans un certain sens, mais je voulais juste dire que, malgré tous les licenciements annoncés récemment, les entreprises technologiques qui se séparent de leurs employés et l'idée que l'IA est source de perturbations, il y a une part de vérité dans cette information.

Si l'on y regarde de très près, on constate que les jeunes diplômés trouvent un peu moins facilement un emploi, en particulier dans le secteur des logiciels et dans quelques autres domaines. Mais je fais remarquer que, au niveau du marché du travail à l'échelle de l'économie dans son ensemble, si personne ne nie que les changements technologiques perturbent certains secteurs, d'autres emplois sont généralement créés ailleurs.

Jusqu'à présent, les indicateurs du marché du travail restent stables. Le chômage est faible. Les demandes d'allocations chômage sont également assez faibles et assez stables ces dernières années. Nous ne constatons pas de fracture à ce stade.

Mais examinons tout de même quelques scénarios. C'est là que les choses deviennent un peu folles. L'IA pourrait évoluer de toutes sortes de façons.

De nombreux scénarios pour l'IA. Je dirais que, dans le scénario le plus prudent, elle pourrait s'avérer être une technologie polyvalente mais mineure. C'est le terme utilisé : technologie polyvalente. L'idée ici sous-tend que ces technologies importantes et de grande envergure apparaissent et s'avèrent pertinentes sur plusieurs décennies et influencent notre mode de vie et le fonctionnement de nombreuses entreprises.

Même le scénario prudent considère donc qu'il s'agit d'une technologie assez importante. La partie prudente dit simplement que cela pourrait contribuer légèrement à la croissance de la productivité. Peut-être que cela ne changera pas le monde. Peut-être que cela ne permettra pas de développer une intelligence générale. Il s'agit simplement d'un outil très utile mais qui ne bouleversera pas complètement le monde.

Et peut-être que certaines entreprises technologiques investissent trop dans ce domaine. Peut-être qu'elles n'obtiennent pas un bon retour sur investissement. C'est là le risque. Et la productivité augmente juste un peu plus rapidement d'un point de vue économique.

Ensuite, vous avez le deuxième scénario, qui est celui d'une technologie générale majeure.

C'est le genre de chose qui n'arrive, au mieux, qu'une fois par génération. Ici, l'IA ne cesse de s'améliorer et ses applications s'avèrent vraiment vastes et assez profondes. Et il y a un certain déplacement d'emplois. Certains travailleurs perdent leur emploi dans des secteurs qui s'automatisent. Et certains secteurs sont davantage touchés, comme ces entreprises de logiciels, par exemple.

Mais cela crée d'autres opportunités, comme l'ont fait auparavant les grandes technologies historiques à usage général. La croissance de la productivité s'accélère. On assiste à une période de croissance économique plus rapide. Et les investissements réalisés par toutes ces entreprises technologiques s'avèrent être plutôt judicieux. Elles obtiennent un retour sur investissement solide. Et le chômage n'est pas beaucoup plus élevé qu'auparavant, ni durablement.

On en arrive alors au troisième scénario.

C'est là que l'IA est un facteur de perturbation sans précédent, différent de toutes les autres avancées technologiques historiques, avec des conséquences beaucoup plus importantes. Vous remarquerez qu'il n'y a pas de terme, mais trois sous-scénarios.

Le premier est celui qui préoccupe vraiment les gens ces derniers temps. De nombreuses recherches ont été publiées de manière très visible sur les résultats dystopiques.

Parlons d’un scénario sans précédent et vraiment catastrophique. Il y aurait une catastrophe économique. On assisterait à des pertes d'emploi massives. Toutes les entreprises pourraient licencier 10 % de leurs effectifs. Et de surcroit, la demande économique serait alors réduite de 10 %. Ce serait une sorte de course vers le bas.

Les gains de productivité sont donc réels, mais ils sont compensés par la baisse de la demande. Les travailleurs et les propriétaires de capitaux sont perdants, car personne n'achète quoi que ce soit. L'économie se porte très mal. C'est un résultat catastrophique. Nous pensons que ce scénario est peu probable. Mais il n'est pas impossible non plus.

À l'inverse, il y a le scénario qu’on dit utopique.

