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Par  Eric Lascelles 31 juillet 2019

Sommaire

Parmi les nombreux problèmes macroéconomiques qui hantent la conjoncture actuelle, on remarque particulièrement les poussées du protectionnisme. La révision des relations commerciales entre les États-Unis et les autres pays constituait un élément central du programme électoral du président Trump il y a plusieurs années, et ce dernier a depuis tenu sa promesse.

Le tout récent numéro de Repères économiques relate l’histoire complète du protectionnisme, en commençant par l’ère de la mondialisation, que le protectionnisme a contribué à étouffer. Il explique pourquoi l’opinion publique et politique a délaissé le libre-échange. Il décrit aussi le fonctionnement du protectionnisme, montre de quelle manière le protectionnisme perturbe la croissance économique et présente l’avenir le plus probable pour le commerce et les tarifs douaniers à partir de maintenant.

Ce sommaire rend compte de certains points saillants du rapport intégral.

Avant le protectionnisme, l’ère de la mondialisation

Le commerce international a largement dépassé la croissance économique mondiale au cours des 50 dernières années. Il est passé d’à peine 11 % du PIB dans les années 1960 à près du tiers aujourd’hui. Cette montée témoignait de la mondialisation, c’est-à-dire l’intégration grandissante des nations en un seul marché mondial où le mouvement des biens, des services, de l’argent et des personnes entre les pays était presque aussi facile que la circulation à l’intérieur des frontières nationales.

Cette tendance s’est toutefois inversée récemment. Le protectionnisme se révèle désormais une force dominante sur la scène économique mondiale, guidé en grande partie par les actions et les politiques des États-Unis.

Le rythme d’expansion du commerce a décru par rapport au sommet atteint avant la crise

Le rythme d’expansion du commerce a décru par rapport au sommet atteint avant la crise

Nota : En date de 2018. La part du commerce international est établie d’après les exportations de biens et de services. Sources : Banque mondiale, Haver Analytics, RBC GMA

La montée du protectionnisme aux États-Unis

Sous la présidence de M. Trump, le protectionnisme américain a largement ciblé le Mexique, la Chine, l’Allemagne et le Japon. Ces pays ont les excédents commerciaux les plus importants avec les États-Unis. En fait, la Chine est étonnamment responsable de 61 % du déficit commercial des États-Unis, ce qui en fait une cible plus importante que tous les autres pays réunis. C’est pourquoi les mesures commerciales prises par les États-Unis ont visé et continueront de viser principalement la Chine.

Les trois autres pays suivent loin derrière :

  • le Mexique, avec 12 % du déficit commercial américain ;
  • l’Allemagne, avec 12 % également ;
  • le Japon, qui représente 10 % de ce déficit.

Fait intéressant, le Canada est absent de la liste puisqu’il ne contribue pas au déficit commercial des États-Unis. Il a plutôt été pris au piège parce qu’il est signataire du même accord commercial que le Mexique, soit l’ALENA.

La Chine est le pays avec lequel les États-Unis affichent leur déficit commercial le plus élevé

La Chine est le pays avec lequel les États-Unis affichent leur déficit commercial le plus élevé

Source : Census Bureau, Haver Analytics, RBC GMA

Comment les tarifs douaniers causent-ils des dommages économiques?

L’imposition de tarifs douaniers aux importations produit des effets tant positifs que négatifs. Un tarif douanier est essentiellement une taxe imposée aux étrangers ; ainsi, du moins au départ, ce tarif fait augmenter les recettes de l’État qui l’impose sans appauvrir les ménages ou les entreprises du pays en question. De plus, ces entreprises récupèrent une plus grande part de la production en raison de la mise à l’écart des étrangers et peuvent, pour la même raison, augmenter le prix des produits qu’elles vendent.

Les aspects négatifs estompent toutefois facilement cette lueur d’espoir. Le principal désavantage du protectionnisme est une hausse du prix des biens. Pourquoi ? La réponse est en deux volets :

  • Les produits étrangers deviennent plus coûteux en raison de l’imposition des tarifs douaniers.
  • De plus, les producteurs nationaux haussent souvent leurs prix du fait d’une concurrence moindre. Et si des producteurs augmentent la production d’un nouveau produit pour combler un vide sur le marché, ils doivent assumer les coûts reliés.

Parmi les autres inconvénients économiques associés au protectionnisme figurent les suivants :

  • Moins de choix : Les produits venant de l’étranger diminuent.
  • Moins de spécialisation : Étant donné que les entreprises nationales s’efforcent de combler le vide laissé par les produits des entreprises étrangères, elles sont moins en mesure de se spécialiser dans ce qu’elles font le mieux, ce qui nuit à la productivité.
  • Devise plus forte pour le pays qui impose des tarifs douaniers : le taux de change reflète l’avantage concurrentiel perçu d’un pays par rapport à un autre.
  • Dommages aux chaînes logistiques mondiales les tarifs douaniers ont une incidence sur les partenaires commerciaux au-delà des frontières.

Peut-on réellement observer les dommages infligés à l’heure actuelle ? On peut répondre « oui ».