C'est le meilleur scénario possible, celui où l'IA joue un rôle prépondérant. L'IA est tellement productive et efficace que l'économie se développe à une vitesse fulgurante et que l'on se retrouve dans un monde d'abondance, où tout le monde a tout ce dont il a besoin. Les gains de productivité sont énormes. Et les entreprises technologiques qui ont investi dans l'IA en tirent des bénéfices colossaux.

Les entreprises qui adoptent l'IA en tirent également de nombreux avantages. Les recettes publiques augmentent grâce à tous ces avantages et à la croissance de l'économie. Et oui, dans ce scénario, la main-d'œuvre est partiellement ou totalement remplacée. Mais les recettes publiques sont si importantes qu'elles permettent de compenser les travailleurs. Au final, les gens profitent simplement de beaucoup de temps libre. Il y a cent ans, Keynes parlait déjà d'une semaine de travail de quinze heures.

Et cela n'a pas fonctionné ainsi jusqu'à présent. Mais peut-être que cela fonctionnera ainsi avec l'IA. Je ne pense pas que ce soit très probable. Nous donnerions probablement des chances similaires aux résultats dystopiques et utopiques. Mais j'aurais dû le dire avant, nous pensons que le scénario le plus probable est simplement qu'il s'agit d'une technologie polyvalente majeure.

C'est le deuxième des trois scénarios les plus optimistes du graphique. Mais ce n'est pas impossible. Et puis, il existe également un scénario mixte, une situation dite sans précédent. La réponse serait alors que l'économie croît plus rapidement et qu'il y a d'importants gains de productivité. C'est tout de même très important.

De même, il y a des pertes d'emplois importantes. Mais peut-être que l'IA est taxée pour limiter les déplacements. Et cet argent est utilisé pour la reconversion professionnelle et pour indemniser les personnes qui ont perdu leur emploi. Les détenteurs de capitaux y gagnent beaucoup. Les travailleurs y perdent un peu, mais modérément. Et on se retrouve avec une économie qui est toujours capable de croître quand il n’y a pas de catastrophe.

Honnêtement, l'une des principales raisons pour lesquelles je n'accorderais pas beaucoup d'importance à la dystopie est simplement que je pense que les gouvernements, voyant cela se produire, interviendraient pour limiter l'application de l'IA ou la taxer ou apporter d'autres modifications de manière à vous orienter vers un résultat modéré.

Il y a donc beaucoup de possibilités. Je suis désolé de ne pas avoir de conclusion concrète. Nous en avons également débattu en interne. Je dirais, pour revenir aux trois scénarios principaux, que les trois sont tout à fait plausibles. Nous pensons que la technologie générale à usage multiple est la plus probable.

Si nous devions nous engager dans cette voie fascinante et sans précédent, nous dirions que le résultat modéré est de loin le plus probable, avec peut-être même 80 % de chances que ce soit le cas. Je propose pour les trois scénarios des chances de 10 %, 80 %, 10 %.

Et c'est là où nous en sommes actuellement. Nous essayons bien sûr de continuer à réfléchir à la question et sommes très ouverts à toute nouvelle information qui pourrait nous convaincre d'un résultat différent.

Bon, ça fait beaucoup. Et pourtant, nous n'avons pas fini. Alors continuons.

Je faisais une blague lors de la première diapositive, en disant qu'il y a deux semaines, celui-ci aurait été mon premier graphique à vous montrer.

Le remplacement des droits de douane IEEPA par un taux de base de 15 % aide les partenaires commerciaux des marchés émergents, mais des questions subsistent quant au remboursement et à la légalité. Comme je l'ai mentionné, la Cour suprême des États-Unis a annulé les droits de douane IEEPA. Depuis, nous avons vu la Maison Blanche introduire d'autres formes de droits de douane temporaires. Ils ne sont valables que pendant 150 jours. Néanmoins, cela vous montre comment chaque pays est affecté. En conclusion, le taux des droits de douane sur le Royaume-Uni augmente légèrement.

Ils avaient un accord à 10 %, et désormais, un droit de douane global de 15 % va être appliqué. La situation va donc légèrement se détériorer pendant environ 150 jours. La plupart des autres pays voient leur situation s'améliorer légèrement. La plupart payaient déjà 15 %. Il n'y a donc pas de grand changement. Ou 20 % pour de nombreux pays émergents. Techniquement, le Canada payait 35 % mais sur très peu de biens.

Néanmoins, quelques articles sont désormais un peu moins chers. Au final, il s'agit d'une légère réduction des droits de douane. Mais de grandes questions se posent. Ce nouveau droit de douane temporaire est-il légal ? Apparemment, le droit de douane IEEPA ne l'était pas. Ce nouveau droit de douane temporaire l’est-il ?

J'ai entendu différents avis, mais il y a de fortes chances que cela soit annulé. La Maison Blanche a encore un autre tour dans son sac.

Il existe des droits de douane plus permanents qu'ils peuvent appliquer ultérieurement. Nous partons toujours du principe qu'ils le feront. Mais cela pourrait leur prendre un certain temps. Les droits de douane sont un peu plus légers pour l'instant et il est possible qu’ils le soient pendant une période temporaire.

Si on se projette dans un an, nous supposons que les droits de douane ne seront pas très différents de ce qu'ils étaient il y a un mois ou deux. Nous ne sommes pas convaincus qu'une nouvelle ère de droits de douane allégés perdure.

La question du remboursement se pose également. Tous ceux qui ont payé les droits de douane illégaux imposés par l'IEEPA seront-il remboursés ? Logiquement, on pourrait penser que oui. Mais d'après les marchés de paris, ce ne sera probablement pas le cas.

Je ne vais pas entrer dans les détails juridiques qui expliquent cette situation. Mais à ce stade, nous partons du principe qu'il n'y aura pas de remboursements importants, ce qui compliquerait considérablement la situation budgétaire des États-Unis et aurait également toutes sortes d'autres implications.

Très bien. Perte de confiance dans les États-Unis. Brièvement, voici deux graphiques.

Perte de confiance profonde envers les États-Unis à l'échelle mondiale. À gauche, il s'agit d'une enquête mondiale sur l'attitude du monde envers les États-Unis et, sans surprise, en bleu foncé, elle se détériore.

Elle est désormais inférieure à zéro. Elle est négative, ce qui est assez surprenant, car dans le même temps, l'attitude envers la Chine, en doré, n'a pas seulement augmenté, elle est devenue positive et est désormais nettement supérieure à celle envers les États-Unis. En effet, les États-Unis ne sont en ce moment pas beaucoup mieux considérés que la Russie.

L'attitude envers les États-Unis s'est donc considérablement détériorée. Cela s'inscrit dans le cadre plus large de la diminution de l'exceptionnalisme américain.

Nous pensons que cette tendance va se poursuivre. Il faut donc en être conscient et en tenir compte dans le rééquilibrage des capitaux à l'échelle mondiale et dans la répartition de nos actifs, qui s'éloigne dans certains cas un peu des États-Unis.

Et puis, quand on l'observe du point de vue de différents pays, les opinions individuelles sur les États-Unis sont un peu plus mitigées.

On trouve encore des pays, en proportion non négligeable, qui restent positifs à l'égard des États-Unis. En fait, environ la moitié d'entre eux restent positifs à leur égard. Mais vous remarquerez que la grande majorité a vu son attitude envers les États-Unis se détériorer au cours de l'année dernière et que presque tout le monde est donc plus pessimiste.

Et donc, je suppose que cela reflète simplement ces tendances sous-jacentes.

Le déclin de l'exceptionnalisme américain visible dans les devises. Ce n'est pas tout à fait juste, car cela montre maintenant comment les réserves internationales de devises se sont diversifiées loin des États-Unis. Il y a moins de détentions américaines, comme on le voit à droite. Plus de certains actifs à gauche. Les détentions d'or ont notamment augmenté de manière significative. Je précise que cela ne concerne pas juste l'année dernière.

Cela s'est produit au cours de la dernière décennie. Des changements sont donc en cours depuis un certain temps. Et nous pensons que certaines de ces tendances remontent à plus d'un an. Mais cela montre, encore une fois, que les États-Unis restent un pays très spécial. Le dollar demeure la monnaie de réserve mondiale. Et nous pensons qu'ils ne sont pas prêts à renoncer à cela de manière significative dans un avenir proche.

Néanmoins, nous assistons à une certaine diversification par rapport au dollar. Et cela désavantage probablement les États-Unis à la marge.