  • Le taux de croissance du commerce international ralentit. Les tarifs douaniers jettent du sable dans l’engrenage du commerce.
  • Le coût des articles visés par les tarifs douaniers a augmenté beaucoup plus que celui des autres biens. Par exemple, le coût des laveuses et des sécheuses aux États-Unis a augmenté de 9,2 % depuis la fin de 2017, comparativement à une diminution de 0,2 % du prix de l’ensemble des biens de consommation. Les coûts de l’acier et de l’aluminium ont augmenté bien plus rapidement que la normale.
  • L’indicateur avancé du secteur manufacturier des États-Unis s’est replié plus fortement que d’autres indices. Ce secteur est très axé sur les échanges commerciaux.

Opposition récente des indices des directeurs d’achats des industries manufacturière et non manufacturière des États-Unis

Opposition récente des indices des directeurs d’achats des industries manufacturière et non manufacturière des États-Unis

Nota : En date de juin 2019. Sources : ISM, Haver Analytics, RBC GMA

Les répercussions de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine

En résumé, l’économie de la Chine devrait pâtir davantage que les États-Unis des différends commerciaux persistants, même si l’on présume qu’elle imposera de son côté des tarifs assez similaires. Selon les estimations les plus probables, les dommages économiques devraient s’établir comme suit :

  • de 0,3 % à 0,6 % du PIB pour les États-Unis ;
  • de 0,4 % à 0,8 % du PIB pour la Chine.

Pourquoi la Chine est-elle plus vulnérable ?

  • La Chine vend davantage aux États-Unis que les États-Unis ne vendent à la Chine.
  • Les restrictions sur les exportations technologiques heurteront plus fortement la Chine que les États-Unis.
  • Les États-Unis continuent d’exercer un bien plus grand contrôle sur le système financier mondial que la Chine.

Comme nous l’indiquons dans le rapport complet, les dégâts causés au PIB ne suffiraient pas à eux seuls à plonger les États-Unis ou la Chine en récession. De plus, il ne faut pas oublier que les répercussions sont réparties sur plusieurs années plutôt que de se faire sentir d’un seul coup.

États-Unis contre Chine : La Chine est plus vulnérable

États-Unis contre Chine : La Chine est plus vulnérable

Source : RBC GMA

Ce que l’avenir nous réserve

Il est rare que le protectionnisme provoque à lui seul une récession. Il faut généralement une combinaison de plusieurs facteurs. Cette parfaite tempête pourrait néanmoins arriver, compte tenu de la coexistence de tensions soulevées par le cycle économique et le conflit géopolitique avec l’Iran, mais cela serait tout de même inattendu.

Les vents alizés et les guerres commerciales peuvent changer de cap au fil du temps. Les tarifs et les barrières commerciales ne devraient pas, pour la plupart, être permanents. Ils feront sans doute partie du paysage pendant plusieurs trimestres encore, voire plusieurs années, mais pas vraiment plus que cela. Les États-Unis utilisent surtout ces actions comme moyens de pression pour atteindre d’autres objectifs commerciaux :

  • sceller la nouvelle version de l’ALÉNA ;
  • négocier de nouvelles ententes commerciales avec l’Europe et le Japon ;
  • restructurer leurs relations avec la Chine.

La plupart des pays acquiescent d’ailleurs aux demandes des États-Unis, même à contrecœur. Le « facteur x » est la Chine, qui est une superpuissance économique à part entière et à qui l’on demande de modifier le fondement même de son modèle économique. Contrairement aux autres pays, il est moins certain que la Chine pliera l’échine, il y a donc une possibilité qu’une partie des tarifs perdurent dans le temps.

L’ascension de la Chine marque maintenant le retour à une ère plus multipolaire. On peut en définitive se demander si elle ne finira pas par dépasser les États-Unis à tous les égards. La réponse à cette question dépend en grande partie de la cadence avec laquelle la productivité chinoise converge vers les niveaux où elle se situe aux États-Unis.

Or, sous le seul angle de la démographie, la réponse est « probablement non » : les perspectives de la Chine semblent en fait assez modestes. Résultat : la Chine conservera une bonne longueur d’avance sur le plan démographique, mais d’une ampleur nettement moindre qu’aujourd’hui.

China us trade

Source: RBC GMA

China us trade mobile

Il semble que les différends entre les États-Unis et la Chine ne se régleront pas avant des années, peut-être même des décennies. Or, peu importe comment se déroulera la course entre ces superpuissances, deux choses sont probables :

  1. L’ère multipolaire devrait persister longtemps.
  2. Les États-Unis pourraient connaître un second souffle au cours du prochain siècle.

Pour une analyse économique plus complète, lisez l’intégralité du rapport Repères économiques dès maintenant.

Déclarations
Ce rapport a été fourni par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. (RBC GMA) à titre informatif seulement et ne peut être reproduit, distribué ou publié sans le consentement écrit de RBC GMA. Au Canada, ce rapport est fourni par RBC GMA (dont Phillips, Hager & North gestion de placements). Aux États-Unis, ce rapport est fourni par RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., un conseiller en placement agréé par le gouvernement fédéral. En Europe, ce rapport est fourni par RBC Global Asset Management (UK) Limited, qui est agréée et régie par la Financial Conduct Authority du Royaume-Uni. En Asie, ce document est fourni par RBC Global Asset Management (Asia) Limited, qui est inscrite auprès de la Securities and Futures Commission (SFC) de Hong Kong.

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Ce rapport n’a pas été revu par une autorité en valeurs mobilières ou toute autre autorité de réglementation et n’est inscrit auprès d’aucune d’entre elles. Il peut, selon le cas, être distribué par les entités susmentionnées dans leur territoire respectif. Vous trouverez des précisions sur RBC GMA à www.rbcgam.com.

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