Cela dit, si l'ordre mondial est en train de changer et que le reste du monde est mécontent des États-Unis, ces changements sont-ils durables pour autant ?

Quelle est la durée des changements dans l'ordre mondial ? La première réponse est qu'il est difficile de le dire. Il est tentant de penser que tout pourrait revenir à la normale avec la prochaine présidence, alors que celle-ci a été si peu orthodoxe. Peut-être. Cependant, il y a des raisons de penser qu'une grande partie de cet ordre mondial en mutation restera modifié.

Tout d'abord, on ne peut nier que le monde multipolaire est bien là. Ce n'est plus un monde hégémonique. La Chine est un acteur important. Il ne s'agit pas seulement de ce que font ou ne font pas les États-Unis. Il n'est pas certain que le leadership américain à l'avenir inversera complètement le cours des choses. Si un autre président républicain est élu, ira-t-il à l'encontre des mesures historiques prises par le président Trump ?

Ce n'est pas clair. Les démocrates n'ont pas été particulièrement favorables au libre-échange ces dernières années. On pourrait donc voir, dans les deux cas, des mesures telles que les droits de douane perdurer.

Je dirais que l'atteinte à la réputation des États-Unis a été considérable. Ces choses ne s'inversent pas à court terme. Beaucoup du pouvoir d’influence a été perdu. De même, il existait un ordre fondé sur des règles.

Aujourd'hui, c'est un ordre fondé sur la puissance. Il faut généralement plusieurs générations pour construire ces choses. Elles ne sont pas faciles à restaurer. Et donc, cela est probablement perdu à jamais. Les grands pays puissants peuvent faire valoir leur poids et s'en tirer à bon compte. Nous le voyons assez régulièrement dans le monde entier.

Et puis le reste du monde s'est réveillé en sursaut pour se rendre compte qu'il était resté endormi, qu'il avait trop compté sur les États-Unis et qu'il était vulnérable à certaines de ces expositions.

Et ils ne retomberont probablement pas en sommeil de sitôt.

De même, certains des changements que nous observons dans le monde, comme l'anti-immigration et l'anti-libre-échange, que l’on pourrait qualifier de populisme. Celui-ci est certainement visible aux États-Unis, mais il ne se limite pas à ce pays. Nous voyons en particulier le populisme d'extrême droite gagner du terrain dans une grande partie de l'Europe et ailleurs.

Il ne s'agit pas seulement d'une histoire américaine, et donc cela ne dépend pas uniquement du cycle présidentiel américain. Cela ne veut pas dire pour autant que tout ce qui s'est passé jusqu'à présent va se poursuivre indéfiniment. Nous pensons qu'il est possible que la situation s'atténue avec le temps, mais ce sera un processus lent et incomplet. Beaucoup de tout cela pourrait perdurer bien au-delà de quelques années.

Une diapositive sur le Canada, puis quelques autres sur les marchés, et ensuite je vous laisse partir.

Un signe prometteur : les entreprises canadiennes sont de moins en moins inquiètes. Pour le Canada, il faut souligner que même si l'économie n'a pas été très florissante, les entreprises canadiennes sont de moins en moins inquiètes. Il y a un an, elles étaient en proie à la panique totale lorsque des droits de douane élevés étaient annoncés.

Même si les négociations commerciales de l'ACEUM ne sont toujours pas résolues, nous avons constaté que la confiance des petites entreprises s'est vraiment rétablie et a même atteint des niveaux carrément optimistes. Il faut dire que nous avons vu une certaine déréglementation, des réductions d'impôts et des mesures de relance monétaire. Nous espérons également une légère augmentation de la productivité.

Cette combinaison semble donc mettre les petites entreprises en confiance. Nous ne prévoyons pas de miracles pour 2026. Mais nous pensons qu'il y a de la place, en particulier au second semestre, pour une certaine accélération économique, même si nous ne dépassons pas le consensus, comme je l'ai mentionné dans le tableau précédent.

Très bien. Quelques réflexions rapides sur le marché.

Les actions ne sont pas particulièrement bon marché. Cela n'a rien à voir avec ce qui se passe aujourd'hui par rapport à hier, mais simplement pour souligner la tension inhérente à la situation. En ce qui concerne les valorisations boursières mondiales, le fait que la ligne bleu foncé soit au-dessus de zéro indique que les valorisations boursières sont en moyenne plus élevées que la normale. Les ratios cours/bénéfice sont supérieurs à leur norme historique. Cela rend l'investissement en actions un peu plus difficile.

Je tiens toutefois à souligner que même si la ligne dorée annonce quelque chose de moins attractif, en dehors des États-Unis, les valorisations boursières restent en moyenne bon marché. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons procédé à certains changements en termes d'allocation, en nous éloignant un peu des États-Unis pour nous tourner vers d'autres marchés. Mais dans l'ensemble, on ne peut pas dire que les valorisations soient particulièrement attrayantes si l'on examine uniquement les États-Unis, mais elles ne sont pas non plus aussi élevées qu'elles le semblent.

Les résultats sont plutôt favorables. Les résultats sont toutefois très positifs et constituent le principal moteur de l'optimisme des marchés boursiers. Quel que soit le marché que vous examinez, vous constatez que les résultats boursiers ont augmenté de manière assez satisfaisante.

Vous ne pouvez pas le voir ici, mais je sais que les prévisions de bénéfices pour l'année prochaine sont également très bonnes. Nous observons presque partout une croissance à deux chiffres des bénéfices (supérieure à 10 %), ce qui est très positif. Il semble que ces prévisions puissent être largement atteintes. C'est donc votre meilleur argument pour expliquer pourquoi le marché boursier peut continuer à progresser malgré des valorisations que l'on pourrait qualifier d'imparfaites.

La combinaison de baisses de taux et de croissance économique est généralement positive pour les marchés. Au risque de vous confondre encore plus, une autre façon d'envisager les perspectives d'investissement pourrait se faire sous l’angle des régimes d'investissement ou économiques. Ainsi, si un régime économique n’est pas en récession, il devrait être en expansion.

C'est l'un des éléments de cette matrice. L'autre élément est de savoir s'il s'agit d'un cycle de baisse des taux ou de hausse des taux, c'est-à-dire un assouplissement plutôt qu'un resserrement. Cela vous amène dans le coin supérieur gauche ici. Historiquement, ce quadrant, qui utilise les données américaines, a été le plus favorable. Vous avez généralement enregistré des gains boursiers solides. Vous avez également très souvent enregistré des gains assez décents sur le marché obligataire.

Un portefeuille classique composé à 60 % d'actions et à 40 % d'obligations a très bien fonctionné dans ce type de scénario. Bien sûr, il n'est pas nécessaire de se trouver dans ce scénario précis pour obtenir de bons résultats lorsque l'économie est en expansion. Les actions se comportent généralement assez bien, même en cas de resserrement monétaire ou de récession. Mais avec une baisse des taux, les obligations se comportent généralement bien. Je veux dire par là qu'il faut éviter à tout prix une hausse des taux d'intérêt combinée à une récession, ce qui n'arrive que très rarement.

Le quadrant inférieur droit est celui où vous ne souhaitez pas vous trouver. Je ne pense pas que quiconque se demande vraiment si nous allons nous retrouver dans cette situation. Mais la période que nous traversons actuellement est en fait une période plutôt favorable d'un point de vue historique. Il ne faut pas surestimer les perspectives d'avenir, et il est juste de dire que nous nous approchons peut-être de la fin du cycle d'assouplissement, ce qui pourrait attirer davantage l'attention sur le quadrant inférieur gauche. Néanmoins, la période que nous traversons est plutôt favorable d'un point de vue historique.

D'une manière générale, nous sommes satisfaits d'avoir investi pour cette raison. Bon, je vais m'arrêter là. Comme toujours, je vous remercie beaucoup pour votre temps. Si vous avez trouvé cela intéressant, n'hésitez pas à nous suivre en ligne. Notre site web rbcgam.com/insights contient toutes sortes d'informations provenant de moi-même et d'autres personnes. N'hésitez pas à consulter également notre page LinkedIn.

Vous y trouverez toutes sortes de recherches. Vous pouvez également scanner ce code QR. Je vous remercie encore une fois de m'avoir écouté. Je vous souhaite bonne chance dans vos placements. N'hésitez pas à revenir nous écouter le mois prochain.

 

 

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Date de publication : 03 mars 2026

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